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 UNICEF  - PARTAGES ET COLLECTES - LIONS CLUB INTERNATIONAL


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LE LIONS CLUB DE VAUREAL HAUTIL SERA PRESENT AU SALON DES ASSOCIATIONS ; CELUI-CI

TIENDRA AU GYMNASE DES TOUPETS A VAUREAL

LE 10 SEPTEMBRE 2016

 

C'EST AVEC PLAISIR QUE NOUS VOUS Y ACCUEILLERONS.


Lions Club International


 Lions Club International, depuis sa création en 1917 aux Etats-Unis,

 rassemble, dans le monde entier, des hommes et des femmes animés par une même  volonté de servir et de participer à des actions d’intérêt général   dans un esprit d’humanisme.
 En France, le Lions Club représente 1 230 Clubs et réunit près de 28 000 membres qui, chaque année, organisent 5 000 manifestations et collectent   des dons intégralement reversés à des actions d’intérêt général ou citoyennes, pour aider la communauté, ou soutenir de grandes causes nationales ou  internationales.
A propos de l’AFM-Téléthon – www.afm-telethon.fr
L’AFM-Téléthon est une association de malades et parents de malades engagés dans le combat contre la maladie. Grâce aux dons du Téléthon

 (89,3 millions d’euros en 2013), elle est devenue un acteur majeur de la recherche biomédicale pour les maladies rares en France et dans le monde.

Elle soutient aujourd’hui des essais cliniques concernant des maladies génétiques de la vue du sang, du cerveau, du système immunitaire, du muscle…

A travers son laboratoire, c’est également une association atypique en capacité de concevoir, produire et tester ses propres médicaments de thérapie innovante.
Contact presse Mondial Relay : Oxygen - Fanny GAUTHIER – fanny@oxygen-rp.com - 03 66 72 41 39
Contact presse Screlec : Brigitte LEGEAY-COSTES – brigitte.legeaycostes@gmail.com - 06 86 40 52 90


 

HOMME DE COULEUR
 

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

Léopold SEDAR SENGHOR 

 


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 Les différences ne doivent pas nous séparer mais nous permettre de progresser. L'apport des autres cultures est vitale pour notre évolution. De nombreux exemples nous montrent que sans cette ouverture aux  autres civilisations notre culture ne serait pas celle que nous connaissons.

 


A FORCE DE SE REGARDER LE NOMBRIL ON FINIT PAR PERDRE LE SENS DES REALITES LES PRETENTIEUX NE VOIENT QU'EUX EN OUBLIANT QUE SANS LES AUTRES ON EST RIEN OU PAS GRAND CHOSE.

 


Comment la peau blanche est venue aux Européens il y a 8 000 ans

Par Claire Arsenault

Joyeux mélange de peau métissée, noire et blanche. Getty Images/Image Source

Apparu sur Terre il y a plus de 2 millions d’années, l’hominidé des origines avait la peau plutôt foncée et… couverte de poils. Localisé en Afrique de l’Est ou en Afrique du Sud, notre ancêtre australopithèque est remonté au fil des migrations vers le Nord. A climat différent, peau différente. C’est ainsi qu’il y a environ huit millénaires, les premiers « Européens » à la peau blanche seraient apparus.

Les premiers groupes humains qui se sont installés en Europe, il y a quarante mille ans, avaient la peau foncée. Une caractéristique qu’ils conserveront plusieurs dizaines de milliers d’années, rappelle Science Magazine, qui cite de récents travaux présentés fin mars lors du congrès annuel des anthropologues américains. Ceux-ci viennent ainsi de démontrer que les habitants du continent européen avaient toujours la peau pigmentée il y a 8 500 ans.

Deux gènes impliqués

Pour le démontrer, étant donné que la peau ne se « fossilise » pas, les chercheurs ont étudié et comparé les génomes de 83 squelettes découverts sur différents sites archéologiques européens (Espagne, Luxembourg, Hongrie). Ce sont les mêmes scientifiques qui avaient révélé en février dernier que les Européens modernes descendaient pour la plupart de trois populations du Néolithique. Des chasseurs-cueilleurs arrivés depuis le Paléolithique, des fermiers venus du Proche-Orient il y a 7 800 ans et des éleveurs de troupeaux, les Yamnaya.

Ces derniers, les Yamnaya, sont arrivés depuis les steppes situées au nord de la mer Noire : les chercheurs pensent d‘ailleurs que ce sont eux qui pourraient avoir introduit les langues indo-européennes en Europe. Selon l’étude présentée lors du Congrès des anthropologues, cette population serait arrivée il y a environ 4 500 ans. Ensuite, c’est le mélange entre les trois groupes dispersés au nord de l’Europe qui est à l’origine de l’éclaircissement de la peau. Une simple question de sélection génétique a présidé à cette modification.

Vivant dorénavant dans une région faiblement ensoleillée par rapport à l’Afrique originelle, la production de mélanine de ces individus s’est modifiée de façon à favoriser la synthèse de la vitamine D. Cette mutation qui favorise la dépigmentation de la peau a été identifiée par les scientifiques en comparent les génomes des 83 squelettes entre eux et avec ceux d’un millier d’Européens contemporains. Ils ont ainsi pu observer qu’elle ne concernait que deux gènes ; le SLC24A5 et le SLC45A2 dont l’absence est associée à une teinte claire de la peau.

Yeux, peau et cheveux

Cette sélection se serait produite il y a environ 8 000 ans ce qui est relativement récent à l’échelle de l’histoire d’Homo Sapiens. Les mêmes chercheurs ont également isolé sur des restes humains (datant de 7 700 ans) trouvés au sud de la Suède les deux variants de la peau claire, mais aussi un troisième gène modifié, le HERC2/OCA2 qui signe les yeux bleus et pourrait être associé à la peau blanche et aux cheveux blonds.

D’autres caractéristiques génétiques ont été trouvées comme celles issues d’interactions complexes favorisant la haute taille, cela dans le nord et le centre de l’Europe. Les premières traces datant de 8 000 ans se sont vues nettement multipliées à partir de 4 800 ans, une période coïncidant avec l’arrivée des Yamnaya. Les travaux présentés lors du Congrès ont par ailleurs montré que ces nouveaux caractères génétiques se sont répandus en Europe bien plus rapidement que ce que les recherches antérieures laissaient supposer.
 

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L’Egypte Antique, pionnière du végétarisme

Publié le 3 septembre 20153 septembre 2015

Parfois perçu comme un comportement marginal, le régime végétarien trace petit à petit son chemin en Occident. Pourtant, le végétarisme n’est pas nouveau et a été adopté par de nombreux personnages célèbres. D’où cette nouvelle série consacrée aux civilisations et héros qui furent végétariens. On commence en traversant la Méditerranée et en remontant le temps de 5000 ans. Rencontre avec les mystérieux Egyptiens.

L’Egypte Antique est la seule civilisation connue à avoir vécu aussi longtemps dans l’Histoire de l’humanité. 3000 ans durant lesquels deux bonnes centaines de pharaons se sont succédés sur le trône en lançant les constructions des célèbres pyramides. Très cultivée et ingénieuse, l’Egypte Antique doit en partie son succès à ses facilités d’adaptation dans la vallée du Nil, avec des prévisions très justes des périodes d’inondations du fleuve et des périodes de sécheresse ; et en mettant ainsi en place un système d’irrigation qui permettait aux cultures de s’épanouir. Les Grecs eux-mêmes jalousaient les bons rendements des Egyptiens, dont les récoltes semblaient jaillir de la terre sans difficulté.

plus aride et les historiens pensaient logiquement que les Egyptiens se rapprochaient du Nil pour pêcher… Que nenni ! Les scientifiques du Laboratoire de Géologie de Lyon ont découvert l’année dernière que les Egyptiens ne consommaient du poisson que très rarement, voire jamais. Cette trouvaille est le résultat d’une « analyse isotopique1 des tissus mous et minéralisés des momies égyptiennes humaines et animales » ; une analyse qui permet de connaître les proportions consommées de certaines catégories d’aliments.

C’est ainsi que nous sommes également sûrs qu’ils mangeaient uniquement du blé et de l’orge, alors que les populations voisines cultivaient le millet et le sorgho. Mais c’est surtout grâce aux cheveux que les scientifiques peuvent affirmer que le régime des Egyptiens était végétarien, parce que leurs rapports isotopiques ressemblent à ceux des cheveux des végétariens d’aujourd’hui, et non à ceux des omnivores.

Le régime végétarien est resté bien après l’apogée de l’Egypte Antique

C’est également aux Egyptiens que l’on doit la construction des premiers navires connus, le développement de la médecine et des mathématiques. Mais le règne de l’empire prit fin en l’an 30 avant JC, lorsque le neveu de César (dont nous évoquerons le nom dans notre prochain portrait), fit disparaître le fils de Cléopâtre, dernier descendant au titre de Pharaon…

 


 

LE TERRORISME N'A PAS DE RELIGION

Les acteurs s'abritent derrière  un Livre Sacré pour accomplir les crimes les plus odieux - le viol, le meurtre des enfants, etc. - De quel droit ont-ils l'autorisation de tuer ceux qui pensent de façon différente. Les extrémistes qu'ils soient  religieux ou politiques marchent sur les pas du terrorisme. Vivre ensemble c'est accépter les différences celles-ci font grandir.

On ne tue pas parce qu'on on a offencé le Prophète ou  si c'est normal il est  logique que l'on supprime tous ceux qui nous offencent par leur comportement ou par leurs paroles. Je suis offencé lorsque j'entends : " N T M" ce manque de respect me fait mal, dois-je pour autant occire ceux qui utilisent ces mots orduriers ? Si chacun de nous se croit un justicier élu alors demain ce sera l'époque des débordements , le retour des milices, les dénonciations et les purges. Ce n'est pas ce que nous voulons. Les gens qui sont endictronés ont perdu le sens de la raison. Chacun de nous à de bonnes raisons pour gravir les marches de la violence mais nous ne tombons pas dans ces actes qui tuent des innocents.

On leur promet le Paradis, on donne des carottes aux ânes pour les faire avancer, parce qu'ils sont simples d'esprit et qu'ils ont cru  un mentor menteur ils se sont sentis les justiciers  d'une justice dite divine. Il faut éduquer pour éviter que se perpetue ces tueries.


 

 

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Top 6 des trucs horribles qu’on mange sans le savoir, les pires secrets de la

bouffe industrielle

(miam)

 

Et si l'ami Jojo Bové avait raison (à part pour les fringues évidemment) ? Et si c'était vrai qu'on bouffe "que de la merde" et que le moindre aliment entouré de plastique est artificiellement conservé avec des saloperies, non seulement chimiques, mais provenant des parties les plus dégueulasses

des animaux les plus dégueulasses (oui à ce point). D'après ce qu'on a pu en lire, c'est un peu vrai, et on a presque envie de se mettre aux pommes vertes. Parce que souvent on mange...

  1. De la glande anale de castor
    Et on ne parle pas de cette soirée arrosée où vous avez joué à action ou vérité et que vous ne vouliez pas passer pour "un mec qu'est pas cap", mais bien d'un additif bien crado qu'on retrouve dans les sucreries. La prochaine fois que vous mangez un bonbon, pensez au scientifique qui a broyé une glande anale de castor pour en extraire une huile odorante afin d'en badigeonner votre sucrerie, vous verrez, c'est plus efficace qu'un régime. Si vous voulez repérer les aliments qui en contiennent, cherchez "castoréum" -c'est écrit en petit-petit sur l'étiquette (en même temps ils n'allaient pas mettre huile de fion de castor... ça aurait fait un peu brut).

 

  1. Des insectes
    Les Mnm's rouges sont vos préférés ? Vous adorez Timon et Pumbaa ? Rendez-vous à l'évidence mon vieux vous raffolez des insectes, ou en tout cas de l'acide carminique E120. Présent dans les sucreries type Malabar et M&M's, cette petite saloperie provient en fait de cochenilles et d'autres petites bestioles. Pour faire simple, il n'est pas rare qu'on mange de la bouillie d'insectes. Vraiment peu rare d'ailleurs, puisqu'on en retrouve aussi dans certains yaourts, les chips, la charcuterie, le tarama, et même... le dentifrice. Oui, même quand on essaie de faire un truc sain, on se fait avoir: si ça c'est pas vicieux...

 

  1. Du poil de porc ou de canard. Voire du cheveux
    "Cystéine" dit comme ça le mot est plutôt joli, on aurait tort de s'en méfier. Et pourtant si vous le voyez sur une étiquette de pain ou de bagel ou d'un aliment du genre, vous aurez vite fait envie de recracher ce que vous avez dans la bouche. Car la cystéine est un acide aminé obtenu à partir de poils d'animaux ou de cheveux. Vous vouliez du pain qui ne durcit pas au bout d'un jour ET ne pas bouffer de poils... Restez sérieux on ne peut pas tout avoir dans la vie.

 

  1. Du bois...
    En minuscule fragments certes mais du bois quand même. La "cellulose" est utilisée pour donner aux aliments un aspect plus crémeux. Donc si un yaourt onctueux, c'est un yaourt qui envoie du bois... en vrai. On en trouve aussi dans le gruyère puisqu'il sert à ce que les bouts de fromages ne s'agglutinent pas entre eux. Un problème capital donc.

 

  1. Du sable
    Le sable est utilisé dans les plats industriels, sous l’appellation "dioxyde de silicium". Comme pour le bois, il a une action "antiagglomérat", c'est-à-dire qu'il empêche les plats d'être tout collés. Cet additif est notamment très utilisé dans les chili con carne vendus en boite. On se demande pourquoi ils se donnent  tout ce mal. Quand on achète du chili en boite c'est juste que c'est la fin du mois, pas qu'on a super envie d'en manger et qu'on risque d'être déçu s'il est tout collé. Il faut leur dire aux mecs : "on le mange parce qu'on a rien d'autre, donc allez y mollo sur le sable".

 

  1. Des "flavor pack" (oui nous non plus on savait pas ce que c'était mais c'est expliqué en dessous)
    Les jus de fruits vendus comme 100% naturels proviennent la plupart du temps de fruits vieux d'une bonne année qu'on laissé dans des cuves sans air afin qu'ils soient conservés. Le problème étant qu'au bout d'un an, ils ont plus le goût de vieux slips que de fruits, et c'est là qu'on vient y ajouter des petits additifs appelés "flavor pack". Ces "flavor pack" sont en fait produit par les laboratoires qui fabriquent artificiellement les parfums et ne sont pas considérés comme des "ingrédients"... Et donc on ne prend pas la peine de le préciser et de les faire apparaître sur la boite. Vous vous êtes déjà demandé comment un produit entièrement constitué de fruits frais pouvait toujours avoir le même goût ? Ben voilà, maintenant vous savez. 

 

  1. Bonus : Pas de crabe (du tout)
    "Miam miam le bon poisson, c'est important les protéines, pour devenir comme papa !". Vous mangerez beaucoup de choses en ingérant du surimi, mais ne pensez pas manger du crabe. Le mot "surimi" provient du japonais et signifie "poisson haché". Ce qui décrit bien le produit : des chutes de poisson (n'importe lequel) reconstituées et du colorant orange. Ni plus, ni moins. Alors oui, ça passe avec de la mayonnaise, mais on devrait plutôt appeler ça du pudding.

 


 

Une « université » pour les Makers

Le 1 octobre 2014 à 10:27 par Yves Leers · 

C’est une première en France : les « Makers » (*), qui ne sont plus seulement des ‘bidouilleurs connectés’, viennent de lancer leur  « Université des Makers » qui sera installée dans l’espace collaboratif et solidaire « ICI Montreuil » dans la ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L’idée de créer un tel lieu de formation répond à un double constat : celui d’un besoin en accompagnement doublé d’un vide en termes de formation, comme l’explique Nicolas Bard, co-fondateur d’ICI Montreuil. « Contrairement à d’autres lieux 100% numériques, ICI Montreuil est décloisonné, ajoute-t-il. Les 56 savoir-faire représentés se répartissent de façon équilibrée entre savoir-faire numériques, artisanaux et artistiques. Cette approche permet à chacun de trouver au sein-même de notre communauté l’ensemble des ressources nécessaires pour mener à bien son projet. »

Un programme de 60 formations, stages, cours et ateliers a été conçu autour des métiers du numérique, de l’artisanat et de l’artistique avec un credo : innover, apprendre et transmettre par le « faire ». Dispensées par une communauté de 165 ‘entrepreneurs de la création’, ces formations sont destinées aux entreprises, aux entrepreneurs ou aux particuliers qui souhaitent développer « une activité nécessitant un savoir-faire artistique, artisanal ou numérique dans un environnement innovant et créatif ». Les formations sont classées en 4 catégories : business des entreprises créatives, techniques artisanales, artistiques & technologiques, formations aux nouveaux métiers de la fabrication numérique, ateliers de créativité.

Enfin, l’université des Makers doit permettre de renforcer les passerelles avec les universités et grandes écoles pour proposer des formations longues et diplômantes aux métiers de demain.

ICI Montreuil a ouvert début 2013 dans une ancienne usine de matériel électrique sur 1700 m2, fédérant une communauté de 165 artistes, artisans, entrepreneurs et startups créatives de l’Est parisien.

(*) Apparu en 2012 en France, le mouvement des Makers combine start-up innovantes, bricoleurs, bidouilleurs et entrepreneurs créatifs. Le Maker s’appuie sur les ressources de la technologie numérique pour concevoir des objets alliant design et utilité.

Lire aussi sur  Néoplanète : Les Makers veulent refaire le monde  Yves Leers

 


 

Biodiversité, urbanisation, agriculture : et s’il fallait choisir ?

Accaparées et menacées d’épuisement, les terres sont devenues un enjeu mondial. Les 13 et 14 octobre prochains, l’Institut régional du développement durable de Basse-Normandie organise des rencontres nationales autour de la protection et de l’utilisation des sols.

Retourné, cultivé, acheté, bitumé, piétiné, pollué et épuisé même parfois… le sol est là, chaque jour sous nos pieds, et il est à la base de nombreuses fonctions. Mais que savons-nous exactement des sols ? Dans quel état sont-ils aujourd’hui ? A quels conflits d’usage sont-ils sujets ? De quels outils de gestion et d’aide à la décision disposons-nous pour en préserver les « fonctions » et accompagner un développement durable des territoires ?

Afin d’amener des éléments de réponse à ces questionnements, l’Institut régional du développement durable (IRD2) de Basse-Normandie a souhaité organiser, en partenariat avec plus de 20 structures régionales, les 13 et 14 octobre prochains, des rencontres nationales intitulées : « Sol contre tous ? Agriculture, urbanisation, biodiversité, … et s’il fallait choisir ? »

Ce temps fort permettra aux acteurs économiques, techniques, scientifiques et politiques qui travaillent chaque jour sur l’occupation des sols de définir, grâce à des retours d’expérience variés :

 quels outils de formation, sensibilisation, bases de données existent aujourd’hui qui permettent de comprendre et caractériser l’ensemble des services rendus par le sol (support d’urbanisation, ressource économique (agriculture, matériaux), ressource éco systémique (épuration de l’eau, stockage de GES, ...) ?
 quelles solutions techniques permettent de diminuer les phénomènes de dégradation des sols ? (érosion, contamination, imperméabilisation, tassement, ...)
 quels outils d’aide à la décision sont disponibles pour les élus locaux pour mettre en place une véritable gestion intégrée des sols ?

Ce temps fort constitue la deuxième phase d’un projet de deux ans mené par l’IRD2 sur ces thématiques pour favoriser l’interconnaissance entre les acteurs du sol sur nos territoires. Il a été précédé par une phase de diagnostic au cours de laquelle des acteurs des 32 structures partenaires du projet ont été interviewés pour mieux comprendre les manques constatés localement sur la connaissance et la gestion des sols. La synthèse de ce diagnostic sera présentée lors du temps fort.

Suite à ce temps fort, l’IRD2 prépare une phase d’applications qui s’appuiera sur la synthèse du diagnostic pour accompagner l’émergence d’initiatives régionales allant vers une meilleure gestion de cette ressource non renouvelable qu’est le sol. Outils de sensibilisation, cartographie dynamique des caractéristiques du sol (prix, nature, occupation), cartographie des acteurs du sol et de leurs compétences, groupe de travail sur les évolutions réglementaires nécessaires à une gestion intégrée des sols,… La liste des projets soutenus par l’IRD2 tout au long de l’année 2015 sera définie suite au temps fort au cours duquel tous les participants pourront voter pour le projet qu’ils souhaitent soutenir.

Du 13 au 14 octobre, à l’Université de Caen Basse Normandie.

Le site Internet de l’IRD2

Contact : Sophie Raous/sophie.raous@ird2.org
Tel : 02 31 06 78 68

 


 


 

L'étude santé du jour : des résidus de pesticides retrouvés sur des enfants

ENVIRONNEMENT - Pour alerter sur les multiples expositions aux pesticides classés comme perturbateurs endocriniens auxquels sont confrontés certains enfants, l'association "Générations Futures" a publié une étude dans laquelle elle démontre la présence de ces substances dans des cheveux d'écoliers.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques comme les phtalates, le bisphénol A et aussi les pesticides.

Ils sont partout, même dans des endroits que l'on soupçonne le moins. Les pesticides agricoles ne sont pas uniquement nocifs pour l'environnement, ils le sont aussi pour la santé des hommes, affirme l'association "Générations Futures" dans une récente étude. Appelée "Exppert", cette dernière a mis en évidence la forte exposition d'enfants vivant dans des milieux ruraux à plusieurs pesticides perturbateurs endocriniens. Un cocktail qui, à terme, peut avoir de graves conséquences.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire de nombreux effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants. Le fœtus et le jeune enfant y sont particulièrement vulnérables. On les trouve notamment dans les contenants alimentaires et les produits d'hygiène et de beauté. De nombreux pesticides sont également des perturbateurs endocriniens avérés ou fortement suspectés.

Une vingtaine de résidus différents par enfant

Dans son enquête, l'association s’est intéressée à l’exposition de 29 enfants majoritairement en âge d’être scolarisés (de 3 à 10 ans) vivant dans des zones agricoles. Leurs cheveux ont été prélevés par les parents et envoyés à un laboratoire indépendant. "13 enfants vivent dans des zones de grandes cultures (céréales de type maïs, orge, blé), 13 dans une zone viticole, les autres enfants étant dans des zones maraîchères, arboricoles (pommier et cerisier) ou en ville", précise l'étude.

Ainsi, 30 % des enfants sont scolarisés à moins de 50 mètres d’une zone agricole pulvérisée par les pesticides. Pour les 70 % restant, l’école est située à moins de 1 km de tels lieux. La présence 53 pesticides PE ont été recherchés, bien que l'association précise qu'il n'existe à ce jour aucune classification officielle en Europe. Les résultats montrent que dans les 29 échantillons de cheveux, 624 résidus de pesticides PE ont été retrouvés soit une moyenne de 21.52 résidus par échantillons.

L'UE doit trancher

De plus, 13 substances sur 53 ont été retrouvées dans tous les échantillons, dont certaines interdites d'usage en Europe. "La présence de plus de 21 substances pesticides perturbateurs endocriniens en moyenne dans les cheveux analysés montre bien que dans la réalité nos enfants sont exposés à des cocktails importants de ces substances", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures qui milite pour que la Commission européenne "publie enfin une définition protectrice des PE".

Si l'UE se met d'accord sur la définition de ce que sont les pesticides PE, une telle décision aura comme conséquence le retrait du marché de telles substances. Un objectif qui ne sera pas sans impact en France, car selon l'Union des Industries de la Protection des Plantes le pays reste le premier utilisateur de pesticides en Europe et le 3e au monde. Outre les pesticides, l'association appelle le gouvernement à faire "de l’élimination de tous les PE" un axe majeur de sa politique de santé environnementale.


 

Le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique il y a plus de 3 200 ans a été découvert par des archéologues au Soudan.

 

Des archéologues ont découvert au Soudan le squelette d'un homme ayant souffert d'un cancer métastatique il y a plus de 3 200 ans, le plus ancien jamais trouvé en rapport avec une maladie généralement associée au mode de vie contemporain, selon une étude publiée lundi dans la revue PLOS One. Les restes de cet homme, dont l'âge a été évalué entre 25 et 35 ans, ont été trouvés l'an dernier dans une tombe au Soudan, près du Nil, par une étudiante de l'université anglaise de Durham (nord-est). Un examen des os a révélé que l'homme, issu d'un milieu aisé, souffrait d'un cancer avec métastases, sans qu'il soit possible de déterminer s'il est finalement mort des causes de la maladie.

Il s'agit à ce jour du squelette le plus complet et le plus ancien jamais découvert d'un être humain souffrant d'un cancer de ce type, selon les chercheurs de l'université de Durham et du British Museum qui ont publié leurs résultats dans la revue américaine PLOS One.

Alors que le cancer est aujourd'hui l'une des principales causes de mortalité, il est extrêmement rare d'en trouver la trace lors de découvertes archéologiques, laissant penser que la maladie est "principalement liée au mode de vie contemporain et à l'allongement de l'espérance de vie", expliquent les chercheurs. L'analyse du squelette montre "que la forme des petites lésions sur les os pouvait seulement avoir été causée par un cancer des tissus mous, même si l'origine exacte (de la maladie) est impossible à déterminer à partir des seuls os", a expliqué Michaela Binder, l'archéologue à l'origine de la découverte des restes.

"Comprendre l'histoire du cancer"

Ce squelette "pourrait nous aider à comprendre l'histoire presque inconnue du cancer. Nous avons très peu d'exemples antérieurs au premier millénaire avant Jésus-Christ, a ajouté la chercheuse autrichienne. Nous avons besoin de comprendre l'histoire de la maladie pour mieux comprendre son évolution."

Des examens notamment radiographiques ont permis d'observer des lésions sur les os, avec des métastases sur les clavicules, omoplates, vertèbres, bras, côtes, os des cuisses et le bassin. Les chercheurs ne peuvent que spéculer sur l'origine de ce cancer: les fumées provoquées par les feux de bois, des facteurs génétiques ou une maladie infectieuse causée par des parasites.

Le squelette en question a été découvert sur le site de Amara West, à 750 km au sud de la capitale soudanaise Khartoum.

 


 

Les volailles gavées de bactéries résistantes aux antibiotiques

le Lundi 10 Mars 2014 à 14:54 mis à jour à 18:00

Par Bruno Rougier, Yann Bertrand

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir vient de rendre les résultats, inquiétants, de son enquête menée sur des échantillons de viande fraîche de volaille vendus en grandes surfaces. Les résultats montrent que plus d'un quart des produits testés sont porteurs de bactéries résistantes aux antibiotiques, dont la bactérie Eschérichia coli.

"Alors que l'enjeu sanitaire est reconnu par les plus hautes autorités scientifiques et les pouvoirs publics, les réponses législatives et réglementaires sont, à ce jour, loin d'être à la hauteur", publie sur son site Internet l'association de consommateurs UFC-Que Choisir. Et, force est de constater qu'à la lumière des tests récents menés sur des dizaines d'échantillons de viande de volaille vendus en grandes surfaces, les efforts en matière de santé publique n'empêchent pas la multiplication des dangers pour le consommateur.

L'association a testé en tout 100 morceaux de volailles : 26 d'entre eux, soit plus d'un quart, étaient porteurs "de manière significative" de la bactérie Eschérichia coli, résistante aux antibiotiques, même ceux utilisés pour les pathologies humaines les plus graves. Principalement touchées, les volailles standards et "premier prix", donc élevées en batteries. Les produits bio et Label rouge s'en sortent plutôt mieux.

Détruites à la cuisson

Il faut cependant noter que les bactéries retrouvées au cours de ces tests disparaissent une fois la viande cuite. Ainsi, aucun risque d'être contaminé en mangeant une volaille, même atteinte, cuite. Mais l'homme peut en revanche être contaminé en manipulant ces morceaux de volaille, lors de leur préparation. Il est donc recommandé de se laver les mains après avoir touché un morceau de viande, afon d'éviter de contaminer son entourage.

Dans ses recommandations, l'association UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics à "sacraliser, dans la loi, l'engagement de réduction de 25 % d'utilisation des antibiotiques", comme le prévoit le plan Ecoantibio 2012-2017, mais de manière non contraignante. Elle appelle aussi la Commission européenne à se pencher sans tarder sur "ce problème majeur de santé publique".

 

Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l'UFC-Que Choisir : "On peut contaminer son environnement"  (00:00:4

 


 

La contrefaçon dans notre assiette 

 

[21 février 2014 - 15h39]

Du miel, des truffes et du caviar. Mais aussi de la viande et du poisson. Non, il ne s’agit pas d’un menu de fêtes mais de la liste des aliments ciblés en France par une opération internationale de lutte contre la contrefaçon et la vente de produits alimentaires falsifiés. OPSON III a associé plus de 33 pays dans le monde. Inventaire des résultats français.

Conduite pour la 3e année consécutive par Europol et Interpol, l’opération OPSON III s’est déroulée du 1er au 31 décembre 2013. Objectif, « lutter contre les contrefaçons, les tromperies et les falsifications touchant au domaine alimentaire, tant au niveau de la production, de la transformation que de la distribution », indique la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires française (BNEVP).

Du mauvais miel

En France, les investigations ont tout particulièrement concerné le miel, « une denrée alimentaire pour laquelle le risque de fraudes est significatif », indique la BNEVP. En la matière, « 10 entreprises ont été contrôlées du producteur au revendeur, y compris sur Internet. Au total, 40 prélèvements ont été effectués et de nombreuses infractions ont été constatées », indique le ministère de l’Agriculture. Parmi elles, « du miel faussement étiqueté présentant des tromperies sur la zone de production ou l’espèce florale, des allégations thérapeutiques mensongères, des résidus illicites d’antibiotiques ou encore des miels adultérés par du sirop de glucose ou des miels d’origines inconnues » ont été découverts.

Pour la truffe, « 6 entreprises ont été contrôlées et l’une d’elles poursuivie pénalement pour une tromperie sur l’origine », poursuit-il. Enfin, 10 entreprises qui proposaient à la vente par internet des denrées à un prix largement inférieur au marché. « Une procédure pour tromperie a été établie. »

Viandes et animaux vivants

Mais les contrefaçons dans le domaine alimentaire  ne se limitent pas à ces produits. Ainsi, les services des douanes ont-elles procédé à deux saisies importantes en provenance du Cameroun. L’une concernait « 438 kilos d’abats de porc dépourvus de déclaration en douane et de certificats sanitaires ». L’autre « 42 pots de miel faisant état d’effets thérapeutiques en infraction au code de la santé publique ».

Parmi les denrées illicites découvertes, le ministère de l’Agriculture indique également la saisie de « 55 kilos de viande de tortue et plusieurs dizaines de kilos de civelles (espèces menacées), 10 tonnes de coques et coquilles St-Jacques pêchées au mépris des quotas et tailles minimales exigées, et près de 2 tonnes de poissons et crustacés ». Enfin, « un abattoir clandestin destiné à la restauration chinoise a été démantelé en région parisienne. Les 200 animaux vivants (volailles et lapins) qui y ont été découverts ont été confiés à une fondation. »

Quelles sanctions ?

Toutes ces infractions sont « des délits, passibles de sanctions notamment en application des codes de la consommation (2 ans d’emprisonnement et 37 500 euros d’amende) et de la propriété intellectuelle (3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende). »

« Aucun site Internet proposant des produits alimentaires de contrefaçon n’a été formellement localisé sur le territoire national », note le ministère. Toutefois, « les consommateurs doivent rester vigilants et en particulier se méfier des produits vendus en ligne à des prix très inférieurs à ceux généralement constatés sur le marché », conclut-il.

 

   


 

Les 10 ingrédients les plus dégoûtants cachés dans la nourriture industrielle

 

 

Tous les jours, et sans même en avoir conscience, on avale des substances plus dégoûtantes les unes que les autres, et dont l’origine risque d’en surprendre plus d’un.

1) Des traces d’engrais - dans le pain : cachées sous la douce appellation scientifique d’ammonium sulfate, on peut trouver des traces d’engrais dans les baguettes et pains industriels, notamment ceux de la chaîne de restauration rapide Subway...

2) Des glandes anales de castor - dans les bonbons : les sécrétions de glandes anales de castor, ou castoreum pour les intimes, entrent dans la composition des parfums et eau de cologne, mais aussi des bonbons... Elles réhaussent le goût de framboise des sucreries.

3) De la graisse de boeuf - dans les biscuits. Nombre d’entre vous ne seront pas surpris d’apprendre que certaines marques agrémentent leurs biscuits ou barres chocolatées de graisse de boeuf. On zappe le goûter ?

4) Des insectes écrasés - dans les colorants alimentaires rouges. L’idée de manger des insectes vous répugne? Et bien sachez que vous en avalez déjà une petite dizaine lorsque vous mangez des aliments qui contiennent de “l’acide carminique”. Certains industriels essaient même d'apposer une mention “colorant naturel” sur les produits dont les colorants sont issus d’insectes écrasés. Ça donne envie.

5) Du jus de coccinelle - pour le glaçage des bonbons. On a tous déja goûté aux bonbons de type skittles ou aux paillettes colorées comestibles utilisées pour décorer un gâteau... Leur glaçage solide à effet “laqué” est issu des sécrétions des femelles coccinelles, “gomme-laque” ou “shellac” dans le jargon scientifique.

6) De la laine de brebis - dans les chewing gum. Le lanoline est une substance obtenue à partir de la purification et raffinage du suint, partie grasse de la laine. Elle se cache sous le nom de “gomme base” ou “gum base”. Un repas, un café... Une brosse à dent ?

7) Des cheveux humains et des plumes de canard - dans le pain. La cystine ou la L-cysteine est un acide animé que l’on retrouve notamment dans les cheveux humains et les plumes de canard. Il n’est pas rare de retrouver la mention “L cystéine” sur l’étiquette des produits halal et kasher... Cette substance est aussi présente dans la plupart des pains industriels.

8) Du goudron de houille - colorant pour bonbons roses. Bien que le goudron de houille soit classé 199ème par l’ONU dans la liste des substances dangereuses, les industriels continuent à l’utiliser comme colorant alimentaire, notamment pour les bonbons et autres sucreries auxquels on veut donner une couleur rouge ou rosée.

9) De l’estomac de veau - dans le fromage. Un bon nombre de fromages contiennent de la présure, un coagulant naturel extrait du 4ème estomac de veau. Au Royaume-Uni, les consommateurs sont informés de la présence de présure dans le fromage pour aider les végétariens à choisir en toute connaissance de cause, mais dans le reste du monde, aucune indication n’est donnée à ce sujet. Vous n’avez plus qu’à essayer de deviner!

10) Du sable - dans le chili. Votre chili a un goût de vacances ? Rien d’étonnant, puisque certaines marques utilisent de la silice, autrement dit du sable, comme anti-agglomérant.

Alors, lesquelles de ces substances avez-vous ingérées aujourd’hui ?

Rédaction : Justine Chrisment
Source : Organicjar

 

Remarque : Alors que les industrielles vendent des produits dont la composition est parfois douteuse, le consommateur doit rester vigilant en s'intéressant aux ingrédients qui les composent. Le but de cet article n'est pas de diaboliser certains composants que l'on retrouve dans les produits (qui parfois sont nécessaires), mais bien d'avertir et d'appeler à la réflexion. Arrêtez de vous tromper !
Alors, une seule régle d'or : restez zélé face aux produits que vous achetez, aux promesses faites par le marketing, à l'origine des produits et à leurs réels bienfaits.

 


 

Nuage de tags

Le jus d’orange du petit déj’ : un attrape-couillons

Posté par Alexandre Imbert le 15 janvier 2014

La moyenne des Français boit actuellement 27 litres de jus d’orange par an, 7 fois plus qu’il y a 30 ans – mais si l’on retire les gens résistant au formatage de la pub de la télé, beaucoup doivent en consommer plus de 100 litres par an… Ben, c’est pour les vitamines, voyons !

On se demande d’ailleurs comment nos aïeux arrivaient à survivre sans ces précieuses vitamines, puisque la mode des oranges n’est apparue qu’au début du 20ième siècle ; au départ, il n’existait dans la nature que les oranges amères (les vraies), immangeables, qui ne servaient qu’à décorer les sapins de Noël. Mais la science agricole de l’époque est parvenue à réaliser des hybridations faisant grossir les fruits et enlevant leur amertume (attention : rien à voir avec les OGM). Depuis, il n’est pas un restaurant qui ne vous serve en entrée du petit déjeuner, le merveilleux jus jaune à la tirette, ce petit plus  pour bien démarrer la journée… La croyance crée le placebo !

Sur le plan naturopathique, surtout pour les enfants qui sont maintenant du type phosphorique d’une façon majoritaire – donc avec un terrain acide favorisant l’inflammation, la déminéralisation et l’affaiblissement de l’énergie vitale – le verre de jus d’orange d’entrée le matin est une catastrophe, un véritable poison – mais cela va à l’encontre des allégations du matraquage publicitaire : LE PLEIN DE VITAMINES !  Du moins ce qu’il en reste …

Justement, il est intéressant de piocher le sujet plus en profondeur.

Au départ, savez-vous que le jus d’orange vendu en France provient à 80% du Brésil ? A Itapolis, dans la région agricole de Sao Paulo, réside le plus gros producteur mondial de jus d’orange, la société Coutral, avec plus d’un million de plantations.

Comme dans toutes les monocultures intensives, il s’installe un grand déséquilibre écologique qui amène des parasites – ici c’est une maladie ravageuse véhiculée par un  insecte venu de Chine qui s’appelle le Dragon jaune. Les feuilles jaunissent puis les oranges tombent avant maturité. Une parade partielle a néanmoins été découverte consistant à greffer les orangers sur des pieds de citronniers qui sont plus résistants à la maladie. Mais cela ne suffit pas et le remède classique reste la pulvérisation massive de pesticides très agressifs, aux risques et périls des utilisateurs malgré leurs scaphandriers type nucléaire, et surtout rendent malades les cueilleurs environnants qui eux, ne sont pas protégés.

L’usine  de pressage des jus se trouve à Araracuara. Elle traite la propre production de Coutral qui représente 30% du total, le reste venant de petits producteurs à qui elle achète à très bas prix, (dans le but  de les obliger à abandonner, reprendre leurs terres, et prendre le contrôle total du marché….méthode  classique mondiale des grandes entreprises, mais ceci est un autre problème).

Là, les oranges sont triées, lavées et désinfectées. Les jus sont soit simplement pressés, soit concentrés par ébullition afin de réduire les frais de transport vers l’Europe et dans le monde – des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés. Dans ce second cas, on obtient une mélasse qui arrivera à Rotterdam après 15 jours de voyage par des bateaux qui ont chacun à bord 34 millions de litres de jus d’orange potentiel. Mais la route est encore longue avant d’arriver dans vos verres ; concernant les jus simples, des usines de reconditionnement effectuent des mélanges à partir de trois grands crus entre les jus brésiliens doux, californiens très doux, et espagnols plus acides, selon les choix des grandes marques.

Concernant les concentrés, c’est plus compliqué : il faut déjà remettre la quantité d’eau qu’on leur a enlevé plus du sucre, mais ce n’est pas tout, car le jus n’a plus aucun goût, les arômes s’étant évaporés lors du chauffage – c’est devenu de la « pisse d’âne » ; l’adduction des arômes chimiques étant normalement interdits, on espère que les arômes évaporés au départ ont été récupérés par distillation.

Il en va de même pour la vitamine C, qu’il faudra remplacer par de la vitamine C… celle-là étant de synthèse, loin de valoir la vitamine naturelle, avec une structure spatiale différente. Mais il y a encore un autre problème avec cette vitamine qui craint l’oxygène, car le stockage des jus avant consommation varie entre 1 et 5 mois, ce qui fait qu’à la fin il ne reste plus guère de vitamine, surtout lorsque l’emballage n’est pas en verre.

Alors pourquoi se compliquer la vie quand on sait que de simples légumes quotidiens tels les poivrons, les brocolis, le persil (cuits à basse température) ou des fruits tels que les kiwis, les fraises et les framboises (en saison) sont bien plus riches en vitamine C que tous les jus d’orange.

En finale, le jus à partir du concentré est le moins cher, mais le plus dilué et plus sucré (jusqu’à 20% de sucre ajouté dont on n’entend jamais parler dans les publicités). Et c’est là justement que des nutritionnistes (indépendants) dénoncent les jus d’orange au même titre que les sodas dans l’impact sur l’obésité croissante. En particulier le Dr Cohen, spécialiste en nutrition, montre par la mesure des glucides qu’un verre de 200ml de jus d’orange contient la même quantité de sucre que 200ml de coca cola soit 20 g = 8 morceaux de sucre.

Conclusion : pressez ou faites presser les oranges à la demande, bio c’est encore mieux, consommez  immédiatement, et n’en faites pas un rituel quotidien…

Michel Dogna

 


 Les cabines UV à l’origine de 10 000 mélanomes par an dans le monde

[30 janvier 2014 - 14h27] [mis à jour le 30 janvier 2014 à 14h39]

Le bronzage en cabine, une conduite à risque.

Voilà une méta-analyse qui risque de faire grand bruit… et de ne pas plaire aux marchands de soleil. Chaque année dans le monde, plus de 450 000 carcinomes et 10 000 mélanomes seraient directement imputables à l’utilisation des bancs de bronzage. Des résultats publiés dans la revue JAMA dermatology.

Mackenzie R. Wehner et ses collègues de l’Université de Stanford (Californie) ont compilé les résultats de 88 études rassemblant plus de 400 000 participants originaires d’Europe, des États-Unis et d’Australie. Ils ont déterminé que « 35,7% des adultes, 55% des étudiants et 19,3% des adolescents » avaient déjà expérimenté ces techniques de bronzage.

L’analyse des différentes données a permis d’établir que, dans la population générale,  le risque de développer un carcinome (en lien avec le bronzage artificiel) était compris entre 3% à 21,8%. Quant au risque de mélanome, il était de l’ordre de  2,6% à 9,4%. Grâce à ces taux, ils sont parvenus à la conclusion « que chaque année, à l’échelle mondiale, plus de 450 000 carcinomes et 10 000 mélanomes étaient directement imputables aux UV artificiels. »

« Voilà des résultats qui mettent en évidence un problème majeur de santé publique dans les pays développés », insistent les auteurs. Une conclusion qui, en outre, va dans le même sens que tous les messages sanitaires.

Rappelons enfin que selon le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), « l’augmentation du risque de cancers cutanés est de l’ordre de 75% pour les moins de 30 ans ayant recours aux UV artificiels au moins une fois dans leur vie».

  • Source : JAMA dermatology, 30 janvier 2014

 

  


   

Argent : la moitié de la richesse mondiale appartient à seulement 1% de la population

 

Publié par Maëlle Boudet le Mardi 21 Janvier 2014 à 16h53

 

Selon un rapport publié lundi, les inégalités en terme de pauvreté sont toujours bien présentes, et se sont même accentuées avec la crise. Tous les détails avec Planet.fr.

Le Forum économique mondial se réunit cette semaine à Davos en Suisse, et l'un des principaux points dont il va débattre est la pauvreté. Dans un rapport présenté la semaine dernière, il annonçait que "le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie", comme le rappelle Le Figaro.

La pauvreté risquerait en effet d'entraîner un "choc systémique" au niveau mondial, et est un risque à prendre en considération avant les événements météo, les chômage et les cyberattaques. Dans le rapport, 31 risques ont été passés à la loupe, et aux côtés de la pauvreté, on retrouve comme principaux risques les crises budgétaires ou les crises de l'eau. Jennifer Blanke, économiste en chef au Forum, a expliqué lors d'un point presse que "chaque risque examiné [...] pourrait provoquer une défaillance à l'échelle mondiale, mais c'est leur interconnexion qui accentue leurs effets négatifs au point qu'ensemble, ces effets pourraient être décuplés".

"Les richesses du monde sont divisées en deux"
Le rapport du Forum économique mondial rappelle que "l'échec des institutions financières a provoqué une crise financière qui a entraîné une crise de liquidités dont de nombreuses économies ont été victimes. Cela a conduit alors à une flambée du chômage, une aggravation des écarts de revenus, et au final, à des tensions politiques et sociales, voire des mouvements de protestation, dans certains pays d'Europe et grands marchés émergents". 

Après présentation de ce rapport, l'ONG Oxfam, qui lutte contre la pauvreté et les injustices, a ajouté dans un rapport publié lundi que "les richesses du monde sont divisées en deux : près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l'autre moitié". L'Oxfam affirme par ailleurs que dans le monde, 7 personnes sur 10 vivent dans un pays qui a connu une augmentation des inégalités depuis 30 ans.

"Aux Etats-Unis, les 1% les plus riches ont confisqué plus de 95% de la croissance post-crise financière"
Et l'ONG met en garde ! Une sortie de crise ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour les plus pauvres : "aux Etats-Unis, les 1% les plus riches ont confisqué plus de 95% de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90% les moins riches se sont appauvris".

Consciente que le rendez-vous de Davos, qui regroupe les plus grands décideurs de la planète, pourrait changer les choses, l'Oxfam a pointé du doigt quelles sont, selon elle, les raisons de telles inégalités : la déréglementation financière, les systèmes fiscaux défaillants, la fraude fiscale facilitée par certaines lois, les mesures d'austérité, la condition des femmes, la confiscation des recettes perçues grâce au pétrole et à l'extraction minière. L'ONG a donc proposé des recommandations aux membres du Forum afin d'en finir avec "une dynamique et des cycles d'avantages qui s'amplifient mutuellement et se transmettent de génération en génération".

 


          

L’hiver, donnez la becquée!

Et si vous transformiez votre balcon ou votre jardin en restaurant pour consommateurs ailés ? L’hiver n’épargne pas les animaux. Et encore moins les oiseaux. Ces derniers éprouvent les plus grandes difficultés à trouver de la nourriture. Alors, même s’ils peuvent donner l’impression d’être des animaux épris de liberté, un petit coup de main peut leur être bien utile… !

Pour assurer une énergie suffisante aux animaux, privilégiez une nourriture riche en lipides :

  • ·La graisse : margarine, beurre, saindoux seuls ou en mélange avec des graines (du tournesol, du blé concassé, de l’avoine…) ;
  • ·Les fruits secs comme les noisettes, les noix ou les amandes bien évidemment décortiquées. Et pourquoi pas concassées ;
  • ·Des morceaux de fruits, pommes, poires…

Présentez-leur la nourriture en petites quantités. Placez-la de préférence le matin de bonne heure et le soir avant le rassemblement des oiseaux en dortoir, dans des endroits situés à l’abri du vent et de la pluie.

Certains aliments sont à proscrire, comme le pain sec ou les biscottes qui gonflent leur estomac et provoquent des troubles digestifs. Certaines graines peuvent s’avérer toxiques. C’est le cas des graines de lin ou de ricin. Enfin, nous avons tous en tête l’imager de la maman oiseau subvenant aux besoins de ses petits avec des vers. Bonne idée ? Pas si sûr. Selon la Ligue de Protection des Oiseaux « les asticots, très résistants peuvent perforer l’estomac des oiseaux. »

N’oubliez pas l’eau ! Par temps froid, l’eau se fait rare. « Ce manque nuit à leur hydratation bien sûr mais aussi à l’entretien de leur plumage, essentiel en hiver » continue la LPO. «  Il est donc important de leur fournir un récipient rempli d’eau. Disposez des pierres à l’intérieur afin de s’assurer qu’il ne serve qu’à la boisson et non à la baignade ». Ceci pour éviter la formation de glace sur le plumage.

Une petite astuce pour empêcher l’eau de geler : placez dans la soucoupe une petite balle de cellulose (type tennis de table). Son mouvement incessant évitera à l’eau de se figer.

Enfin, pour nourrir les oiseaux, le mieux est encore d’installer des mangeoires. Disposez-les en hauteur, sur un poteau ou dans un arbre, toujours hors de portée des prédateurs comme les chats.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : David Picot

 

Source : Ligue de Protection des Oiseau, Alsace, consultée le 29 novembre 2013

 


 

 

Les IRM manquent toujours à l’appel

 

En France, le manque d’appareils à Imagerie par résonnance magnétique (IRM) continue de fragiliser l’accès aux soins. Plus inquiétant : depuis janvier 2013, les nouvelles installations d’IRM ont reculé de 4,5% par rapport à 2012. Et selon le collectif Imagerie Santé Avenir (ISA) qui a réalisé une étude sur le sujet, 1 250 nouveaux appareils seraient même indispensables pour répondre aux besoins des patients.

En 2000, le rapport Grunfeld relatif au Plan Cancer II sonnait déjà l’alarme : « atteindre 10 IRM par million de patient en 2011 est impératif ». A peine atteint en 2013, cet objectif « laisse la France très en retard comparé à nos voisins européens », pointent les auteurs de l’étude Imagerie Santé Avenir (ISA). La moyenne européenne est évaluée à 25 IRM par million d’habitant. Un chiffre qui s’élève à 27 en Allemagne et au Danemark.

Multiplier le nombre d’IRM par 2,5

Le nombre d’IRM en France devrait donc au minimum… doubler pour combler cet écart. Mais à en croire les résultats de ce travail, , le défi est bien loin d’être relevé. Au total, seuls 650 IRM sont actuellement disponibles dans les établissements de santé français. Et 1 250 nouveaux appareils seraient nécessaires pour enrayer satisfaire les besoins. « Même si cet objectif était rempli, la France garderait un retard de 6 ans par rapport à ses voisins européens », précise Dr Ellen Benhamou, l’une des auteurs de l’étude ISA et chef du service de biostatistique et d’épidémiologie à l’Institut Gustave Roussy (Villejuif).

Une situation Un mois d’attente

Aujourd’hui, à raison de 7 000 à 8 000 examens par IRM et par an, seuls 4,5 à 5 millions d’actes annuels sont envisageables en France,  En conséquence, les délais d’attente pour obtenir une IRM se rallongent : les pertes de chance face à la maladie augmentent. « Toute pathologie confondue, un patient attend en moyenne 30,5 jours avant de bénéficier d’une IRM ». Une durée préjudiciable pour des maladies évoluant rapidement comme  les cancers du poumon, du colon/rectum, du sein et de la prostate.

Sans oublier bien sûr que de nombreux autres patients en subissent également les conséquences. C’est le cas de ceux atteints d’une affection neurodégénérative (maladie d’Alzheimer ou de Parkinson), souffrant d’un accident vasculaire cérébral, ou pris en charge dans différents services d’Urgence.

Ecrit par Laura Bourgault : – Edité par : David Picot

Source : Etude Accès à l’IRM en France, 26 novembre 2013 - Imagerie Santé Avenir

 


 

Alerte américaine sur les stéroïdes anabolisants

Nos adolescents sont-ils accros aux stéroïdes anabolisants ? Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) sonne l’alarme. Au total, dans les ‘high schools’ – l’équivalent de nos collèges –  5% des garçons et 2,5% des filles en ont déjà consommé.  Quels sont les risques pour leur santé ? Comment repérer si votre ado recourt à ces produits ? Réponses.

Les stéroïdes anabolisants sont notamment utilisés à des fins de dopage pour accroitre les performances physiques. Le plus souvent, les sportifs se les procurent de façon illégale, par l’intermédiaire notamment de sites Internet. Ces produits regroupent des lipides fabriqués en laboratoire ayant la même structure chimique que les stéroïdes présents dans l’hormone mâle, la testostérone. Mimant l’action de cette dernière, ils vont donc augmenter la masse musculaire et diminuer la masse graisseuse. Les hormones anabolisantes sont d’ailleurs souvent appelées les « engrais musculaires ».

« L’abus de ces substances peut être lourd de conséquences sur la santé, en particulier chez des adolescents, dont l’organisme est en phase de croissance », explique le Dr Ali Mohamadi de la FDA. « Nous observons que de plus en plus de jeunes en utilisent. Ils doivent être conscients des risques encourus ».

De nombreux effets secondaires

Comme ils agissent au niveau du noyau cellulaire, les stéroïdes anabolisants engendrent de très nombreux effets secondaires, lesquels peuvent se manifester à plus ou moins long terme. Et le médecin américain de citer des troubles de la fertilité, l’impuissance, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, problèmes cardiaques et hépatiques, chez l’homme. Les jeunes femmes sont quant à elles, particulièrement exposées à des troubles du cycle menstruel ainsi qu’au développement de caractères sexuels masculins (pilosité…).

D’une manière générale, « la survenue d’acné, des variations de l’humeur et un comportement agressif doivent aussi interpeller les parents », poursuit le Dr Mohamadi. « Au même titre bien sûr, qu’un gain rapide de masse musculaire. »

Comme c’est le cas outre-Atlantique, le recours à ces produits est très réglementé en France. Leur utilisation est bien sûr interdite par les fédérations sportives. D’une manière générale, si vous êtes sportif consultez votre médecin à la moindre question. Et si vous souhaitez savoir si tel ou tel produit est considéré ou non comme un dopant, rendez-vous sur :

Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : FDA, novembre 2013 – AFLD, site consulté le 12 novembre 2013

 


 

 

Journée de la gentillesse : "L'altruisme, c'est une motivation"

 

SOCIETE – Ce mercredi, c’est la 5e édition de la Journée de la gentillesse, organisée par Psychologies magazine. Matthieu Ricard, moine bouddhiste, nous livre sa vision de l’altruisme dans notre société.

 

Quelle est votre définition de l’altruisme ?
Celle à laquelle j’adhère, c’est celle de la psychologie et du bouddhisme, à savoir que l’altruisme est une motivation. C’est le désir d’accomplir le bien d’autrui. Si, pour des raisons indépendantes de votre volonté, vous ne pouvez pas le traduire en actes, cela ne retire rien au caractère altruiste de votre motivation. Les gens sont mus par un mélange de motivations égoïstes et altruistes. L’idéal est de réduire peu à peu les motivations égoïstes.

 L’égoïsme est donc le contraire de l’altruisme ?

Oui, au sens de servir son intérêt au détriment de ceux d’autrui. C’est-à-dire instrumentaliser autrui. Autrement dit, il ne faut pas confondre égoïsme et amour de soi. L’amour de soi, le désir de vivre et d’être heureux par exemple, n’est pas en opposition avec l’amour des autres. C’est l’égoïsme qui est en opposition, au mieux en ignorant les autres, au pire en leur faisant du tort. Coluche l’avait bien résumé en disant, "il n’y a pas de mal à se vouloir du bien".

L’empathie compte aussi énormément…
Oui, nous parlons là de la résonance affective avec l’autre. Si l’autre est en joie, vous êtes joyeux, si l’autre souffre, vous souffrez aussi. Il y a une empathie cognitive qui est de se mettre à la place de l’autre. Elle est très utile pour vous renseigner sur la situation de l’autre. En revanche, si vous n’êtes qu’empathique, vous pouvez arriver à la détresse empathique, le burn out, l’épuisement émotionnel. Et, là, ce qui permet d’y faire face, c’est la bienveillance.

Est-ce que l’on devient altruiste ?
C’est possible. Des études montrent que l’entraînement de l’esprit à la bienveillance, à la compassion modifie fonctionnellement et structurellement le cerveau. Cela peut être mis en évidence au bout de deux semaines.

Avons-nous néanmoins des prédispositions à l’altruisme ?
Oui, il y a des gens qui sont naturellement bons ou généreux. L’idée est que, spontanément, mis en situation, leur première pensée sera altruiste. Là aussi, vous pouvez travailler sur cette ligne de base.

Est-ce que la crise économique est un frein ou une chance pour l’altruisme ?
Plus qu’une chance, c’est un signal d’alarme que le système a été trop réducteur, pas assez humain. On commence à s’en rendre compte, et il semble que la coopération soit une bonne solution. On constate que les entreprises où la coopération est la plus forte fonctionnent le mieux. Ainsi, les bonus collectifs sont plus bénéfiques que les bonus individuels.

Développer l’altruisme est-il du ressort de l’individu ou du système économique et politique ?
Il y a deux écoles. André Comte-Sponville a raison de penser que la transformation individuelle à elle seule ne suffit pas. Il faut aussi que nos cultures et nos institutions évoluent. Cependant, il ne faut pas pour autant sous-estimer la force des individus et des idées qu’ils soutiennent. La Déclaration universelle des droits de l’homme, par exemple, est bien le fait de quelques individus déterminés qui avaient transformé leur vision du monde. La force de Martin Luther King, Gandhi ou Mandela, c’est qu’ils avaient des idées très claires sur ce qu’ils souhaitaient pour la société.

Mais cela prend du temps…
Oui, mais beaucoup moins que de modifier les gènes. Pour qu’un gène altruiste se répande dans l’espèce humaine, il faudrait dix à cinquante mille ans. Regardez la vitesse à laquelle les choses ont changé aux Etats-Unis au sujet du racisme contre les Noirs. Il n’est plus question maintenant d’avoir des bus ségrégués 

Cela veut dire qu’il ne faut jamais baisser les bras ?
L’évolution des cultures se fait de toutes les façons. C’est là où l’individu a de l’importance à mon sens. Si les altruistes se rassemblent et coopèrent à un but commun, ils ont un avantage sur les égoïstes qui vont jouer les francs-tireurs, ne jamais s’entraider puisque leur idée est de tirer la couverture à eux. Donc, ils prospéreront moins.

Vous décrivez la peur comme un obstacle à l’altruisme, quelle peur ?
Quand vous êtes trop centré sur vous. Essayer de construire son bonheur dans la petite bulle de l’égocentrisme engendre un sentiment d’insécurité. Le monde entier se dresse en menace ou en ennemi. Vous êtes très vulnérable. 

Christophe Joly metronews.fr

 


 

Financement de la Sécurité sociale en 2014 : voilà ce qui va augmenter !

L'Assemblée nationale votera mardi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014. Tour des mesures qui coûteront plus cher à votre portefeuille.

Plusieurs mesures sont envisagées par le gouvernement pour combler le "trou" de la Sécurité sociale en 2014. Parmi celles-ci :

- Un relèvement des prélèvements sociaux sur l'épargne à 15,5%, pour certains contrats d'assurance-vie, plans d'épargne en actions (PEA) et plans d'épargne-logement (PEL).

- Une taxe sur les boissons énergisantes comme le Red Bull. A partir du 1er janvier 2014, les députés de gauche ont voté un prélèvement d'un euro par litre sur les sodas dépassant une certaines quantité de caféine ou de taurine.

- Une nouvelle cotisation pour les artisans, commerçants et professions libérales qui relèvent du Régime social des indépendants (RSI). Pour un revenu annuel de 50.000 euros, cela représentera un prélèvement de 37 euros en 2014 et de 75 euros en 2017, à l’issue de la montée en charge de cette mesure, selon le gouvernement. Pour un revenu de 100.000 euros, la ponction sera de 187 euros l’an prochain et de 375 euros en 2017.

- Augmentation de 17 euros du complément familial versé aux familles nombreuses et aux revenus modestes à partir du 1er avril 2014 (167 euros actuellement).

- Division par 2 de l'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant pour les couples aux deux revenus, ayant deux enfants, et déclarant 48 000 euros d'impôts ou plus. Ceux-ci toucheront 93 euros au lieu de 186 actuellement pour les enfants nés après le 1er avril 2014.

- Plafonnement de la prise en charge des dépassements des tarifs des médecins (si la prise en charge baisse, le dépassement des tarifs pèsera plus lourd sur les patients).

Et aussi :

- Etendue du dispositif d'encadrement du prix des lunettes aux ménages les plus pauvres, ceux qui bénéficient de la CMU.

- Expérimentations de vente à l'unité de certaines antibiotiques, pendant 3 ans.

- Prise en charge à hauteur de 150 euros des aides au sevrage tabagique pour les jeunes de 20 à 25 ans.

Ces propositions seront votées mardi par l'Assemblée nationale. Puis la loi sera examinée à partir du 12 novembre.

Publié par Aurélie Blaize, journaliste santé le Lundi 28 Octobre 2013 à 10h57 


 

 

 

 

Nonant-le-Pin : les anti-GDE sont prêts pour un long siège 

Réunissant de nombreux riverains se relayant, le Front de résistance de l'Orne bloque l'entrée du site GDE

Les opposants au site d’enfouissement GDE s’organisent. Ils ont installé un mini-camp devant l’entrée du centre et sont prêts à y rester longtemps.

Mardi 22 octobre, une quarantaine de camions sont venus déverser leurs déchets dans le centre GDE. Quarante-huit heures plus tard, les opposants au site industriel ont bloqué l’entrée. D’abord avec des tracteurs, des vans et une petite tente. La nuit, ils dormaient dans leurs véhicules ou dans des camions couchettes.

Vendredi 1er novembre, ils ont passé la vitesse supérieure : dans la nuit et sous la pluie, ils ont fait venir un énorme camion utilisé pour les concours d’attelage, déployant un vaste auvent qui transforme l’endroit en une grande salle commune. Les opposants, réunis sous le collectif du Front de résistance de l’Orne, se disent prêts à rester de longues semaines. Le temps que les expertises (eau, air, terre) demandées par la justice soient réalisées et leurs résultats connus.

Ouest-France  

 



 

 

 

 

8 choses à savoir sur l’huile de palme

Toxique, cancérigène… Partout, on entend dire qu’il faut bannir l’huile de palme de l’alimentation. Mais que savons-nous d’elle ? D’où vient-elle ? Que contient-elle ? Pourquoi est-elle autant utilisée ? Quels sont ses vrais dangers ? Voici les 8 choses essentielles à savoir sur cette huile "maudite" que nous consommons au quotidien, sans nous en rendre compte...

 

D’où vient-elle ?

Les huiles de palme et de palmiste sont issues respectivement de la chair et de l’amande des fruits du palmier. Le palmier à huile (Elaeis Guineensis) est une arécacée africaine.
Les dates clés :
- Au milieu du 19e siècle, le commerce de l’huile de palme est quasi exclusivement tourné vers les Britanniques. C’est l’industrie du savon qui lance l’huile de palme sur la scène européenne puis internationale.
- Les premières plantations de palmiers à huile commencent en 1910 en Afrique, au Nigéria, au Cameroun et au Congo belge. Le palmier gagne ensuite le Sud-Est asiatique (Sumatra, Malaisie).
- L’explosion de l’industrie se fait après la Seconde Guerre mondiale. "L’huile de palme passe d’une simple matière première à un véritable instrument géopolitique" note la biologiste Emmanuelle Grundmann dans son livre Un fléau si rentable. Vérités et mensonges sur l’huile de palme.
- Lors de la crise de 1970, l’huile de palme est de plus en plus importée aux Etats-Unis.
Le plus gros producteur dans le monde : C’est l’Indonésie.
Le plus consommateur du monde : Près de la moitié de la consommation mondiale a lieu en Chine, Inde, Indonésie et Malaisie. L’Europe est le 4e utilisateur mondial d’huile de palme (12% de la consommation mondiale en 2010)

Publié par Aurélie Blaize, journaliste santé le Mardi 29 Octobre 2013 à 15h11


 

Soins des plus démunis : Médecins du Monde sonne l’alarme

[16 octobre 2013 - 16h48]

 « La misère, les inégalités de santé territoriales et sociales continuent de s’aggraver en France ». Dans son rapport annuel sur l’accès aux soins des plus démunis rendu public ce mercredi, Médecins du Monde (MdM) rappelle à quel point les conséquences de la crise économique sur la santé et l’accès aux soins se font sentir, dans notre pays.

En 2012, plus de 30 500 personnes ont été accueillies dans les 20 Centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso) de Médecins du Monde. Parmi elles, 13% sont sans domicile fixe, 10% sont des mineurs également SDF, 44% vivent dans un logement précaire et 9% sont des femmes enceintes.  Et près de la moitié de ces dernières (46%) présentent un retard de suivi de grossesse.

Comme le constate Médecins du Monde, l’activité globale de ces structures « ne cesse d’augmenter » (+33% depuis 2008). « Avec notamment une hausse inquiétante et constante de l’effectif des mineurs depuis 2008 », précisément de 69%. Pour MdM, ce dernier chiffre est particulièrement inquiétant. La loi « garantit en principe aux mineurs, un accès inconditionnel au système de soins, quel que soit leur statut administratif ».

14 fois plus d’infections par le VIH…

L’association insiste également sur le fait que trois patients sur quatre nécessitent une prise en charge à l’issue de ces consultations. Et pour cause, une partie non négligeable d’entre eux (43%) a recours aux soins de façon trop tardive. Médecins du Monde a aussi observé que la contamination par le VIH parmi ces patients y était 14 fois plus élevée que dans la population générale. Un ratio identique est retrouvé pour l’incidence de l’hépatite B.

Le Dr Thierry Brigaud, président de MdM insiste : « il faut lutter contre les stéréotypes qui empêchent de prendre les mesures appropriées en faveur des populations vulnérables, comme les usagers de drogues ou les personnes se prostituant. Un autre enjeu majeur demeure la lutte contre la stigmatisation de certaines populations telles que les Roms, dont l’intégration sociale encouragée par les instances européennes est trop souvent bafouée par une politique sécuritaire qui les met en danger ». Et il compte bien fait entendre la voix des plus démunis « lors de débats qui accompagneront les élections municipales » en mars 2014.

Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Médecins du Monde, 16 octobre 2013

 


 

Prendre en charge la détresse des seniors, enfin…

[16 octobre 2013 - 15h35] [mis à jour le 16 octobre 2013 à 15h42]

 Chaque année, 3000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leur jour.  

En France, 28 % des suicides survenus en 2010 concernaient les plus de 65 ans. Ce chiffre effarant n’a pas manqué d’interpeller l’Observatoire nationale du suicide. Ce dernier vient de rendre publique une feuille de route dont l’objectif est d’améliorer la prise en charge des seniors fragilisés. Principaux axes : lutter contre l’isolement, informer le grand public et former les intervenants, bénévoles et professionnels.

En 2010, parmi les 10 400 suicides comptabilisés dans l’Hexagone, près d’un sur trois concernait les plus de 65 ans. Un véritable problème de santé publique dont s’est saisi l’Observatoire nationale du suicide. Ce dernier, créé en septembre 2013, vient de rendre son premier rapport à Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes Agées et à l’Autonomie.

L’enjeu : mieux cerner les facteurs qui poussent certains seniors à mettre fin à leur jour. « Cette problématique a été laissée pour compte jusqu’aux années 2000», regrette Françoise Facy, présidente de l’Union nationale pour la Prévention du Suicide (UNPS). Depuis  la commission Le Breton de 2008, plusieurs programmes de prévention sont déployés en France. « Problème, seules 8 régions sur 22 sont concernées ».

Allier gériatrie et santé mentale

« Une collaboration plus étroite entre gérontologues et psychiatres permettrait de mieux identifier les personnes en détresse psychologique », précise Françoise Fancy. Les membres de l’Observatoire prévoient également d’améliorer les formations délivrées aux « sentinelles » entourant les personnes âgées : médecins généralistes, aides à domicile, proche, personnel hospitalier et bénévoles d’associations.

Autre mesure phare du rapport : « limiter la prescription de psychotropes et améliorer la prise en charge des situations cliniques à l’origine de ces prescriptions », recommande la Haute autorité de Santé (HAS), co-auteur du rapport.

Situation d’urgence

Les plus de 65 ans représentent la tranche de population la plus à risque de décès par suicide, « en particulier lorsqu’ils sont déprimés », précise le rapport. Ce n’est guère surprenant… « L’éloignement, la précarité, les situations de rupture de la vie sociale constituent les principaux facteurs de risque, parfois associés à des conduites addictives, que ce soit à l’alcool ou à d’autres psychotropes».

Selon l’association SOS suicide, le taux de tentatives de suicide baisse entre la fin de l’adolescence et le début de la vieillesse. « Puis il  augmente de nouveau à partir de 65 ans, devenant 5 à 11 fois supérieur à celui que l’on observe chez les 15-24 ans ».  D’où l’intérêt de repérer au plus tôt les premiers signes d’alerte liés à la détresse psychique.

Ecrit par : Laura Bourgault  – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Rapport du Comité National pour la Bientraitance des Personnes Agées et des Personnes Handicapées «Prévention du suicide chez les personnes âgées », 8 octobre 2013.

 


 

Depuis quand... Porte-t-on un anneau de mariage ?

Publié par Didier Laurens le Vendredi 11 Octobre 2013 à 15h55

Cette coutume est née sur les rivages du Nil et son histoire débute avec celle d’une veine courant dans l’un de vos doigts…

"Quand vas-tu te décider à me passer la bague au doigt, la bague au doigt ?", chantait Marie Laforêt dans les années soixante. Cette question ne date pas d’hier et les Égyptiens furent les premiers à y répondre. Chez eux, l’alliance était placée sur l’annulaire gauche. 

Pourquoi un anneau ? Parce que, selon les Egyptiens le cercle symbolisait l’éternité. Pourquoi l’annulaire ? Parce que, selon la médecine antique, une veine relie directement le quatrième doigt de la main gauche au cœur. De là, en plaçant un anneau sur ce doigt, on emprisonne en quelque sorte l’affection, l’amour ne pouvant plus s’échapper par le bout de l’annulaire…

Main gauche, main droite...

Après les Grecs, l’annulaire gauche fut aussi privilégié par les Romains, toujours en référence à la Vena Amoris, la "veine de l'amour". Selon la légende, la princesse Marie de Bourgogne fut la première femme à recevoir une alliance pavée de diamants lorsqu’elle se fiança, en 1477, à l'archiduc autrichien Maximilien Ier de Habsbourg.

 

Pour la petite histoire on retiendra que durant le Moyen-âge l'alliance est portée de préférence à la main droite. C'est seulement à partir du XVIème siècle qu'elle passe à gauche. Dans certains pays comme la Russie, l’anneau se porte toujours à l’annulaire droit tandis qu’aux Pays-Bas les catholiques portent l'alliance à gauche et les protestants à droite. Pour leur part, les Hébreux préféraient arborer l’anneau nuptial à l’index de la main droite.


 

Glaucome : vaste campagne de dépistage dans un… bus

[11 octobre 2013 - 16h05] [mis à jour le 11 octobre 2013 à 16h33]

L’Union nationale des Aveugles et Déficients Visuels (UNADEV) vient de lancer sa campagne de dépistage du glaucome. Elle prend la forme d’un bus qui sillonne 34 villes françaises. Elle se déroulera jusqu’au 18 juillet 2014. Au programme, information, sensibilisation et dépistage donc.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le glaucome représente la deuxième cause de cécité dans le monde, après la cataracte. Provoquée par un excès de pression à l’intérieur de l’œil, cette maladie évolue à bas bruit. Elle ne se traduit souvent par aucun signe, progressant jusqu’à ce que la pression lèse irrémédiablement le nerf optique situé au fond de l’œil. Ensuite, le champ visuel se réduit, jusqu’à son stade ultime : la cécité.

Le défi, c’est de poser le diagnostic le plus précocement possible. Pas évident, puisque les patients ne ressentent aucun symptôme. Seule une consultation chez un spécialiste, assortie d’un examen minutieux, permet de poser le diagnostic. Dans ce contexte, le « bus du glaucome » s’avère extrêmement utile. L’action de sensibilisation prend la forme d’une unité mobile, dotée de matériel ophtalmologique de dernière génération. Ce dernier permet de réaliser une prise de la tension intraoculaire, un test du champ visuel et un examen du fond de l’œil.

Cette campagne passera par :

  • ·Lorient du 7 octobre au 11 octobre ;
  • ·Brest du 14 octobre au 18 octobre ;
  • ·Laval du 28 octobre au 31 octobre ;
  • ·Saint-Lô du 4 novembre au 8 novembre ;
  • ·Le Havre du 12 novembre au 15 novembre ;
  • ·Tours du 19 novembre au 22 novembre ;
  • ·Montluçon du 25 novembre au 29 novembre ;
  • ·Rodez du 2 décembre au 6 décembre ;
  • ·Limoges du 9 décembre au 13 décembre ;
  • ·Poitiers du 16 décembre au 20 décembre.

Nous reviendrons sur ce sujet à la fin de l’année avec l’ensemble des dates pour la suite de l’opération en 2014.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : UNADEV, 3 octobre 2013

 


 

À SAVOIR ! Voici ce qui arrive dans votre corps, 30 minutes après avoir bu du Coca Cola, Regardez !

 

Voilà ce qui arrive dans votre corps 30 mn après avoir bu un Coca:

Soleil, chaleur, gorge sèche. Votre main se referme sur la canette en fer-blanc, glacée, et constellée de petites gouttes d’eau.

Vous faites pivoter l’anneau du couvercle…« Pshhht ! », c’est le soulagement.

Le liquide pétillant s’écoule à flots dans votre gorge. Le gaz carbonique vous monte au nez,vous fait pleurer, mais c’est si bon ! Et pourtant…

Une dizaine de minutes plus tard

La canette vide, vous avez avalé l’équivalent de 7 morceaux de sucre ! [1] En principe, vous devriez vomir d’écœurement [2] Mais l‘acide phosphorique contenu dans la boisson gazeuse masque le sucre par un goût acidulé, donnant ainsi l’illusion de désaltérer. [3]

Après une vingtaine de minutes

Votre taux de sucre sanguin augmente brutalement, mettant une première fois votre organisme à l’épreuve.Votre pancréas s’emballe, sécrète de l’insuline en masse. Celle-ci est malgré tout vitale, elle seule peut permettre de transformer l’énorme surplus de sucre que vous avez dans le sang en graisse, ce que votre corps est mieux capable de supporter. En effet, il peut stocker la graisse, certes, sous forme de bourrelets disgracieux, mais provisoirement inoffensifs, tandis que le glucose est pour lui un poison mortel lorsqu’il est en haute dose dans le sang. Seul le foie est capable de stocker le glucose mais sa capacité est très limitée.

Après une quarantaine de minutes

La grande quantité de caféine présente dans le Coca est entièrement absorbée par votre corps. Elle dilate vos pupilles et fait monter votre pression sanguine.

Au même moment, les stocks de sucre dans votre foie saturent, ce qui provoque le rejet du sucre dans votre sang.

Après ¾ d’heure

Votre corps se met à produire plus de dopamine. Il s’agit d’une hormone qui stimule le « centre du plaisir » dans le cerveau. Notez que la même réaction se produirait si vous preniez de l’héroïne.

Et ce n’est pas le seul point commun entre le sucre et les drogues. Le sucre peut également provoquer une dépendance. A tel point qu’une étude a démontré que le sucre était plus addictif que la cocaïne. [4] Ce n’est donc pas un hasard si « l’accro » qui s’apprête à boire son Coca est aussi fébrile qu’un narcomane en manque.

Après 1 heure

Vous entrez en chute de sucre (hypoglycémie), et votre niveau d’énergie, aussi bien physique que mental, s’effondre.

Pour éviter cette cascade de catastrophes, la seule véritable solution est de boire de l’eau.

« Je ne suis pas une plante verte ! » 

Il est difficile de se remettre à boire de l’eau quand on s’est habitué pendant des années à des boissons sucrées ou du moins composées (café, thé, vin, bière…).

On croit ne plus pouvoir se contenter du goût fade de l’eau. « Je ne suis pas une plante verte ! » ; « L’eau, c’est pour les bains de pied ! » s’amuse-t-on à dire à table en empoignant la bouteille de vin rouge.

En réalité, le mal est souvent plus profond qu’une affaire de goût. Les personnes qui rechignent à boire de l’eau sont souvent des personnes qui n’ont pas vraiment soif. Et si elles n’ont pas soif, c’est parce que, généralement, elles manquent d’exercice physique.

Lorsque vous avez bien transpiré, au travail ou au sport, boire plusieurs verres d’eau n’est pas seulement une nécessité – c’est un suprême plaisir.

Pourquoi arrêter le Coca

Réfléchissez-y. Après l’effort, vous pouvez aussi avoir envie de boire un Coca-Cola ou une bière bien fraîche, mais vous vous rendrez compte que cela ne vous procure pas un plaisir aussi intense que l’eau. L’eau est le plaisir suprême quand on a vraiment soif, de même que, lorsqu’on a faim, lors d’une grande promenade en montagne par exemple, il n’y a rien de tel qu’un saucisson, qu’on ne touchera plus une fois rentré à la maison et repris le rythme habituel.

Mais il n’y a pas que le plaisir. Boire de l’eau réduira votre consommation de toutes les substances néfastes qu’on trouve dans les sodas, à commencer par :

  • l’acide phosphorique, qui interfère avec le métabolisme du calcium, et cause de l’ostéoporose ainsi qu’un ramollissement des dents et des os ;
  • le sucre, facteur de diabète, maladies cardiovasculaires, inflammation chronique, arthrose, cancer ;
  • l’aspartame : il y a plus de 92 effets secondaires liés à la consommation d’aspartame, dont les tumeurs cérébrales, l’épilepsie, la fragilité émotionnelle, le diabète ;
  • la caféine, qui provoque tremblement, insomnie, maux de crâne, hypertension, déminéralisation et perte de vitamines.

Sans compter que l’acidité du Coca-Cola est désastreuse pour les dents. Avez-vous déjà remarqué comme vos dents sont râpeuses après avoir bu du Coca-Cola ? Plus acide que le jus de citron, il peut-être utilisé pour décaper les pièces en métal (faites l’expérience de laisser une pièce sale de 50 centimes pendant une demi-heure dans un verre de Coca). L’émail de vos dents devient poreux, jaunâtre, grisâtre lorsque vous buvez souvent du Coca-Cola et c’en est la conséquence.

Inutile enfin, de parler des effets sur l’obésité : surtout chez les enfants, la consommation de sodas augmente le risque de 60 %. Il n’y a aucune bonne raison de faire boire des sodas à vos enfants, sauf si vous voulez

  • augmenter leur risque de diabète ;
  • augmenter leur risque de cancer ;
  • leur créer une dépendance au sucre.

Alors voilà une bonne source d’économies en ces temps difficiles : ne plus laisser aucune boisson sucrée franchir le seuil de votre maison. Et réapprendre à boire de l’eau : commencez votre journée par boire un grand verre d’eau, avant même le petit-déjeuner. Vous ferez un merveilleux cadeau à vos reins, eux qui travaillent si dur à nettoyer votre sang toute la journée. Ils seront plus sains, plus propres, et vous vous sentirez en meilleure forme.

A votre santé !

Sources :

[1] Quantité de sucre dans le coca-cola, http://www.meax.fr/post/quantite-de-sucre-dans-le-coca-cola.html

[2] What Happens to Your Body Within an Hour of Drinking a Coke, http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2008/01/19/what-happens-to-your-body-within-an-hour-of-drinking-a-coke.aspx

[3] Coca-Cola une boisson dangereuse et cancérigène, http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/coca-cola-une-boisson-dangereuse-et-cancerigene/

[4] Intense Sweetness Surpasses Cocaine Reward, http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?articleURI=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0000698

Article lu 267,671 fois, dont 6,367 fois aujourd'hui!

 

 


 

Rom (s) Gens du voyage. Est-ce les mêmes ? Sont-ils vraiments des Roms ou de simples

migrants ? Je vous suggère de vous reporter au document de wikipédia cela éclaire sur les vrais Roms .

 

Non, les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés

 

Cordélia BONAL 22 août 2012 à 07:18

 

 

Pour deux tiers des Français, les Roms sont «un groupe à part», si l’on en croit un sondage mené cette année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. A part comment ? Revue de quelques clichés qui collent à la peau des Roms.

 Cliché numéro 1 : ils sont nomades par nature

«Il n’y a pas de Roms ou de Tsiganes nomades. Du tout.» Martin Olivera, anthropologue membre de l’Observatoire européen Urba-rom et formateur en Seine-Saint-Denis auprès de l’association Rues et Cités, est clair : «Il n’y a qu’une petite minorité de groupes qui ont une tradition de mobilité saisonnière, sur de petites distances et toujours à partir d’un point d’attache, lié à leur travail : ferronerie, musique... Mais l’immense majorité d’entre eux est sédentaire.» D’où vient alors ce cliché du bohémien de grands chemins ? Il n’a pas toujours existé. «Ce n’est que récemment que l’étiquette "nomade" a été accolée aux Roms», rappelle le sociologue rom Nicolae Gheorghe dans une tribune publiée en 2010. «Dans les années 1930, l’Union soviétique a commencé à interdire aux artisans roms et à leurs familles de se déplacer à travers le pays pour chercher du travail. Les autorités soviétiques recouraient au qualificatif de "nomades" pour justifier la répression de ces Roms itinérants. Dans les années 1950, cette étiquette était reprise dans toute l’Europe centrale et orientale.»

 

Le Rom éternel errant est une pure construction politique, abonde Martin Olivera : «Cette image a été formée par les élites du XIXe siècle, au moment où s’est fabriquée l’identité nationale. Une identité liée à l’idée d’autochtonie, de filiation nationale. Par opposition, les Roms, appelés Tsiganes à l'époque, ont été désignés comme les étrangers, ceux "qui ne sont pas comme nous", qui seront toujours "d'ailleurs". Peu importait qu’ils soient implantés en France depuis le XVe siècle.» Par la suite, l’instauration de lois et du «régime des nomades» en 1912 (texte de loi ici, analyse ) pour contrôler ces populations n’ont fait que figer ce stéréotype du nomadisme, poursuit le chercheur.

 Quant à l’idée de peuple, bien des Roms se définissent d’abord par leur appartenance à leur pays ou localité d’origine plutôt qu'à une minorité supranationale mal établie. «Un Rom de Transylvanie ne va pas se sentir particulièrement proche d’un gitan de Perpignan», résume Martin Olivera.

 Cliché numéro 2 : ils déferlent sur l'Europe

 Il résiste mal aux chiffres. Certes, on dénombre entre 10 et 12 millions de Roms en Europe, dont six millions au sein de l’Union européenne. Ces chiffres, retenus par le Conseil européen, regroupent des communautés hétérogènes : «les Roms, les Sintés (Manouches), les Kalés (Gitans) et les groupes de population apparentés en Europe, dont les Voyageurs et les branches orientales (Doms, Loms).» Beaucoup sont Roumains (entre 500 000 et 2,5 millions de Roms) et Bulgares (environ 700 000).

 En France, ensuite : on estime cette population rom, gens du voyage compris, à 500 000 personnes, essentiellement Français et installés. Les Roms «migrants», ceux dont il est question dans le débat public, seraient 15 000, dont une moitié d’enfants, selon diverses estimations, dont celle du collectif Romeurope. Présents pour la moitié en région parisienne, les autres principalement autour de Lille, Lyon et Marseille, ils sont pour la plupart Roumains et Bulgares. Or, ce chiffre est stable depuis plusieurs années malgré les politiques d’expulsions. Autrement dit, ce sont les mêmes groupes qui vont et viennent, via le système, critiqué, des aides au retour. Ce qui invalide l’idée, chère au Front national, d’un réservoir inépuisable de millions de Roms prêts à débarquer.

 D'autant que «tous les Roms de Roumanie ne sont pas pauvres et marginaux», rappelle – si besoin est – Martin Olivera. Car les Roms migrants sont d'abord des migrants économiques comme tant d'autres, comme l’ont été les Portugais et Italiens par le passé. Le chercheur en veut pour preuve que le taux d’émigration est le même chez les Roms et chez les Roumains (environ 10%). Enfin, les Roms ne sont pas des populations sans attache. «Ce sont des gens qui ont des lieux d’origine, on n’a pas affaire à un peuple qui aurait vocation à se déverser vers l’ouest comme si l’Europe était en pente.»

 Cliché numéro 3 : ils s'entassent dans des bidonvilles

 Les Roms n’ont ni pour idéal de vie ni pour tradition de s’entasser à 40 dans des squats. Ni de camper dans des recoins urbains. Pas davantage en Roumanie ou Bulgarie qu'en France. C’est une résultante de la précarité dans laquelle il sont plongés, recadrent de concert les associations. «Bien des Roms vivent le plus normalement du monde en appartement, dans des maisons, mais ceux-là sont "invisibles" aux yeux de la société. Il y a donc un effet de loupe sur les autres, qui sont en bidonville parce qu’ils n’ont pas d’autre lieu où aller», souligne Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’homme et cofondateur de Romeurope. «Leur idéal de vie ce n’est pas de constituer des immeubles des Roms ! Ils aspirent à se disperser, à s’installer et à sortir de la stigmatisation.»

 Le regroupement ? Un réflexe d’entraide et de sécurité. «Il y a chez les Roms une culture familiale forte, mais pas plus que chez les migrants chinois ou africains, sans que pour ces derniers on ne parle de clanisme», note Malik Salemkour.

 Cliché numéro 4 : tous des voleurs de poules

 Ou de tuyaux de cuivre. On se souvient des «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» érigés priorité nationale par Nicolas Sarkozy en juillet 2010. Ou des impressionnantes statistiques du ministère de l’Intérieur d’où il ressortait une subite explosion de la «délinquance impliquant des ressortissants roumains», comprendre Roms. 

Là encore, conséquence de la précarité et de la stigmatisation, répondent les associations. Les ressortissants roumains et bulgares, citoyens européens depuis 2007, font l’objet jusqu’au 31 décembre 2013 de «mesures transitoires» qui, de fait, les excluent du marché du travail. S’ajoute à cela la faible qualification globale de ces familles, même s’il y a toujours des exceptions. D’où le développement, chez les Roms migrants des bidonvilles, d’une économie parallèle où coexistent mendicité, travail au noir, mais aussi, aucun observateur ne le nie, revente de ferraille, vols et trafics. «Là-dessus, on a construit des statistiques par une politique de profilage ethnique», dénonce Malik Salemkour. «Evidemment, quand on crée un délit de mendicité et qu’on arrête une famille qui a l’air de ressembler à des Roms, on fait du chiffre.»

 Cliché numéro 5 : ils ne veulent pas parler français

 Dans les bidonvilles, la plupart des enfants, quand ils sont scolarisés comme le prévoit la loi française pour les moins de 16 ans, apprennent assez vite le français. Les choses se compliquent avec les expulsions, qui entraînent une rupture de la scolarisation. Même difficulté chez les parents, qui sont généralement accompagnés dans leur apprentissage du français par des associations, comme pour beaucoup de primo-arrivants. Les Roms migrants parlent souvent deux langues : le romanès et la langue de leur pays d’origine. Reste que l’illetrisme est, chez eux, une réalité. Ainsi, en Roumanie, 30 % des Roms adultes sont analphabètes et n’ont jamais été scolarisés en raison de leur situation de pauvreté, selon une étude de l’Unesco. En France, leur apprentissage de la langue est facilité par la proximité du roumain, langue latine, avec le français.

 

Cordélia BONAL

 


 

TROP C'EST TROP

 

Maltraitance : 18 millions d’enfants touchés dans la zone Europe

[27 septembre 2013 - 11h40]

 

Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé attire l’attention sur les mauvais traitements subis par les moins de 18 ans en Europe. Les chiffres font froid dans le dos. Plus de 18 millions d’enfants et d’adolescents seraient victimes de sévices dont les conséquences peuvent s’avérer mortelles… mais pas seulement.

Chaque année, la maltraitance entraîne – toujours dans la Région Europe de l’OMS (53 pays) – 852 décès chez les enfants de moins de 15 ans. Mais pour l’OMS, « la mortalité n’est que la pointe de l’iceberg. Selon les estimations, la prévalence de la maltraitance est beaucoup plus élevée, puisqu’elle atteint 29,1 % pour les sévices affectifs, 22,9 % pour les sévices physiques, et 13,4 % pour les abus sexuels chez les filles contre 5,7 % chez les garçons. »

Selon les représentants de l’organisation onusienne, « il est temps de reconnaître la maltraitance des enfants comme un problème de santé publique, et non pas uniquement comme un problème social et de justice pénale ».

Maltraitance, quelles conséquences ?

Outre son impact dévastateur sur la vie des jeunes, la maltraitance aurait de profondes répercussions sociales et économiques, se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards d’euros. « La maltraitance des enfants peut être à l’origine d’un quart de la charge des troubles mentaux comme la dépression, l’anxiété, les troubles de l’alimentation et du comportement, les tentatives de suicide, l’autodestruction et l’usage illicite de drogues » peut-on lire dans le rapport. « Elle influe sur la scolarité, en se répercutant négativement sur le niveau d’études et en entravant les perspectives d’emploi. Il existe également une importante corrélation avec les comportements sexuels à risque. On sait que les comportements violents se transmettent d’une génération à l’autre, et favorisent un engrenage de la violence. »

Précaires, des populations exposées

Les parents jeunes, célibataires et pauvres, présentant un faible niveau d’instruction et vivant dans des communautés défavorisées, semblent plus susceptibles de maltraiter leurs enfants. « L’acceptabilité sociale et culturelle de la punition physique des enfants, les inégalités, le stress économique et la législation sont autant de facteurs influant sur les taux de maltraitance. Il existe également (sans trop de surprise, ndlr) un lien important entre, d’une part, la maltraitance des enfants et, d’autre part, l’abus d’alcool et de drogues au sein de la famille, le stress parental et la violence domestique. Les enfants pauvres sont aussi les plus durement touchés : les taux de maltraitance mortelle sont en effet plus de deux fois supérieurs dans les pays à revenus faible et intermédiaire. »

Côté solutions, l’OMS, propose des programmes d’intervention ciblant les familles à risque, ou encore des campagnes médiatiques…

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : European report on preventing child maltreatment, 17 septembre 2013

 


 Beauté: des perturbateurs endocriniens dans 40% des produits

Publié par AFP le Vendredi 13 Septembre 2013 à 15h43

Près de 40% des produits d'hygiène-beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE), selon une étude rendue publique vendredi à Paris.

Selon cette étude réalisée sur une base de 15.000 produits de beauté-hygiène par l'institut indépendant de notation Noteo, les vernis à ongles arrivent en tête (74% d'entre eux contiennent au moins un PE) devant les fonds de teint (71%), les produits de maquillage pour les yeux (51%), les démaquillants (43%), les rouges à lèvres (40%), les soins du visage (38%) les déodorants (36%), les dentifrices (30%) et les shampoings (24%).

Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques interférant avec la régulation hormonale des êtres vivants et sont susceptibles de provoquer, même à très faibles doses, une grande variété d'effets, notamment sur le développement physiologique des individus exposés pendant la période intra-utérine.

Ils sont notamment suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

On en trouve dans les produits d'hygiène mais également dans les contenants alimentaires.

Parmi les PE les plus fréquemment utilisés dans les produits d'hygiène-beauté, on trouve les parabènes (23%) et le cyclopentasiloxane (15%), le triclosan n'étant présent que dans 1,3% des produits.

"On trouve souvent plusieurs de ces substances dans un même produit"...


 

Gâchis alimentaire : pas de quartier pour les morceaux !

Le 23 août 2013 à 13:27 par Roxane Clément · 1 commentaire 

1,3 milliards de tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans le monde. Selon les Nations-Unies, ce gâchis pourrait bénéficier à près de 870 millions d’individus, ce qui correspond à peu près au nombre de personnes sous alimentées à travers la planète. A travers son plan « Défi faim zéro » instauré en 2012, l’ONU souhaite sensibiliser plusieurs pays qui s’engagent désormais à éradiquer ce fléau. Petit tour d’horizon du gaspillage alimentaire. 

La France gâche… mais se soigne-t-elle ?

Les Français jettent en moyenne 20 kg de nourriture par an, dont 7 kg avec l’emballage, selon l’ADEME. A cela s’ajoute le gaspillage des agriculteurs, des industries, des transporteurs et de supermarchés… ce qui sale davantage le bilan : 110 kg par an et par habitant arrivent à la poubelle ! Pour lutter contre le phénomène, notre gouvernement a lancé, cette année, un «Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire » composé de 11 mesures. Un engagement déterminé a réduire de moitié le gâchis d’ici 2025 (voir la campagne de pub anti-gaspillage de juin 2013). Pour assurer la viabilité du projet, l’État tente de sensibiliser la population. En ce sens, une journée nationale « anti-gaspi » sera instaurée le 16 octobre prochain, en même temps que la « Journée mondiale de l’alimentation ». En attendant, les Français peuvent déjà s’impliquer.

Notre ordonnance contre la fièvre « jeteuse » 

- « Gaspi Finder » est un site internet qui permet à chacun de pouvoir réellement connaître la consommation d’un produit au delà de sa date de péremption. Il suffit simplement de retranscrire le code barre. Ce sont les yaourts et autres produits jetés à l’avance qui vont être contents !

- A Tours, des camionnettes anti-gaspillages sillonnent la ville dans le but de récolter des produits frais dont la date de péremption est dépassée mais qui restent propre la consommation. D’ailleurs, connaissez-vous Tristram Stuart ? Après avoir fait le tour des commerçants de sa ville pour récupérer les invendus et les aliments qui s’apprêtent à être jetés, cet auteur et historien british est devenu freegan : il se nourrit désormais dans les poubelles des supermarchés. Êtes-vous prêts à faire comme lui ?

- La bourse aux dons est un service qui met en relation professionnels (producteurs, industries agroalimentaires, distributeurs, transporteurs, restaurateurs…) et associations caritatives.

- Néoplanète vous donne ses astuces pour «éviter le gaspillage dans la cuisine ?»

- De nombreux sites proposent des conseils pour mieux ranger son frigo, pour cuisiner avec des produits dont les dates limites sont dépassées… comme alimentation.gouv.fr/ranger-son-frigo et cuisine-de-regine.over-blog.com

- Une nouvelle application vous incite à partager avec vos amis, voisins ou collègues, le surplus de nourriture qui encombre votre frigo.

http://e-rse.net/2013/08/partage-ton-frigo-nouvelle-application-anti-gaspillage/

Que fait la planète ?

- A Rio, l’ONU a lancé l’année dernière un vaste programme de lutte contre la faim dans le monde. Il se compose de cinq indicateurs : un accès entier à une alimentation adéquate, aucun enfant de moins de deux ans ne doit avoir de retard de croissance dû à une sous-alimentation, des systèmes agroalimentaires durables, une hausse de 100% de la productivité et des revenus des petits exploitants, aucune perte ou gaspillage. A noter que le Brésil est un pionnier de la démarche puisque le plan des Nations-Unies s’est largement inspiré du « Programme faim zéro ». Une initiative lancée par le gouvernement il y a dix ans et qui a permis de nourrir 28 millions de Brésiliens.

- Le gouvernement indien s’est récemment a voté une loi sur la sécurité alimentaire. Elle prévoit de subventionner l’achat de riz et de céréales pour 800 millions de personnes. La loi doit encore être validée par le parlement mais dans ce pays où 1 enfant de moins de 5 ans sur 2 souffre de malnutrition, ce texte est plus qu’attendu.

- L’Afrique est le pays le plus touché par la malnutrition. D’ailleurs, les initiatives concernent souvent le continent. C’est le cas de la CEDEAO qui a lancé plusieurs plans contre la faim ou encore de l’initiative «Purchase from Africans for Africa» (PAA) un programme alimentaire local qui est censé bénéficier aux populations rurales.

Alors bonnes intentions ou projets utopiques ?

Il faut savoir que l’alimentation est avant tout un produit spéculatif. La redistribution des pertes alimentaires pourrait fausser la valeur des produits déterminée par le marché. Dès lors, comment agir face à des organisations supranationales telles que la Banque Mondiale, le FMI, l’OMC et à toutes ces industries agroalimentaires comme Cargill qui détient plus de 26 % du    du blé produit dans le monde. Existe-t-il une réelle alternative au dictat des bourses ? Espérons-le…


 

La circoncision masculine, qu’est-ce que c’est ?

La circoncision masculine consiste en l’ablation du prépuce : une partie normale, saine et fonctionnelle du pénis.

Elle est le plus souvent effectuée sans aucune raison thérapeutique sur des bébés ou des enfants qui ne peuvent évidemment pas donner un consentement libre et éclairé.

Par conséquent, la circoncision constitue une grave atteinte à l’intégrité physique de l’individu qui la subie et pose un problème éthique fondamental.

La circoncision est irréversible : elle modifie de manière irréparable le corps de la victime en supprimant de manière définitive le prépuce et les fonctions qui y sont liées.

En France, voici ce que dit la loi :

Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui.

Le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir. - Article 16-3 du Code civil

De plus, le Code de déontologie médicale indique :

Aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux et, sauf urgence ou impossibilité, sans information de l’intéressé et sans son consentement.Article 41 du Code de déontologie médicale

La circoncision pratiquée sur un enfant en bonne santé consiste en l’ablation de tissus sains : il s’agit donc d’une mutilation sexuelle.

 

SOMMAIRE DE L’ARTICLE

 

  1. La circoncision : des origines à nos jours
  2.  Le prépuce : tous les bébés naissent avec
  3.  Prise en charge de la douleur
  4.  Techniques opératoires en milieu hospitalier
  5.  Les différents types de circoncision
  6.  Les conséquences de la circoncision
  7.  Une mutilation sexuelle banalisée
  8.  Le mouvement anti-circoncision
  9.  Aller plus loin

La circoncision : des origines à nos jours

La circoncision est l’opération chirurgicale la plus ancienne connue chez l’homme et la plus répandue encore aujourd’hui pour la population masculine.

Dès lors, plusieurs questions peuvent se poser :

Quelle est son origine, son histoire ?

  • Pour quelles raisons est-elle pratiquée ?
  • Dans quelles régions du monde ?
  • Comment est-elle réalisée ?
  • Quels sont les taux de prévalence dans les différents pays ?

Toutes les réponses à ces questions dans notre dossier : La circoncision dans le monde.

 

De plus, il existe de très nombreuses idées reçues sur la circoncision, lesquelles ont pour conséquence de pérenniser la pratique : tour d’horizon et explications.

Le prépuce : tous les bébés naissent avec !

Les  bébés de sexe masculin naissent avec un prépuce qui recouvre et protège le gland du pénis. De la même manière, les bébés de sexe féminin naissent avec un prépuce, appelé aussi capuchon du clitoris, qui recouvre et protège le gland du clitoris.

 Un peu d’anatomie : le prépuce, c’est quoi au juste ? Quelles sont ses fonctions ? Comment se développe-t-il ?  Lire notre article sur le prépuce ! Les parents se posent souvent des questions sur le décalottage et le phimosis : explications avec cette interview du Docteur Winckler.

 Il ne faut jamais forcer le décalottage : il est physiologiquement normal chez l’enfant que le prépuce soit collé au gland et ne puisse être rétracté.

 La rétraction du prépuce se fera de manière naturelle et progressive, au fil du temps, à un âge très variable qui s’étale de l’enfance à l’adolescence.

 Lorsque le décalottage est possible, le gland du pénis est mis à nu lors de l’érection :

 

Au repos, le prépuce recouvre et protège le gland. En érection, il se rétracte et assure le confort lors des rapports sexuels.

 Intact, entier, naturel : tels sont les qualificatifs que l’on peut employer pour parler d’un pénis qui n’a pas été altéré par la circoncision.

 Le terme « non-circoncis » est incorrect : dire qu’un pénis est non-circoncis suppose en effet que l’état normal d’un pénis est d’être circoncis, alors que l’état normal d’un pénis est d’être intact, avec un prépuce.

 Prise en charge de la douleur

 La circoncision est une opération très douloureuse et l’on sait aujourd’hui que le nouveau-né ressent la douleur comme l’adulte.

 L’idéal est d’effectuer une anesthésie générale mais cela comporte toujours un risque, surtout chez les plus jeunes. Et, même dans ce cas là, la blessure provoquée par l’ablation du prépuce continuera à faire mal et à gêner la victime plusieurs jours après l’opération.

 De plus, beaucoup d’enfants victimes de la circoncision ne reçoivent aucune anesthésie : c’est le cas aux États-Unis ou lors des circoncisions rituelles juives (y compris en France), musulmanes et autres.

Le saviez-vous ? Chez l’enfant le prépuce est physiologiquement collé au gland afin de le protéger. Lors de la circoncision, il faut alors séparer le prépuce du gland, ce qui est très douloureux.

 Un anesthésique local à base de crème EMLA est parfois utilisé, mais le Docteur Annequin a prouvé que cela n’était pas efficace.

 Interview du Docteur Annequin, spécialiste de la douleur chez l’enfant :

 Techniques opératoires en milieu hospitalier

 

Différentes méthodes et outils peuvent être utilisés pour amputer le prépuce : méthode traditionnelle avec des pinces ou dispositifs spécialement dédiés à la procédure comme nous le verrons plus loin.

 La circoncision, comme toute opération chirurgicale, ne peut se justifier qu’en cas de raison médicale valable et s’il n’y a pas d’autres moyens de soigner la maladie. Dans ce cas, on parle alors de posthectomie. Or la très grande majorité des circoncisions réalisées de par le monde le sont pour des raisons non-médicales, sur des enfants en bonne santé.

 Attention : de nombreuses posthectomies sont incorrectement diagnostiquées et pourraient être évitées !

 En effet, certains médecins mal renseignés ou pro-circoncision : 

  - ne savent pas différencier un phimosis pathologique d’un phimosis physiologique, qui ne nécessite pas de traitement ;

  - n’informent pas les parents sur les alternatives à la circoncision (dermocorticoïde, plastie du prépuce), qui devraient pourtant être proposées en premier ressort ;

  - effectuent des décalottages forcés qui entraînent des blessures et finalement le diagnostic d’une circoncision..

Les différents types de circoncision

 Selon le circonciseur et l’outil utilisé durant la procédure, différents résultats peuvent survenir et on peut catégoriser les circoncisions comme suit :

 Tout d’abord, la circoncision peut être soit serrée, soit relâchée :

 Circoncision « serrée » (tight) : lorsque beaucoup de peau a été excisée.

 Circoncision « relâchée » (loose) : une quantité variable de peau a été préservée.

 Ensuite la circoncision peut être soit basse, soit haute :

 Circoncision « basse » (low) : la cicatrice est proche de la couronne du gland car le circonciseur a enlevé plus de muqueuse que de peau.

 Circoncision « haute » (high) : la cicatrice est située sur la hampe du pénis car le circonciseur a enlevé plus de peau que de muqueuse.

 

En fonction du degré de circoncision subi, les hommes doivent utiliser leur salive ou un lubrifiant afin de se masturber ou se faire masturber : il n’y a en effet plus de prépuce ni assez de peau pour coulisser sur le pénis.

Les conséquences de la circoncision

 Quelle que soit la manière dont la circoncision ait été réalisée, chaque victime perd définitivement son prépuce et les fonctions qui y sont associées, en plus de garder une cicatrice souvent inesthétique ainsi qu’un gland kératinisé à l’aspect dur et sec, puisque la muqueuse de celui-ci n’est plus protégée par le prépuce.

En savoir plus : 

La circoncision a non seulement des conséquences sur la sexualité de l’homme… mais aussi de la femme : comprendre pourquoi.

 La circoncision peut entrainer des problèmes psychologiques chez l’enfant ou l’adulte : découvrez comment.

Le risque de complication est réel, même lorsque l’opération est réalisée par un professionnel de santé : en savoir plus.

Le saviez-vous ? Certains hommes circoncis se lancent dans une procédure de restauration du prépuce, leur permettant de regagner en sensibilité et d’améliorer ainsi leur sexualité et leur état psychologique.

 Une mutilation sexuelle banalisée

 Raisons de l’acceptation de la pratique 

Comment se fait-il que la circoncision soit considérée comme une pratique acceptable dans une société qui se dit civilisée et dans laquelle les enfants font l’objet d’une attention particulière 

Principalement parce que la procédure est médicalisée : c’est à dire qu’elle est réalisée par un médecin, avec des outils sophistiqués, dans un cadre sécurisé, etc.

 La circoncision est également victime d’une politique de banalisation à l’échelle internationale de la part des pro-circoncisions de tous bords.

 Ainsi, l’ignorance l’emporte : lorsqu’une personne entend parler de la circoncision pour la première fois, c’est souvent en des termes rassurants comme : « Oh, ce n’est rien : on enlève juste un petit bout de peau inutile, ça ne fait pas mal ! », voire en des termes favorables, comme : « Cela a même des avantages pour la santé ! », diffusant ainsi de nombreuses idées reçues.

C’est pourquoi l’opinion publique ne se scandalise pas, ne se pose pas de question sur le sujet ou se rassure derrière la médicalisation de la pratique.

Mutilation : un mot trop fort ? 

Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, la circoncision masculine est rarement considérée comme une mutilation sexuelle.

Pourtant, dès que l’on sort du milieu hospitalier, les gens sont généralement bien plus enclins à la considérer comme telle :

 Ce n’est pas parce que le circonciseur est un médecin et que la cave est remplacée par une salle d’opération que la circoncision cesse d’être une mutilation sexuelle : la médicalisation et la banalisation de la pratique la rende simplement « plus supportable » pour notre société, mais elle n’est pas pour autant plus tolérable. Les enfants continuent d’être mutilés et les circonciseurs rémunérés, même si cela est fait plus « proprement ».

 Et si les mutilations génitales féminines étaient médicalisées ? Faites par des médecins à l’hôpital, avec des niveaux de douleurs et de complications réduits, deviendraient-elles pour autant acceptables ? NON !

 Voilà pourquoi il faut rester prudent : certains partisans des mutilations génitales féminines essaient en effet d’amener à la médicalisation de la pratique afin de la faire mieux accepter aux yeux de tous.

 L’âge ne change rien

Un autre argument étrange considère que si la pratique est faite sur un enfant, alors elle est acceptable.

 Dans certaines régions du monde, des hommes adultes sont circoncis de force : personne ne conteste alors qu’il s’agisse d’une atteinte à leur intégrité physique et qu’ils aient été victime de mutilation sexuelle.

 Si l’on considère qu’un adulte a droit à l’intégrité génitale, pourquoi en serait-il différent pour un enfant ?

 De plus, un enfant n’est pas en mesure de fuir ou de se défendre : c’est pourquoi il doit être mieux protégé.

 Une opposition malheureuse

 La circoncision masculine se voit aussi refuser le statut de mutilation sexuelle car certains considèrent que cette appellation ne mérite de s’appliquer qu’aux femmes victimes de mutilations sexuelles, appelées mutilations génitales féminines (MGF). 

Est considérée comme mutilation génitale féminine toute procédure qui implique l’ablation totale ou partielle des organes génitaux externes de la femme et/ou toute autre blessure de ceux-ci pour raisons non-médicales.

Ainsi, l’ablation du capuchon du clitoris (équivalente à l’ablation du prépuce) ou une piqûre rituelle sans perte de tissus sont considérés comme mutilation génitale féminine, pas seulement l’excision du clitoris ou l’infibulation.

 Dans ce cas, comment ne pas considérer comme mutilation génitale masculine l’ablation du prépuce des petits garçons pour raison non-médicale ?

 Tous les êtres humains n’ont ils pas le même droit à l’intégrité physique ? 

Malgré cela, pour des raisons politiques ou stratégiques, les organismes et ONG comme l’Unicef ou Amnesty International refusent catégoriquement d’aborder la circoncision masculine et de la considérer comme mutilation sexuelle, trahissant ainsi leur mission de protéger tous les enfants.

Mutilation : non, le mot n’est pas trop fort !

 Toute procédure telle que l’ablation ou la blessure d’une partie du sexe féminin ou masculin, pour une raison non-médicale et sans le consentement libre et éclairé de l’individu, est une mutilation sexuelle.

 Aller plus loin

 Le sujet vous intéresse ? Vous souhaitez en apprendre plus sur la circoncision, ses causes et ses conséquences ?

 Pour d’autres sites internet sur le sujet, voir notre page Sites de référence sur la circoncision.

 Si vous recherchez un livre, la référence en français à ce jour est l’ouvrage de Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh : Circoncision masculine – circoncision féminine: débat religieux, médical, social et juridique (existe également en langue anglaise et arabe).

 Nous vous recommandons également de consulter notre chaîne vidéo sur laquelle vous trouverez de nombreux témoignages, ainsi que celle de notre ami James Loewen qui reste la référence en la matière.

 Pour passer rapidement en revue les différentes problématiques posées par la circoncision infantile, nous vous conseillons cette excellente conférence :

 


 

DE QUEL DROIT MUTILE-T-ON ? CETTE COUTUME  N'EST QU'UN ACTE DE BARBARISME CEUX QUI PRATIQUENT DE TELS ACTES SONT DES TORTIONNAIRES, COMMENT DES FEMMES PEUVENT-ELLES ÊTRE COMPLICES DE CES AGISSEMENTS ?  

Excision : 125 millions de victimes dans le monde

Les mutilations génitales infligées aux filles et aux femmes dans de nombreux pays sont un fléau. Comme chaque année, l’UNICEF publie un rapport sur l’évolution de la situation et les résultats de la lutte contre ces pratiques barbares. Si une légère amélioration est constatée, des millions de filles y sont encore soumises.

Le rapport se concentre sur la situation de 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Des régions, où les organisations internationales et les militants locaux luttent depuis de nombreuses années contre les mutilations génitales infligées aux filles.. Non sans succès. « Même dans les pays où ces pratiques néfastes sont universelles, une évolution en faveur de leur élimination est constatée », notent les auteurs du rapport. En effet, « la majorité de la population des pays concernés par les mutilations génitales féminines s’y oppose. » Pour autant plus de 125 millions de femmes et de filles en vie aujourd’hui en ont été victimes. Et au cours de la prochaine décennie, 30 millions d’autres seront à risque.

Selon les auteurs, cette contradiction s’explique par « l’écart qui existe entre l’opinion personnelle des populations et un sentiment d’obligation sociale solidement enraciné ». Résultat, cette pratique perdure, « d’autant plus qu’il reste difficile d’aborder ouvertement cette question intime et sensible ». C’est le cas en Somalie, en Guinée, à Djibouti et en Égypte, où « près de neuf femmes et filles sur dix ont été excisées dans le groupe des 15 à 49 ans. Et on ne discerne aucune baisse dans des pays comme la Gambie, le Mali, le Sénégal, le Soudan, le Tchad ou le Yémen ».

Un risque encore très élevé

Toutefois, des lois contre l’excision ont été adoptées ces dernières années dans la grande majorité des pays où cette pratique subsiste. Et « dans plus de la moitié des 29 pays où les mutilations sont concentrées, les filles d’aujourd’hui risquent moins d’être excisées que leur mère ». Celles de 15 à 19 ans sont trois fois moins susceptibles d’en avoir subi que les femmes de 45 à 49 ans. Notamment au Kenya et en Tanzanie. La prévalence a baissé de près de moitié chez les adolescentes du Bénin, d’Irak, du Libéria, du Nigéria et de la République centrafricaine.

« Les mutilations génitales constituent une violation du droit des filles à la santé, au bien-être et à l’autodétermination », rappelle Geeta Rao Gupta, directrice générale adjointe de l’UNICEF. Selon elle, « il ne suffit pas de légiférer. Ce qu’il faut à présent, c’est laisser les femmes et les filles, les hommes et les garçons, s’exprimer avec force et clarté pour annoncer qu’ils souhaitent l’abandon de cette pratique. »

En effet, « non seulement la majorité des femmes et des filles est contre cette pratique, mais un nombre important d’hommes et de garçons y est opposé. Dans trois pays (la Guinée, la Sierra Leone et le Tchad), les hommes sont même plus nombreux que les femmes à vouloir y mettre fin », notent les auteurs.

Pour accentuer la lutte contre ces pratiques, ils insistent « sur le rôle de l’éducation dans l’évolution des normes sociales. Un niveau d’instruction plus élevé chez les mères permettrait un risque moindre d’excision chez les filles ». Ils observent enfin que « lorsque les filles sont à l’école, elles peuvent s’associer à des groupes qui s’opposent elles aussi à ces mutilations ».

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : UNICEF, 22 juillet 2013

 


 

HPV : le vaccin protège aussi contre les cancers de la bouche et de la gorge

[18 juillet 2013 - 16h12] [mis à jour le 18 juillet 2013 à 16h14]

 Certains papillomavirus humain (HPV) sont surtout connus pour causer des cancers du col de l’utérus. C’est pourquoi seules les jeunes femmes sont aujourd’hui vaccinées contre les HPV de types 16 et 18. Or ils sont également à l’origine de tumeurs oropharyngées, c’est-à-dire situées dans la bouche et la gorge. Selon une étude du Centre internationale de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Lyon, ce vaccin pourrait aussi prévenir ces autres cancers.

L’étude du CIRC a été menée au Costa Rica, en collaboration avec des chercheurs de ce pays ainsi que la United States National Cancer Institute (NCI). En 2004 et 2005, un total de 7 466 femmes en bonne santé âgées de 18 à 25 ans ont été vaccinées contre les HPV 16 et 18. Parmi elles, 5 840 ont fourni des prélèvements buccaux, qui ont servi à évaluer l’efficacité du vaccin contre les infections orales à HPV. Le résultat s’est avéré excellent. L’étude a montré que l’immunisation avait permis une réduction de 93% de la prévalence de ces infections à haut risque de cancer jusqu’à 4 ans après l’injection !

« Le vaccin semble fournir une protection importante contre les infections HPV à l’origine de cancers oropharyngés », indique le Dr Rolando Herrero du CIRC, principal auteur de l’étude. « Ces résultats montrent que nous pourrions être en présence d’un important outil de prévention primaire de ces infections dernièrement en augmentation. »

Une infection, plusieurs localisations

Plus connus pour causer le cancer du col de l’utérus, les virus HPV sont par ailleurs à l’origine de près de 85 000 cas de cancers oropharyngés chaque année dans le monde. Les hommes y étant 4 fois plus sujets que les femmes. Et ces 20 dernières années, l’incidence de ces tumeurs a considérablement augmenté. Ce constat est particulièrement sensible aux Etats-Unis et en Europe, chez les hommes et les personnes jeunes, en raison d’une hausse des pratiques de sexe oral. C’est pourquoi les auteurs prévoient qu’il pourrait y avoir, à l’horizon des 10 prochaines années, davantage de cas de cancers de la gorge et de la bouche que de cancers du col de l’utérus liés aux HPV.

« Notre étude a permis de montrer l’intérêt du vaccin contre les cancers oropharyngés chez les femmes. Si des résultats similaires étaient observés chez les hommes, la vaccination des garçons pourrait devenir une importante mesure de santé publique », conclut le Dr Herrero.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : CIRC, 18 juillet 2013


 

Des perturbateurs endocriniens dans les fraises ?

 

Rouges et juteuses, les fraises sont de saison. Elles sont particulièrement appréciées des enfants et… des femmes enceintes. Générations Futures alerte sur le fait qu’une partie de ces fruits serait contaminée par des pesticides perturbateurs endocriniens ! Pour l’association française, cette situation est d’autant plus « inacceptable » que certains produits sont interdits en France.

Selon la définition de l’OMS, « les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques, d’origine naturelle ou artificielle, étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien. Elles induisent ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants ».

Les représentants de Générations Futures ont analysé 49 échantillons de fraises commercialisées en France, précisément dans des supermarchés de Picardie et de Haute-Normandie. Les barquettes en question provenaient de France et d’Espagne.

Leurs résultats mettent en évidence la présence de nombreux perturbateurs endocriniens dans les fruits analysés. Au total, 71,42% des échantillons renfermaient ce type de pesticides…

Des pesticides interdits dans les cultures

Les auteurs ont identifié 8 perturbateurs endocriniens : chlorpyriphos-ethyl, endosulfan, flutriafol, iprodione, myclobutanil, penconazole, pirimicarb, triadimenol. Le plus inattendu étant que certaines de ces molécules sont purement et simplement interdites en Espagne comme en France.

C’est le cas de l’endosulfan, un insecticide organochloré interdit en Europe depuis 2005 et inscrit sur la liste des Polluants Organiques Persistants. Dans le cadre de la convention de Stockholm, il devrait d’ailleurs être éliminé au niveau mondial. D’après les analyses de Générations Futures, 2 échantillons français sur 26 en contenaient. Par ailleurs, 2 échantillons espagnols sur 23 renfermaient du carbosulfan, un insecticide hors-la-loi en Europe depuis 2007.

Certains pesticides, autorisés dans les deux pays, sont toutefois interdits dans la production de fraises. C’est le cas de la flonicamide et de l’acétamipride retrouvés dans des échantillons français. Mais aussi du spirotetramat et du dimetomorphe présents dans des prélèvements  espagnols.

« Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides perturbateurs endocriniens et d’adopter une stratégie nationale ambitieuse », insiste François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « De plus, la présence de pesticides interdits en Europe ou sur la culture de la fraise dans plus de 18% des échantillons testés est proprement inacceptable. »

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : Générations Futures, 9 juillet 2013

 


 

Les températures grimpent, la prudence aussi…

 

Plus de 30°C ! Les prochains jours s’annoncent chauds sur l’Hexagone. Si elle s’est fait attendre, cette vague de chaleur ne doit pas en faire oublier les dangers. D’autant qu’après un printemps morose, nos organismes sont très peu habitués à ces températures élevées… Rappels pour éviter le coup de chaleur.

Le coup de chaleur survient lorsque le corps ne parvient plus à réguler sa température qui ne cesse d’augmenter. Ce phénomène se traduit par une fièvre élevée, une rougeur au niveau du visage, des maux de tête, une forte sensation de soif, des vertiges, une faiblesse musculaire, voire des vomissements… Cette menace pèse principalement sur les personnes vulnérables, enfants, seniors et malades chroniques en tête.

« Le coup de chaleur est une urgence » vitale annonce la Croix-Rouge française. « La mortalité a diminué ces dernières années du fait d’une meilleure prise en charge et d’un traitement précoce et efficace mais elle reste encore autour de 10%. L’évolution est le plus souvent favorable, mais le coup de chaleur peut laisser parfois persister des séquelles (crampes, troubles neurologiques). »

Pour éviter le coup de chaleur, respectez avant tout les conseils élémentaires en matière d’hydratation et d’exposition au soleil. Veillez à boire le plus souvent possible et en abondance (au moins 1,5 litre d’eau par jour). Protégez-vous du soleil et de la chaleur. Evitez de sortir aux heures les plus chaudes de la journée, entre 12h et 16h. Rafraîchissez-vous régulièrement : douche, bain, serviettes humides, brumisateur, les solutions ne manquent pas.

Que vous soyez ou non en vacances, n’oubliez pas les indispensables chapeaux, vêtements légers. Vous vous rendez à la plage ? Glissez un parasol dans le coffre de la voiture. Il protégera ainsi toute la famille.

Si vous suivez un traitement, respectez les posologies et les heures de prise de vos médicaments telles qu’elles ont été indiquées par votre médecin et votre pharmacien. Au moindre doute, n’hésitez pas à les interroger.

Si vous êtes témoin d’un coup de chaleur, composez sans attendre le 15 pour le SAMU, le 18 pour les pompiers ou le 112, le numéro d’urgence européen. En attendant, votre objectif sera de refroidir et de réhydrater la victime. Faites-lui d’abord boire de l’eau en petites quantités, et aspergez-la d’eau fraîche, au niveau notamment de la tête et de la nuque.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : David Picot

Source : Croix-Rouge française, consultée le 8 juillet 2013


 

Préservatif : ne faites pas capoter votre première fois

L’été est souvent une période propice aux rencontres. Parfois amoureuses et d’autres fois sans lendemain. Mais toujours avec un préservatif. Il semble donc particulièrement utile de faire un rappel des principales précautions à prendre. Notamment pour celles et ceux qui pour la première fois goûteront aux plaisirs charnels. Le Dr Christian Jamin, gynécologue à Paris, vous délivre des conseils précieux dans la vidéo ci-dessous.

Pharmacie, parapharmacies, grandes surfaces, stations-services, bureaux de tabac, distributeurs dans les bars, les boîtes de nuit… Autant dire que vous n’aurez aucune difficulté à trouver un préservatif masculin. Il en existe différentes sortes : lubrifiés ou non, avec ou sans réservoir à l’extrémité. Veillez à ce que la date limite d’utilisation inscrite sur l’emballage ne soit pas dépassée. Et vérifiez que le marquage CE y figure également. Sachez également que les préservatifs doivent être conservés dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et de la lumière directe du soleil. Jamais par exemple, dans la boîte à gants de la voiture ou dans le portefeuille pendant des mois.

Pour la première fois, entraînez-vous !

« Pour varier les plaisirs, et répondre à toutes les pratiques et toutes les envies, il existe toute un gamme de préservatifs adaptés à tous les budgets », indique l’Institut national de Prévention et d’Education à la santé (INPES). « Les classiques, souvent plus économiques ; les ultrafins qui se font oublier ; les parfumés à la fraise, banane, vanille ; les anatomiques, pour plus de confort… »

Pour éviter de déchirer le préservatif, ouvrez l’emballage par une de ses extrémités. Lors de la mise en place, pincez le réservoir (ou l’extrémité s’il n’a pas de réservoir) pour en chasser l’air. Déroulez-le ensuite aussi bas que possible sur le pénis en érection. A l’issue du rapport, retirez-vous en retenant le préservatif à la base du sexe. Vous éviterez ainsi qu’il ne glisse et laisse échapper du sperme. Après l’avoir ôté, nouez-le et jetez-le à la poubelle. Vous n’en avez jamais utilisé ? N’hésitez pas à essayer toutes ces manipulations mais aussi à regarder la vidéo.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : Interview du Dr Christian Jamin, gynécologie à Paris au 23e Salon de gynécologie obstétrique pratique, 20, 21 et 22 mars 2013, Paris

 


 

Ramadan : hydrater les enfants à toute heure !

 

Le Ramadan se déroulera cette année du 9 juillet au 8 août. Cette tradition musulmane est un des 5 piliers de l’Islam. Il consiste à jeûner de l’aurore au coucher du soleil, pour les adultes pratiquants. En principe, les enfants en sont exemptés jusqu’à la puberté. Toutefois, certains d’entre eux commencent bien avant. Pour ne pas les exposer à une déshydratation, les parents doivent s’assurer qu’ils boivent de l’eau tout au long de la journée.

En principe, le Ramadan ne se pratique pas avant la puberté. Pourtant, « de nombreuses familles n’attendent pas et habituent progressivement leurs enfants au jeûne quotidien », explique le Dr Arnault Pfersdorff, pédiatre au CHU de Strasbourg. De plus « les petits eux-mêmes demandent à participer à la fête, comme les grands. »

Certains commencent même très jeunes. « Il n’est pas rare de voir des enfants accompagner leurs parents dans le Ramadan dès l’âge de 5 ou 6 ans, sans pour autant respecter une stricte observance », poursuit-il. En effet, « ils ne peuvent et ne doivent pas suivre les même règles que les adultes. Boire de l’eau tout au long de la journée est primordial pour eux. » Un enfant, plus il est jeune, plus il se déshydrate vite.

Alimentation et sommeil suffisants

Cette année, le Ramadan se déroule au mois de juillet. « Il fera donc probablement chaud. Mais surtout, le jeûne sera difficile car il correspond à la période entre le lever et le coucher du soleil, particulièrement longue en cette période de l’année », note le Dr Pfersdorff. Il faut faire très attention à ce que les enfants n’en fassent pas trop. « Dans les CHU, nous sommes prévenus, il y a toujours des cas de déshydratation chez les plus jeunes observant le Ramadan, mais la situation est bien meilleure qu’il y a 20 ans », précise-t-il. Aujourd’hui, « les parents sont sensibilisés. »

Autre conseil d’importance : « Si l’enfant souhaite respecter le jeûne alimentaire du Ramadan, les parents doivent veiller à ce qu’il s’alimente bien avant le début de la journée », insiste le Dr Arnault Pfersdorff. Pour le petit déjeuner, donnez-lui des sucres lents, des protéines, un laitage, un fruit et une boisson. Dans le cas contraire, il risque d’être victime d’une hypoglycémie en cours de matinée. Quant au soir, le moment où toute la famille se réunit pour se restaurer et faire la fête, « il ne faut pas que l’enfant mange trop. Et bien entendu, il doit aller se coucher à une heure raisonnable, même si ce sont les vacances et qu’il a envie de participer à la fête avec les autres », conclut-il.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : interview du Dr Arnault Pfersdorff, pédiatre au CHU de Strasbourg, 12 juin 2013

 


 

Ramadan : de l’eau, de l’eau…

Le Ramadan approche ! Pour la majorité des Musulmans, ce mois sacré de l’année est synonyme de jeûne. Du lever au coucher du soleil, il n’est ainsi pas permis de s’hydrater. Or cette année encore, le Ramadan aura lieu en plein été !

Il est important de bien s’hydrater correctement au cours de la période de rupture du jeûne car les journées sont plus longues et plus chaudes en été.  Et le risque de déshydratation est majeur. Rappelons que ce dernier se manifeste par une sensation de soif intense, une sécheresse de la peau et des muqueuses. Dans les cas les plus graves, la déshydratation peut entraîner un dysfonctionnement cérébral (coma…) voire la mort. Le risque est d’autant plus important pour tous ceux qui travaillent en extérieur. C’est le cas des professionnels du BTP par exemple.

Privilégiez les fruits riches en eau

D’ailleurs pour réactiver l’organisme sans l’agresser, l’idéal est de rompre le jeûne avec une boisson. Que ce soit un café, un thé, un verre d’eau voire un verre de lait comme le font notamment les berbères du sud marocain. Patientez quelques minutes. La sensation de faim va alors baisser et c’est à ce moment précis que vous pourrez passer à table.

Selon le Dr Laurence Benedetti, micro-nutritionniste à Paris, « il est préférable de consommer des aliments aqueux, comme les concombres, les endives, les pastèques, les melons, les pamplemousses ». Et buvez donc en abondance ! Par ailleurs, si vous suivez la période de jeûne tout en vous hydratant et en vous alimentant de manière intelligente, vous en retirez des bénéfices. Votre organisme va se mettre à brûler des graisses qu’il n’a jamais l’occasion d’éliminer. Des réserves inutiles qui en temps normal encombrent l’organisme. A ce niveau l’eau joue un rôle essentiel. Seule l’eau va aider notre corps à se débarrasser de toutes sortes de déchets. Ne vous en privez surtout pas !

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet- Edité par : David Picot

Source : Interview du Dr Laurence Benedetti, 17 juin 2013

 


 

Pendant le Ramadan, suivez le bon régime…

 

Stricte abstinence pendant la journée, suivie d’excès nocturnes. Le Ramadan (qui se tient cette année du 9 juillet au 8 août) modifie la façon de s’alimenter des pratiquants. La nourriture riche en sucre et en graisse est souvent privilégiée. Les hypoglycémies diurnes ne sont alors pas rares. Pour éviter toute carence, voici quelques conseils qui vous aideront à passer ce moment en toute sérénité.

Jeûner le jour, manger la nuit. Durant le Ramadan, les apports alimentaires augmentent de façon spectaculaire dans un laps de temps court. « Il faut donc veiller à structurer les prises alimentaires autour de 3 repas et éviter de grignoter continuellement tout au long de la soirée », explique l’Association française des diabétiques. « Un petit déjeuner pris très tôt, un déjeuner  – à la rupture du jeûne- et un dîner dans la nuit sont idéaux. L’hydratation – eau, thé, café – doit être suffisante et régulière… »

En pratique :

  • Pour rompre le jeun – et avant même de manger- commencez par boire. Voilà qui aidera votre organisme à se réhydrater. Ensuite, ne surchargez pas votre estomac en voulant rattraper le retard. Débutez par exemple par une soupe et attendez une heure ou deux avant de faire un repas plus conséquent ;
  • Lors de ce repas, pensez aux vitamines et autres minéraux. Ainsi devra-t-il être composé de sucres lents (riz, pâtes, semoule…) pour l’énergie ; de viande, poisson, œuf, fromage ou lentilles pour les protéines ; de légumes et fruits frais pour les vitamines et les fibres. Sans oublier de vous hydrater en abondance, dès la rupture du jeûne et avant sa reprise ;
  • Pensez aussi aux oléagineux (noix, noisettes…) et aux fruits secs comme les dattes qui permettent de fournir de l’énergie tout au long de la journée ;
  • Ne succombez pas à la tentation de vous jeter sur les premières pâtisseries venues. Délicieuses certes, elles ne combleront pas votre faim et ne seront d’aucune aide pour tenir le cap ;
  • Enfin, évitez de consommer trop d’épices, d’aliments frits et/ou trop gras, trop sucrés, trop salés. Responsables d’irritations de l’estomac, ils peuvent entraîner des douleurs ou des ballonnements.

Et bien entendu, ne présumez pas de vos forces. N’hésitez pas à rompre le jeûne si vous êtes victime d’un malaise. Le mieux reste encore d’en parler avec votre médecin.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Association française des diabétiques, consultée le 14 juin 2013

 


 

 

Actions de groupe : la France met les freins

S’unir en collectif pour mener une démarche juridique. C’est ce qui s’appelle une « action de groupe », ou encore une « class action » dans les pays anglo-saxons. En France, cette démarche est interdite. Réclamé de longue date par les associations, ce dispositif va être discuté dans le cadre du projet de loi sur la consommation, qui sera débattu en séance publique à l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Mais seuls les litiges à la consommation seront concernés. Le domaine de la santé est ainsi exclu. Les associations de patients s’insurgent contre une disposition « réduite à la portion congrue ».

« L’action de groupe ‘à la française’ aurait pu être une formidable avancée citoyenne », soulignent les représentants des plusieurs associations œuvrant dans les domaines de la santé ou de l’environnement. Or, les dispositions du projet de loi en rapport avec ces « class actions » « se voient réduites à la portion congrue : le litige à la consommation ». Et ce, alors même que « ce dispositif était attendu principalement par les victimes de dommages corporels, notamment dans les domaines de la santé, et pour les dommages à l’environnement ». Ne seront donc concernés que les dommages matériels, en matière de consommation et de concurrence.

Des actions trop complexes ?

En France, « les victimes des scandales sanitaires ne sont quasiment jamais indemnisées », reproche l’association des accidentés de la vie et la Sécurité sanitaire (FNATH) et le Collectif Europe et Médicament. Pour elles pourtant, « l’action de groupe est particulièrement adaptée aux victimes des scandales sanitaires, nombreuses mais isolées ». Cette procédure, en place dans de plusieurs pays comme l’Australie, le Brésil, le Canada ou les Etats-Unis, permet à une association ou un groupe d’individus victimes d’un même préjudice, de saisir un juge.

Les associations argumentent que les actions de groupe permettent :

  • « La cohérence et l’efficacité, puisque la justice traite simultanément un ensemble de dossiers ;
  • L’égalité, en offrant aux victimes des indemnités similaires pour des dommages comparables ;
  • plus d’équilibre dans le rapport de force entre l’industrie pharmaceutique puissante et des victimes regroupées ».

Elles demandent « instamment au gouvernement et à l’ensemble des députés et sénateurs d’étendre l’action de groupe ‘à la française’ prévue par le projet de loi sur la consommation aux dommages des produits de santé et environnementaux ».

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : Le Collectif Europe et Médicament, la FNATH, association des accidentés de la vie et la Sécurité sanitaire (groupe des 9), 19 juin 2013 – Les associations de victimes de produits de santé et le réseau environnement santé, 19 juin 2013


 

Des milliards de criquets inquiètent Madagascar

Madagascar subit actuellement à une invasion majeure de criquets migrateurs. Des scientifiques français sonnent l’alarme : « les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des populations rurales sont sérieusement menacés ». Comment la lutte contre ce fléau s’organise-t-elle ? Etat des lieux.

Criquets et… criquets. Comme nous l’explique Jean-Michel Vassal, chercheur au Cirad et spécialiste de la question, « il existe deux types de criquets : les sauteriaux et les locustes. Ces derniers ont deux types de comportements : solitaire et grégaire ». Tantôt ils vivent en solitaire et demeurent inoffensifs. Tantôt ils se lient les uns aux autres pour former progressivement des essaims. Ainsi rassemblées, ces acridés sont potentiellement redoutables. Et pour cause : la taille d’un essaim varie entre un et… plusieurs centaines de kilomètres carrés ! Avec parfois jusqu’à 80 millions de criquets par kilomètre carré.

Les criquets s’attaquent aux cultures, notamment de céréales. Comme le souligne l’Organisation des Nations-Unies pour la Alimentation et l’Agriculture (FAO), « un criquet pèlerin ailé par exemple, consomme quotidiennement son propre poids en nourriture fraîche, soit environ 2 grammes. Une très petite partie d’un essaim de taille moyenne (soit environ une tonne de criquets) consomme en une journée la même quantité de nourriture que 10 éléphants, 25 chameaux ou encore 2 500 personnes ».

Des invasions récurrentes… Depuis quelques semaines des essaims de criquets migrateurs ravagent Madagascar et ses cultures. « Le phénomène est récurrent » se désole de son côté le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Ses scientifiques en appellent une nouvelle fois à la communauté internationale. Et pour cause, à leurs yeux, « la prévention est en jachère. Dès 2010, un an après la fin du dernier projet d’assistance, le risque d’invasion réapparaissait ».  Et aujourd’hui, « on retrouve les conditions écologiques favorables aux criquets (les dernières en date créées par le passage du cyclone Haruna sur le Sud les 22 et 23 février 2013), mais aussi une prolifération des criquets passée inaperçue, ou non traitée à temps ».

Une lutte difficile. Les scientifiques font également référence à une crise politique subie par Madagascar depuis mars 2009. « Elle a entraîné une réduction drastique de l’aide internationale » pour lutter contre les essaims et les bandes larvaires qui jonchent les sols.

Les méthodes de prévention consistent surtout à appliquer des insecticides, principalement des organophosphorés, en faible quantité concentrée avec des pulvérisateurs. Et le Cirad de conclure : « Les financements nécessaires ont ainsi cruellement manqué et seuls 30% des besoins semblent avoir été couverts. Chaque invasion produit à chaque fois les mêmes effets »….

Et en France ? « La dernière pullulation d’un criquet locuste a eu lieu en 1945 dans les Landes », poursuit Jean-Michel Vassal. « Le criquet migrateur en fut le responsable. Cette espèce est présente en France, mais sans pulluler ni faire d’essaims. Dans les Antilles, seuls quelques criquets pèlerins ont été aperçus ainsi qu’en Guyane en 1987. Ils n’ont pas survécu dans cet environnement humide. En France, en 2004, on a vu sur les plages de Palavas des criquets pèlerins ayant traversé la méditerranée. Les essaims de criquets pèlerins, en fonction des vents, tornades, orages, peuvent donc arriver à traverser l’Atlantique. »

Pour en savoir davantage sur ce sujet, visitez ce site conçu par le Cirad et dédié aux criquets : http://locust.cirad.fr/

Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Interview de Jean-Michel Vassal, 20 juin 2013 - Cirad, 18 juin 2013 – FAO, Questions fréquemment posées (QFP) au sujet des criquets, site consulté le 20 juin 2013

 


 

La chasse à l’ambroisie est ouverte

Il suffit de quelques grains de pollen d’Ambrosia artemisiifolia L. pour que les manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles. Le pic se situant généralement en août-septembre. Les plus courantes sont des rhinites, des conjonctivites, ou des symptômes respiratoires tels que la trachéite, toux et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition d’un asthme ou provoquer son aggravation. En France, la région Rhône-Alpes est la plus affectée, avec en 2011, plus de 200 000 patients pris en charge.

Quelles méthodes d’arrachage ?

Aujourd’hui, cette plantes’étend peu  à peu à l’ensemble du territoire, où elle colonise une grande variété de terrains : espaces agricoles, terrains vague, chantiers de construction… Face à cet envahisseur, les pouvoirs publics se mobilisent. ©Observatoire de l’ambroisie

Un observatoire de l’ambroisie a d’ailleurs été créé en 2011 afin de coordonner les actions. Ce dernier souligne que « pour éviter la production de pollen et limiter la reproduction et l’expansion de cette espèce, les plants d’ambroisie doivent être systématiquement détruits. Il est en effet possible de les éliminer dès le mois de juin, quand ils sont suffisamment développés pour être reconnaissables et avant le démarrage de la floraison à la mi-juillet ».

« La destruction peut se faire par arrachage, tontes ou fauchages répétés », indique l’Observatoire. « La lutte chimique peut être utilisée en dernier recours ». Même si la pollinisation n’a pas encore débuté, il est fortement recommandé de porter des gants de jardinage. « Par précaution, les personnes allergiques au pollen doivent évidemment s’abstenir de tout contact avec la plante, même non fleurie ». Par ailleurs, les terrains ne doivent pas être laissés nus ou en friche, mais être couverts systématiquement : paillage, copeaux de bois, légumineuses… « La durée de vie dans les sols des semences d’ambroisie étant de plusieurs années, les actions de lutte doivent être menées sur le long terme ».

 Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : Ministère des Affaires sociales et de la Santé, ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, INRA, Observatoire de l’ambroisie, 18 juin 2013

 

 


 

La malnutrition, l’ennemi public numéro 1

 

Une alimentation équilibrée et en quantité suffisante n’est pas encore à la portée de tous. C’est le triste constat établi par les chercheurs de la John’s Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore (USA), et publié dans la revue The Lancet. A cette occasion, l’OMS et la FAO tirent aussi la sonnette d’alarme en soulignant l’urgence de la situation. La malnutrition « doit être une priorité de santé publique », estiment ces organisations.

La malnutrition « concerne l’insuffisance ainsi que l’excès de nourriture » mais aussi l’ingestion « de mauvais types d’aliments »  explique l’OMS.  C’est un fléau mondial. Mais elle touche particulièrement les pays en développement. Ainsi, 75% des enfants en surpoids vivent dans ces pays. « La prévalence a presque doublé en Afrique ces 20 dernières années », souligne l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Surpoids et obésité sont en effet des conséquences d’une malnutrition. Toutefois, la principale préoccupation reste la sous-nutrition, qui concerne plus de 100 millions d’enfants de moins de 5 ans à travers le monde.

Le Pr Robert Black et son équipe de la John’s Hopkins Bloomberg School of Public Health, ont analysé les différentes causes de la malnutrition. Pour eux, « la carence en vitamines et minéraux tels que la vitamine A, le zinc, le fer et le calcium, ainsi que l’absence d’allaitement au sein entraînent un retard de croissance et un faible poids des plus jeunes. » Le retard de croissance affectait ainsi en 2011 environ 165 millions d’enfants dans le monde. Conséquence, ces derniers sont davantage susceptibles de développer une maladie infectieuse et de mourir prématurément.

L’alimentation équilibrée : moteur du développement

« Les pays ne réussiront pas à rompre le cercle vicieux de la pauvreté tant qu’une proportion importante de leur population souffrira de malnutrition », estime Robert Black. « Une alimentation équilibrée et suffisante est un moteur fondamental du développement. »

Pour combattre efficacement la malnutrition dans le monde, il met l’accent sur « les 1 000 premiers jours de l’enfant, dès sa conception ». D’où l’importance de l’alimentation des femmes enceintes. Pour améliorer significativement la santé maternelle et infantile, l’équipe de Robert Blacka donc établi une série d’actions utiles en matière de nutrition. Tout d’abord, « l’allaitement maternel doit être recommandé ». Il s’agit aussi de fournir à ces populations :

  • « De l’acide folique, du calcium, des protéines et des micronutriments aux femmes enceintes ; »
  • « De la vitamine A et du zinc aux enfants de moins de 5 ans. »

Ces actions auraient pour conséquences une amélioration de l’état de santé de très nombreuses personnes, dont « 2 milliards souffrent d’une ou plusieurs carences en micronutriments », souligne l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dénonçant les coûts sociaux et économiques considérables qu’occasionne la malnutrition, son directeur général, José Graziano da Silva, a appelé à « redoubler d’efforts pour éradiquer la faim et la malnutrition. »

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : FAO, 4 juin 2013 – Lancet, 5 juin 2013 – OMS, 5 juin 2013

En savoir plus

La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture – rapport 2013

Source : FAO

 


 

  

Cabines de bronzage : pour l’Académie de médecine, c’est non

En cette journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau, l’Académie nationale de médecine tire à boulets rouges sur les cabines de bronzage. Et pour cause : « près de 5% des mélanomes leur sont attribuables ».

Depuis 1980, le nombre de cancers de la peau, en particulier le mélanome, a presque doublé tous les dix ans. « Il est aujourd’hui reconnu que les UV reçus des lampes s’ajoutent à ceux reçus du soleil et augmentent les risques de cancers tout en accélérant le vieillissement de la peau ». indique l’Académie. « On peut redouter que le nombre de décès s’accroisse dramatiquement à court terme si le marché du bronzage développe son potentiel commercial ».

Les conditions météorologiques maussades ces jours-ci font craindre aux académiciens une ruée vers les centres de bronzage. « Cela risque de inciter (le public) à céder aux sirènes du soleil artificiel ». C’est pourquoi, l’Académie rappelle qu’il s’agit là « d’une pratique notoirement reconnue à risque par l’ensemble des autorités scientifiques et sanitaires de par le monde ». En effet, selon le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), « l’augmentation du risque de cancers cutanés est de l’ordre de 75% pour les moins de 30 ans ayant recours aux UV artificiels au moins une fois dans leur vie ».

Risques de cancers et vieillissement de la peau

En réalité, les risques spécifiques des UV artificiels viennent des rayons UVA qu’ils émettent et de leur énergie supérieure au rayonnement solaire. « Ils peuvent entraîner en très peu de temps des brûlures graves chez des individus particulièrement sensibles ou photo-sensibilisés, par exemple, par la prise de médicaments ».

L’Académie tient également à préciser que « les séances d’UV ne préparent pas la peau au bronzage ». Elle insiste sur le fait que « les solariums sont déconseillés aux personnes souffrant de problèmes dermatologiques. Les UVA provoquent un affaiblissement du système immunitaire (et) favorisent l’apparition de maladies opportunistes d’origine virale, bactérienne et parasitaire ». Par ailleurs certains médicaments ont un effet photo-sensibilisateur. Autrement dit en leur présence, la peau réagit. C’est le cas des antibiotiques, des antidépresseurs, et de l’amiodarone, un traitement de la fibrillation auriculaire. Une bonne raison, à l’approche de l’été, de rappeler l’importance de lire attentivement la notice des médicaments.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : Académie nationale de médecine, 29 mai 2013

 


 

Grossesse et pesticides : l’inquiétant constat breton

Une étude française met une nouvelle fois en évidence les risques associés aux pesticides pour la femme enceinte. Les auteurs alertent plus particulièrement celles qui vivent à proximité de zones de cultures céréalières. Ils ont en effet relevé des « perturbations métaboliques » spécifiques chez certaines d’entre elles.

Ce n’est pas nouveau, « l’utilisation de pesticides provoque la contamination des différents compartiments de l’environnement (air, eau, sols, aliments) et par voie de conséquence la possibilité d’une exposition de la population générale », rappelle l’INSERM dans un communiqué de presse.

Dans cette optique, Sylvaine Cordier et son équipe (Unité mixte INSERM, Université de Rennes 1, et Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique « Institut de recherche, santé, environnement et travail ») travaillent sur la cohorte PELAGIE depuis plusieurs années. Cette étude dont l’acronyme signifie Perturbateurs Endocriniens, étude Longitudinale sur les Anomalies de la Grossesse, l’Infertilité et l’Enfance a été lancée en 2002 en Bretagne. Elle est réalisée auprès de 3 500 familles.

Des modifications physiologiques…

Dans la revue en ligne Plos One, ils publient les résultats d’un travail réalisé auprès de 83 femmes enceintes. Celles-ci ont été réparties en 3 groupes selon qu’elles résidaient  dans des communes où les cultures céréalières étaient plus ou moins présentes. Des prélèvements urinaires ont également été réalisés au cours du premier trimestre de la grossesse.

Les premiers résultats mettent en évidence des « modifications physiologiques et des perturbations individuelles chez les femmes qui résident dans des communes où les cultures de céréales sont fortement présentes», nous a précisé Sylvaine Cordier. Ces éléments conduisent donc les chercheurs à suggérer « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides ».

Les éventuelles conséquences cliniques, pour la femme comme pour l’enfant à naître, doivent cependant encore être évaluées précisément. Ce sera d’ailleurs « l’objectif des travaux suivants puisque les enfants sont également suivis sur le long terme », conclut la scientifique. « Nous allons également essayer d’identifier les pesticides en question ».

Ecrit par : David Picot - Edité par Marc Gombeaud

Source : INSERM, 23 mai 2013 - PLoS ONE 8(5): e64433. doi:10.1371/journal.pone.0064433

 


 

 

L’assainissement pour tous : 2,4 milliards de personnes attendent toujours

Selon un rapport commun de l’OMS et de l’UNICEF, en 2015, près de 2,4 milliards de personnes dans le monde seront toujours privées des installations d’assainissement les plus élémentaires. Un chiffre qui malheureusement n’a guère évolué au cours des dernières années.

Il sera donc extrêmement difficile d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement concernant l’assainissement. Lesquels prévoyaient d’ici 2015 donc, de réduire de moitié le nombre de personnes dépourvues d’accès à un « assainissement amélioré ». La situation est la plus grave dans la Région africaine de l’OMS, où le pourcentage de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées n’est passé que de 30% en 1990 à 34% en 2008.

Au total dans le monde, 1,2 milliard de personnes défèquent en plein air. Et près de 40% de la population mondiale n’a pas accès à des sanitaires.  Résultat, chaque année, quelque 1,6 million d’enfants décède de maladies liées à l’eau et à un assainissement insuffisant.  A noter que le monde rural est particulièrement frappé. Plus de 7 personnes sur 10 sans accès à un assainissement de qualité vivent dans les campagnes.

L’état de l’assainissement demeure un indicateur extrêmement important du développement humain.

« L’accès à l’assainissement engendre des bénéfices à tous les niveaux et permet de réduire d’environ un tiers le taux global de mortalité infantile » indique les Nations-unies.

Aller plus loin : Téléchargez le rapport OMS et UNICEF.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : OMS/UNICEF, 13 mai 2013

 


 

 

Grand Prix moto, gare aux oreilles

Le circuit Bugatti du Mans accueille à partir de ce vendredi et jusqu’au dimanche 19 mai, le Grand Prix de France moto 2013. Toujours impressionnante, la course expose à des niveaux sonores qui peuvent altérer votre audition. C’est pourquoi comme l’an dernier, l’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire mène des actions de prévention tout au long de ce week-end de la Pentecôte…

Selon, l’ARS, « le grand prix moto est la manifestation sur le circuit du Mans pendant laquelle les niveaux de bruit auxquels sont soumis les spectateurs sont les plus élevés. » Ainsi des actions de prévention seront-elles  conduites tout au long de ce week-end à destination des enfants et des adultes.

D’ores et déjà, l’ARS recommande à celles et ceux qui se rendent sur le circuit, de « s’éloigner régulièrement de la piste vers un endroit plus calme, pour permettre au système auditif de récupérer ». Pour cela il vous suffira d’observer 10 minutes de pause toutes les demi-heures environ. Pour les enfants de moins de 7 ans, il est impératif qu’ils portent un casque anti-bruit. C’est en effet le seul équipement adapté. Quant aux adultes, il leur est conseillé de recourir aux bouchons d’oreille.

Ces derniers seront d’ailleurs mis gratuitement à la disposition du public par les organisateurs de la course. Enfin des casques seront disponibles pour un euro. « Les personnes qui présenteraient des bourdonnements, des sifflements  après 24 heures de repos ou une nuit de sommeil après le Grand Prix devront consulter leur médecin traitant ou un ORL. », conseille l’ARS.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot

Source : ARS, Pays-de-la-Loire, 15 mai 2013

 


 

 

Sport et enfant : combien d’heures par semaine ?

Selon une large étude américaine, les jeunes qui pratiquent une seule et même discipline de façon intensive sont davantage à risque de fracture de fatigue. Comment savoir si votre petit s’entraîne trop ? Tout simplement si le nombre d’heures hebdomadaires passées sur les terrains de sport dépasse son âge. Explications.

Les chercheurs du Centre médical de l’Université de Loyola en Californie, ont en effet démontré que les jeunes athlètes dont les heures d’entraînement par semaine sont supérieures à leur âge – par exemple un tennisman de 12 ans qui pratique plus de 12h – sont plus susceptibles, de souffrir de fracture de fatigue.

Entre 2010 et 2013, les équipes du Pr Neeru Jayanthi ont suivi 1 206 athlètes âgés de 8 à 18 ans. Tous avaient  consulté suite à une blessure. La moitié était due au surmenage. « Les sujets les plus touchés étaient ceux qui pratiquaient un seul sport », explique Jayanthi. « Cela confirme nos précédents résultats selon lesquels la pratique exclusive (et trop intense) augmente le risque de blessures.»

Le Pr Jayanthi recommande donc :

  • D’alterner les entraînements sérieux et les distractions ;
  • De ne pas se spécialiser dans une seule discipline avant la fin de l’adolescence ;
  • De ne pas s’entraîner toute l’année, mais de s’accorder un à trois mois de repos ;
  • De prendre au moins une journée de repos par semaine.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Loyola University Health system, 19 avril 2013

Les dentifrices et gels douche sont des produits chimiques : comment écarter le danger

Par André Cicolella
Réseau Environnement Santé

LE PLUS. Une enquête de l’UFC-Que Choisir révèle que les cosmétiques, du dentifrice Colgate Total au gel douche Nivea Water Lily & Oil, contiennent des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des substances modifiant notre équilibre hormonal. André Cicolella, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires, se réjouit qu’on parle enfin du triclosan et autres molécules.

Édité par Daphnée Leportois  Auteur parrainé par Guillaume Malaurie

Le dentifrice Colgate Total a été épinglé par l'UFC-Que choisir : il contient du triclosan (K.TRIPPLAAR/SIPA).

Les tests réalisés par l’UFC-Que choisir sur 66 produits dévoilent "une teneur en triclosan susceptible d’effet sur la thyroïde" dans le dentifrice Colgate Total. C’est le moment de parler de cet antibactérien : son nom est encore inconnu, mais 95% de la population en est imprégnée.

Le fait que ces produits se trouvent dans les cosmétiques est logique du point de vue des  industriels. Sous forme de conservateurs ou d’antibactériens, ils permettent aux produits mis en vente d’être périmés moins vite. Le problème, c’est que cela est fait au détriment de la santé des consommateurs.

Grille de lecture obsolète

Ces crèmes, gels douche ou déodorants, on ne les met pas sur la peau sans conséquence : il n’y a pas de barrière cutanée, notre corps absorbe ces molécules. Et la durée d’exposition n’est pas courte puisqu’elle est souvent quotidienne ou tout du moins régulière. C’est pour cela que, comme toutes les substances chimiques, les cosmétiques devraient être gérés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Pour l’instant, les cosmétiques sont gérés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Or l’on ne peut accepter les effets secondaires de ces produits au même titre que ceux des médicaments – qui, eux, ont pour effet principal de soigner et ne se retrouvent dans les rayons qu’après une autorisation de mise sur le marché.

Il faut modifier les normes. Après-guerre, les industries chimiques se sont considérablement développées et ont été mises sur le marché 143.000 substances dont les risques n’ont, pour la plupart, jamais été évalués. Pour celles dont les risques ont été examinés, seules sont vraiment prise en compte les substances CMR, c’est-à-dire cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Ce qui laisse de côté les substances nurotoxiques, obésogènes ou diabétogènes. Notre grille de lecture est obsolète.

Effet cocktail, effet poison

Jusqu’à présent, la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits de consommation n’a jamais été contrôlée. C’est pour cela qu’ils n’apparaissent pas dans la liste des composants des cosmétiques. Ils ne sont pas toxiques au sens classique du terme, mais viennent perturber le système hormonal. Il ne peut donc être question de dose, d’en diminuer le taux. La seule réponse, c’est la suppression.

Car ce n’est pas la dose qui fait le poison, c’est la période, principalement la grossesse. Dans le cas du bisphénol A, il a été prouvé que l’exposition pendant la grossesse et les premières années de la vie était plus dangereuse que l’exposition à l’âge adulte.Le problème vient aussi de l’"effet cocktail", lorsque les doses s’additionnent et atteignent un niveau significatif, ou bien lorsque le corps assimile différentes substances inoffensives si elles sont prises seules mais qui, ensemble, vont perturber le système endocrinien.

On retrouvait le bisphénol A dans tous les contenants alimentaires, et notamment les biberons. Depuis son interdiction, deux millions de bébés ne sont plus exposés en buvant du lait au bisphénol A. Ce petit effort des industriels a donc eu un impact considérable en termes de santé publique.

Période de transition délicate

C’est pourquoi je ne pense pas qu’il faille avoir un discours anxiogène. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons agir pour contrer les grandes maladies d’aujourd’hui : cancers, maladies cardio-vasculaires et troubles neurologiques. Si ces pathologies métaboliques touchent de plus en plus d’individus, ce n’est pas seulement en raison de la sédentarité ou de l’alimentation. La pollution chimique est aussi en cause.

 

Bien sûr, la période de transition sera délicate. C’est comme lorsque les homards changent de carapace : on voit à présent les défauts du système qui a cours et le nouveau système n’est pas encore mis en place. Mais c’est justement parce que l’opinion publique est sensible à ces problèmes que les décideurs vont le traiter en urgence et que les industriels vont faire leur révolution culturelle.

La réponse se trouve dans l’innovation : il faut tenir compte, dans l’industrie de la chimie, du risque toxique et valoriser la question de la santé. Aujourd’hui, c’est une variable d’ajustement et nous le payons lourdement avec l’augmentation de maladies chroniques dans la population.

En attendant, les consommateurs peuvent se référer à la liste de produits émise par l’UFC-Que choisir. Et, plus largement, aux produits de consommation bio et sans paraben ou encore aux notes fournies par Noteo, une agence qui éclaire les enjeux sanitaires, environnementaux, sociaux et budgétaires de notre consommation.

Propos recueillis par Daphnée Leportois.

 


 

 

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Des Scientifiques Russes observent que les atmosphères des planètes du système solaire sont en train de changer

Publié par LaPresseGalactique.org le 22 avr, 2013 sous PLANETAIRE |

Un scientifique russe affirme que le système solaire est en train de bouger dans une NOUVELLE ZONE D’ ÉNERGIE qui transforme les champs magnétiques des planètes.

par Art Rosenblum

[Rédaction: Cet article a circulé sur Internet sous diverses formes depuis plusieurs années. Il apparaît ici sous forme de ré-édition, avec une photo de la NASA et enfin, une référence de lien vers l'article scientifique original du Dr Dmitriev]

 

 ÉTAT « PLANÉTO-PHYSIQUE » DE LA TERRE ET DE LA VIE – par le Dr An Dmitriev

 

C’est le point de vue de ce scientifique russe sur les changements de la terre. Des infos qui ne sont pas signalées en Amérique. Les travaux du Dr Dmitriev montrent que les planètes elles-mêmes sont en train de changer. Elles subissent des changements dans leurs atmosphères.

Par exemple, l’atmosphère de la planète Mars devient plus épaisse qu’elle ne l’était avant. La sonde Mars Observer en 1997 a perdu un de ses miroirs, ce qui a causé sa perte, parce que l’atmosphère était environ deux fois plus dense que ce qui avait été calculé et, fondamentalement, le vent sur ce petit miroir était si élevé qu’il a fait sauter tout de suite l’appareil.

La lune de la Terre accroît son atmosphère

Aussi, sur la lune se développe une atmosphère qui est constituée d’un composé que Dmitriev qualifie de « natrium ». Dmitriev dit qu’autour de la lune, il y a une couche de « natrium » de 6000 kilomètres de profond qui n’était pas là avant.

 Et nous allons avoir ce genre de changement dans l’atmosphère terrestre dans les niveaux supérieurs, où le gaz se forme et qui n’était pas là avant. Cela n’existait tout simplement pas dans de telles quantités. Ce phénomène n’est pas lié au réchauffement climatique, au CFC ou aux émissions de fluorocarbone ou rien de tout cela. Cela vient d’apparaître.

Les champs magnétiques et la luminosité des planètes sont en train de changer

Les planètes connaissent des changements considérables dans leur luminosité globale. Vénus, par exemple, nous montre une augmentation marquée de sa luminosité globale. Jupiter a acquis une telle charge énergétique élevée qu’on y voit effectivement un tube visible de radiation ionisante, formée entre sa lune Io. Vous pouvez voir le tube de l’énergie lumineuse sur les photos qui ont été prises récemment.

Et les planètes ont un changement dans leurs champs. Les champs magnétiques sont de plus en plus forts. Le champ magnétique de Jupiter a plus que doublé. Le champ magnétique d’Uranus est en train de changer. Le champ magnétique de Neptune est à la hausse. Ces planètes sont de plus en plus lumineuses. Leur force de champ magnétique est en train de monter. Leurs qualités atmosphériques changent.

Uranus et Neptune semblent avoir eu quelques changements de pôle. Lorsque la sonde spatiale Voyager 2 a survolé Uranus et Neptune, les pôles apparents du Nord et de Sud magnétique ont été largement décalés de leur pôle de rotation. Dans un cas, il était de 50 degrés, et dans l’autre cas, la différence était d’environ 40 degrés, ce qui représente d’assez grands changements.

Les changements globaux pourraient essentiellement être divisés en trois catégories: les changements d’énergie sur le terrain, les changements de luminosité et les changements atmosphériques.

L’activité volcanique globale a augmenté de 500 % depuis 1975

Sur la Terre, nous voyons des changements encore plus complets. Par exemple, Michael Mandeville a fait des recherches qui ont montrées que l’activité volcanique globale sur la Terre, depuis 1875, a augmenté de près de 500 %. L’activité globale des tremblements de terre a augmenté de 400 %, seulement depuis 1973.

Les catastrophes naturelles ont augmenté de 410 % entre 1963 et 1993

Le Dr Dmitriev a fait un calcul très complexe des catastrophes naturelles. Il a démontré que si l’on compare les années 1963 à 1993, le montant global des catastrophes naturelles de toutes sortes – si vous parlez des ouragans, des typhons, des glissements de terrain, des raz de marée – ont augmenté de 410 %.

Le champ magnétique du Soleil a augmenté de 230 % depuis 1901

Il y a une étude menée par le Dr Mike Lockwood du Rutherford Appleton National Laboratories en Californie, qui a enquêté sur le Soleil. Il a découvert que, depuis 1901, le champ magnétique global du Soleil est devenu 230 % plus fort qu’il ne l’était auparavant.

Plus que de simples changements de la Terre

Donc, dans l’ensemble, ce que nous voyons est beaucoup plus que de simples changements de la Terre. Certaines personnes entrent dans le concept qu’il existe une interaction entre la Terre et le Soleil actuellement. 

Très, très peu de gens sont conscients du travail qui se fait à l’Académie nationale des sciences de Russie, en Sibérie, plus précisément à Novossibirsk, où ils sont en train de faire cette recherche. Ils sont venus à la conclusion que la seule chose possible qui pourrait être la cause de ce changement énergique tout au long du système solaire, c’est que nous entrons dans un domaine de l’énergie qui est différent – qui est plus élevé.

 La structure de base de l’héliosphère (gracieuseté de la NASA)

Le plasma lumineux à la pointe de notre système solaire a récemment augmenté de 1000 %

 Maintenant, regardez ça. Le Soleil lui-même possède un champ magnétique, bien sûr, qui crée un œuf autour du système solaire, connu comme l’héliosphère. L’héliosphère est en forme de goutte d’eau, avec l’extrémité longue et mince de la goutte pointant dans la direction opposée à la direction en déplacement. C’est un peu comme une comète, où la queue est toujours dirigée vers l’extérieur du Soleil.

Les Russes ont cherché à la pointe de cette héliosphère, et ils ont trouvé de l’énergie de plasma incandescente. Cette énergie plasma était avant d’une profondeur de 10 unités astronomiques (une unité astronomique est la distance de la Terre au Soleil, donc de 93,000,000 milles). Donc dix unités astronomiques représente l’épaisseur normale de cette énergie rayonnante que nous avions l’habitude de voir à l’extrémité avant du système solaire.

Aujourd’hui, ce plasma lumineux a augmenté à 100 unités astronomiques de profondeur. Bien que le document de Dmitriev ne donne pas une chronologie exacte, nous pouvons supposer que cette augmentation s’est passée dans la même période, soit de 1963 à 1993, que celle qu’il a vu dans l’augmentation des catastrophes naturelles. Chaque fois que c’est arrivé, c’est une augmentation de 1000 % de la luminosité globale de l’énergie à l’extrémité avant du système solaire.

Et cela signifie que le système solaire lui-même se déplace dans une zone où l’énergie est la plus fortement chargée. Cette énergie plus chargée excite à son tour, le plasma et l’amplifie, ce qui fait que vous voyez plus de luminosité et d’éclat. Cette énergie ensuite retourne au Soleil, qui émet à son tour plus d’énergie et l’étend le long de son plan équatorial, appelé l’écliptique.

Ceci est aussi en train de saturer l’espace interplanétaire, ce qui entraîne les émissions solaires à voyager plus rapidement et augmenter l’énergie sur les planètes.

C’est de l’énergie consciente qui est en train de changer la façon dont la planète fonctionne, et le genre de vie qu’elle supporte. Les harmoniques de la spirale de l’ADN lui-même sont en train de se modifier. C’est la cause réelle et cachée qui explique les évolutions de masse spontanées survenues dans les époques antérieures.

Tout ceci se passe en même temps, et travaille en crescendo à un point final où il y aura un changement soudain.

 

En d’autres termes, nous allons arriver au point où nous serons si loin dans le nouveau niveau d’énergie qu’il y aura une expansion soudaine des longueurs d’ondes harmoniques de base que le Soleil émet en énergie. Cette augmentation de l’émission de l’énergie va changer la nature fondamentale de toute la matière dans le système solaire. Les planètes sont poussées légèrement un peu plus loin du Soleil et les atomes et molécules qui les composent vont réellement connaître une expansion de leur taille physique.

 

Paix et amour,

Art Rosenblum

Fondation Aquarian recherche

5620 St. Morton, Philadelphia, PA 19144.

Source d’origine: http://www.awaken.cc/

Traduit par Louise Racine pour LaPresseGalactique.org

 


 

 

Contre les maladies neurologiques, ouvrez les jardins

Connaissez-vous les parcs et jardins de Bretagne, de Basse-Normandie, des Pays-de-la-Loire et de la région Centre ?  Les mercredi 1er, samedi 4 et dimanche 5 mai seront peut-être l’occasion de les (re)découvrir. Pour la dixième année consécutive, le Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (FRC) et la Fondation des Parcs et Jardins de France organisent l’opération « Jardins ouverts pour le Neurodon ». Objectif : financer la recherche sur les maladies neurologiques.

Pour cette 10e édition, 107 parcs et jardins vous ouvriront leurs portes (22 en Basse-Normandie, 39 en Bretagne, 12 dans le Région Centre et 34 dans les Pays-de-la-Loire). « Plus d’un Français sur dix souffre d’une maladie du cerveau », rapporte la FRC. « Le nombre de malades devrait doubler entre 2020 et 2040. Les cas de démence devraient tripler d’ici 2050 ».

Il est donc urgent de soutenir la recherche.  Les 1er, 4 et 5 mai peuvent vous permettre de le faire tout en découvrant un patrimoine étonnant et des lieux magiques. Allier l’utile à l’agréable en quelque sorte. Chaque parc et jardin reversera en effet au Neurodon, 2 euros du prix d’entrée.

Pour en savoir plus et connaître tous les jardins ouverts, rendez-vous sur le site de la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau.

Ecrit par : Vincent Roche –Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Fédération pour la Recherche sur le Cerveau, consultée le 19 avril 2013

 


 

Non les Français ne descendent pas du singe mais du mouton !

L'austérité qui mettra encore plus de monde dans la précarité, plus de monde dans la rue.

 Voilà revenu les  augmentations et la vérité bien loin des promesses électorales. Si vous ne le savez pas encore demain on rase gratuit.  Pour combler notre déficit, Français sortez vos deniers billets car l'Etat comme beaucoup d'autres pays est au bord de la ruine. Dans tous les discours, dans toutes le propositions je n'ai pas entendu ce qui pourtant devrait être vitale pour garnir les caisses de notre pays la fraude des plus riches, la richesse n'est pas une maladie mais faire tout pour ne pas payer d'impôts ou le moins possible ça c'est une maladie.. Si la fraude fiscale en France  se situe entre 60 à 80 milliards, l'imprécision donne le vertige. Ne serait-il pas logique que les fraudeurs soient pénalisés, je parle de ceux qui mettent leurs revenus dans les paradis fiscaux.

La France à besoin de 20 milliards alors que ceux qui fraudes soient pénalisés et qu'il remboursent ce qu'il doivent à leurs  pays. Pays dans lequel ils ont pu et bénéficier des écoles des stades, des salles de spectacles, des structures médicales etc.

 Mon raisonnement est peut être simpliste mais je vais quand même l'énoncer : Plus on prend dans le porte monnaie des ménages moins ceux-ci peuvent investir, d'où des productions qui ne s'écoulent pas, d'où la mise en place de chômage partiel ou total. De ce fait les entreprises ne reçoivent pas le retours sur leur investissements ce qui bloque l'évolution des nouvelles technologies . Certes je ne vais pas pleurer pour certaines sociétés qui pour  garantir un revenu confortable investissent dans les  pays émergeants.

 Les Français payent chaque mois les pertes de certaines banques, ils remboursent les subventions accordées aux grande entreprises, certaines annoncent fièrement l'augmentation de dividendes et par ailleurs continuent à licencier en prétextant que leurs charges sont trop importantes et ne permettent plus aux produits d'être concurrents , faut-il rire ou pleurer ? Curieusement on licencie la classe des bas salaires mais rarement celle des hauts  salaires.

 Il est temps qu'une fiscalité égalitaire soient mise en place, que les paradis fiscaux faisant partis de l'Europe soient supprimés, que les charges sociales soient également semblables dans tous les pays membres de l'Europe.

 Certes il faut arrêter de faire n'importe quoi, mais l'austérité n'amène pas la relance économique. Dans la situation financière actuelle, la France a-t-elle  les moyens de consacrer 70 millions, certains disent 100 millions d'euros, pour financer le conflit au Mali qu'elle est la contrepartie, s'il y en a, allons nous recevoir ?

 Salariés retraités continuez à vous serrer la ceinture pour que les privilégiés, les fraudeurs gardent leur train de vie.

 Si c'est ce que vous voulez alors continuez à râler accoudés au bar ou caler dans  votre fauteuil , quand on veut que cela bouge il faut aller dans la rue, remplir les urnes il ne faut pas attendre que les autres le fassent. Si vous pensez qu'il y a des alternatives alors engagez-vous vers le changement.

 Un exemple de la mauvaise gestion : la Sécurité Sociale .

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Grossesses adolescentes : La Réunion, contre-exemple français

Juste derrière la Guyane, l’île de la Réunion est le deuxième département français en termes de grossesses précoces. Dans ce Département d’Outre-Mer (DOM), le nombre d’IVG est, en outre, en constante progression depuis plusieurs années. Une enquête publiée ce mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) impute cette situation à la « méconnaissance des moyens contraceptifs » et au « manque d’anticipation des rapports sexuels ».

Le nombre d’accouchements de jeunes filles mineures est 7 fois plus important à la Réunion qu’en métropole. Il reste toutefois relativement stable au cours du temps. En revanche, la proportion des interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans cette tranche d’âge est passée de 6,2% en 1996 à 12% en 2008 dans ce département. Soit deux fois plus qu’en France métropolitaine.

Pour mieux comprendre ce phénomène, Sarah Arnoulx de Pirey, de l’Institut de Veille sanitaire (InVS), a interrogé 145 adolescentes. Parmi elles, 97 avaient eu recours à une IVG entre les mois d’avril et octobre 2009, et 48 avaient accouché dans la même période.

Des méthodes contraceptives méconnues

Concernant les jeunes mères (48), elles semblent souvent avoir décidé d’avoir un enfant. En effet, « plus de la moitié (52%) désirait cette grossesse ». Et 23,4% de leurs propres mères avaient elles-mêmes eu une première grossesse avant l’âge de 18 ans.

Toutefois, « parmi les 145 adolescentes (dont 97 ont eu recours à une IVG n.d.l.r.), près d’un quart n’avaient jamais employé un moyen contraceptif », note Sarah Arnoulx de Pirey. Pour 5,6% d’entre elles, le retrait ou la période du cycle ont même été cités comme des « méthodes » utilisées. « Plus d’un tiers a en outre, fait part d’un manque d’anticipation des rapports sexuels (pas de partenaires réguliers, rapports non prévus…). »

Pour réduire le nombre des grossesses adolescentes, et en particulier celui des IVG, l’auteur recommande de « renforcer l’accompagnement des adolescentes à toutes les étapes de leur vie sexuelle ». Ainsi que « le rôle du médecin généraliste. » Et pour tout savoir sur les moyens de contraception, rendez-vous sur le site : http://www.choisirsacontraception.fr.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : BEH, 9 avril 2013

 


Allergie à l’ambroisie : la Suisse veille au grain

Saviez-vous que les mélanges de graines pour oiseaux – notamment ceux avec du tournesol – peuvent contenir de… l’ambroisie? En Suisse, l’affaire est prise très au sérieux, tant le potentiel allergisant pour l’Homme de cette plante est important. Les autorités ont mis en place une surveillance systématique des mélanges  pour oiseaux depuis 2005, dont les résultats sont satisfaisants. En France, si ce problème est connu, les mesures pour y remédier en sont encore à un stade empirique. 

En recherchant leurs graines préférées, les oiseaux,  ont en effet tendance à disperser autour des mangeoires, celles d’ambroisie, plus légères. Résultat, les semelles des chaussures ou les pattes d’animaux peuvent transporter ces graines assez loin. Si elles trouvent un terrain favorable, elles germeront à partir des mois de mai/juin et même au cours des années suivantes.

En France, selon l’Agence régionale de Santé de Rhône-Alpes, « la production de semences, très réglementée, impose un nettoyage rigoureux des graines des espèces autres que celles destinées au semis. Une telle réglementation n’existe pas pour les graines pour oiseaux ». C’est ainsi qu’il est recommandé aux vendeurs comme aux particuliers de tamiser les graines afin d’éliminer efficacement celles d’ambroisie.  Pour cela, l’utilisation d’un tamis à maille de 3 mm est nécessaire.

La France envahie par l’ambroisie

En Suisse, grâce aux efforts entrepris par les fabricants et les distributeurs, la contamination d’aliments pour les oiseaux par des graines d’ambroisie a pu être fortement réduite.  Les mesures de surveillance ont permis de montrer que parmi 50 échantillons de mélanges de graines destinés aux animaux, 48 étaient exempts d’ambroisie. Les deux produits « contaminés » étaient en réalité fabriqués à l’étranger.

Longtemps cantonnée au quart sud-est de la France, l’ambroisie et ses pollens très allergisants colonisent désormais (presque) toutes les régions françaises. Écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires, urticaire, eczéma… Entre 6% et 12% de la population française serait allergique à ce pollen. L’ambroisie prend le plus souvent ses quartiers sur les terrains nus ou « perturbés » après des chantiers. La couverture de ces surfaces par d’autres végétaux – ce que l’on appelle la végétalisation – est d’ailleurs un moyen de lutte efficace.

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par David Picot

 

Source : Autorités fédérales de la Confédération suisse, 25 mats 2013 – Ambroisie.info ,ARS Rhône-Alpes, consultés le 2 avril 2013

 


 

Tatouage éphémère, peau abîmée à jamais

rose sur le poignet, un papillon au creux des reins ou encore un dragon sur l’épaule. Préférez-vous un tatouage définitif ou temporaire ? Sachez en tout cas que ces derniers ne sont pas forcément sans risque, en présence notamment d’une allergie à l’un des composants. Dans les cas les plus graves, peuvent être irréversibles, comme le rappelle la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

Certes, le henné est utilisé par de nombreux peuples depuis l’Age du bronze pour colorer cheveux, ongles et peau. Mais aussi la soie, le cuir et la laine. De nos jours, les produits utilisés par les tatoueurs éphémères du bord de mer ou des stands de foire sont rarement composés de cette seule substance brun-rouge naturelle. Issu d’un arbuste tropical, le henné est souvent associé à des colorants capillaires artificiels, parmi lesquels le p-phenylenediamine (PPD). Cette combinaison de substances permet une plus longue tenue des tatouages temporaires. Malheureusement, elle expose aussi à des réactions cutanées parfois graves.

Des cicatrices à vie

L’application de ce « henné noir » peut ainsi entraîner des rougeurs, des cloques, des dépigmentations, voire des lésions et des cicatrices indélébiles. La FDA cite plusieurs cas de victimes de ces tatouages temporaires. Une petite fille de 5 ans a vu son avant-bras rougir environ 2 semaines après l’application du henné noir. « Nous pensions qu’il s’agissait d’un amusement inoffensif », assurent les parents. « Mais ça s’est transformé en cauchemar. »

De son côté, la mère d’une adolescente décrit la peau de sa fille comme « celle d’un grand brûlé, toute cloquée et à vif ». D’après son médecin, la jeune fille aura des cicatrices à vie sur le dos, à l’endroit où le tatouage – temporaire – a été réalisé.

En somme, ne faites pas rimer éphémère et sans danger avec les tatouages au henné noir. « Ce n’est pas parce qu’un tatouage est temporaire qu’il est sans risque », insiste Linda Katz, directrice du service des cosmétiques et des colorants de la FDA. Ni qu’il disparaîtra nécessairement comme promis.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : FDA, 25 mars 2013 – INRS, consulté le 3 avril 2013

 


 

En France, la fraude fiscale coûterait 60 à 80 milliards d'euros par an. Nous avions, il y a encore quelques heures un ministre du budget chargé particulièrement des fraudes fiscales. Monsieur Cahuzac. Pendant que l'on demande aux Français de se serrer la ceinture, ceux dont les revenus permettent à peine d'épargner d'autres Français (le sont-ils vraiment) essayent de voler l'Etat en planquant certains revenus. Comment les électeurs pourront-ils avoir encore du respect pour ces délinquants en chemises blanches (selon l'expression utilisée), comment faire confiance à ces partis politiques, qui de droite à gauche, qui sont entachés d'affaires, de corruption, de promesses démagogiques, donc non tenues. J'ai bien peur que les prochaines municipales soient l'occasion d'un tsunami politique. L'exemple vient, dit-on, d'en haut, alors arrêtons de payer nos impôts. 


 

Symbole même de la gastronomie italienne,

les lasagnes sont une invitation au voyage et à la Dolce Vita. Cette semaine, la Trévisane Laura Zavan, auteur de plusieurs ouvrages culinaires, nous parle de ce plat traditionnel, dont les variantes sont presqu’infinies. Sur www.ma-cuisine-ma-sante.fr, nos chefs vous ont concocté des menus aux couleurs transalpines.

Les lasagnes, tout le monde connaît. Ces larges pâtes alimentaires ont par extension donné leur nom à la préparation agrémentée de béchamel, de viande, de tomates ou encore de fromage. Très populaires de nos jours (chacun possède sa recette), elles ne datent pourtant pas d’hier. La première référence date en fait d’un poème du XIIIe siècle. On y parle de « pâtes étalées finement et coupées en larges morceaux ». Pour autant, la recette n’incorpore pas encore de tomates, toujours inconnues en Europe.

Il faudra attendre entre le XIVe et le XVIe siècle pour que les choses se précisent et qu’apparaisse une recette proche de la tradition bolognaise. « En 1570, Bartoloméo Scappi, alors cuisinier du pape publie Opera dell’arte del cucinare (Ouvrage sur l’Art de cuisiner), où il compile des centaines de recettes dont celles des pâtes cuites au four », indique Laura Zavan. « Mais c’est en 1790 que Francesco Leonardi, cuisinier de Catherine II de Russie, dans l’Apicio moderno, parle d’une lasagne cuite dans une eau assaisonnée, puis agrémentée de parmigiano, de béchamel et de Ragû, ce qu’en France, vous appelez ‘la sauce bolognaise’ ». Ainsi sont nées les lasagnes modernes.

Les conseils d’une pro…

Beaucoup, au moment de déguster leur préparation se sont cassés les dents sur des pâtes encore craquantes ou trop sèches. « Ce n’est pas étonnant », glisse notre Italienne. « Les lasagnes sont déshydratées. Et on ne pense pas forcément à les réhydrater. Pour qu’elles soient fondantes, vous devrez donc les précuire dans de l’eau bouillante. Mais pas plus de 4 à la fois pour éviter qu’elles ne se collent entre elles. » Un peu de patience donc…

Pour le Ragû, « l’idéal est un mariage de bœuf et de porc. Faites revenir la viande avec un mélange carottes/oignons céleri, jusqu’à ce qu’elle ait perdu son eau. Si vous aimez, vous pouvez ajouter un peu de vin blanc. Puis mouillez d’un bouillon et de tomates pelées et laissez réduire une trentaine de minutes. »

Passons au montage. « Nul besoin d’alterner des couches épaisses » confie Laura Zavan. « Commencez par une fine couche de béchamel. Une feuille de pâte. De nouveau un voile de béchamel. La viande, le parmesan, la béchamel et ainsi de suite. Terminez par la béchamel et le fromage. Laissez gratiner au four jusqu’à la formation d’une belle croute dorée. »

Pour notre spécialiste, les versions au poisson sont difficilement réalisables à la maison. « Les crustacés et les mollusques par exemple demandent  de la précision dans la cuisson. Les chances de les rater sont donc plus que probables. »

Végétariennes… ou sucrées

En revanche, à la question « les lasagnes végétariennes sont-elles possibles », la réponse de Laura Zavan prend la forme d’une grand « SI ! ». « Vous pouvez en faire autant que vous voulez et avec tous les légumes.

L’essentiel est de respecter le rythme des saisons. Le printemps nous promet de belles asperges, des petits pois ou encore des courgettes. Les mariages sont nombreux. Mais surtout, cuisez les séparément, « car le temps de préparation varie d’un produit à un autre. »

Une autre astuce ? « Pour ceux qui surveillent le pèse-personne, vous pouvez remplacer la béchamel par de la crème légère. Et pour ceux qui recherchent des saveurs nouvelles tout en respectant la tradition, elle peut aussi être substituée par des fromages italiens comme de la ricotta ».

Enfin, les lasagnes savent se décliner en version sucrée… Des fruits de saison, du mascarpone en guise de béchamel, de la cassonade qui, en caramélisant rappellera le gratin et le tour est joué. De quoi régaler (et surprendre) la famiglia.


 

Quand l’horloge biologique se dérègle…

L’horloge biologique, qui régule notre vie mais aussi celle des plantes, des insectes et autres mammifères existe-t-elle vraiment ?  « Absolument, elle est située dans notre hypothalamus », répond le Pr Yvan Touitou, chronobiologiste, membre de l’Académie nationale de Médecine. Que se passe-t-il d’ailleurs lorsqu’elle s’ « enraye » ? Eléments de réponse.

Désynchronisation. Dans les vingt  dernières années, de nombreux travaux ont été conduits autour de la génétique des rythmes. Mais aussi et surtout autour des mécanismes susceptibles d’altérer l’horloge biologique. « Il s’agit d’une petite structure composée de 10 000 à 20 000 neurones et située au sein de l’hypothalamus antérieur », explique Yvan Touitou. « Il s’agit d’une véritable entité organique. » Elle tient bien sûr une  place centrale dans le dispositif de régulation puisque selon lui : « un organisme en bonne santé est un organisme dans lequel il n’y a pas de hiatus entre l’environnement et cette horloge. Autrement dit, l’homme étant un animal diurne, l’horloge sait  intégrer les messages apportés par la lumière le jour et par l’obscurité la nuit ». En cas de déséquilibre, lorsque ces messages sont inversés, l’horloge est désynchronisée.

Les exemples ne manquent pas. Ils sont d’ailleurs l’objet de nombreuses études. Le Pr Touitou insiste notamment sur l’impact du travail posté et de ses conséquences sur la santé. « Pendant le travail de nuit, la lumière va freiner la sécrétion de mélatonine. Les effets sur la santé peuvent être importants car cette hormone est oncostatique, c’est-à-dire qu’elle bloque la prolifération des cellules cancéreuses. Plusieurs études épidémiologiques ont décrit un lien  entre  le travail de nuit et l’augmentation du risque de cancer du sein. Particulièrement chez les femmes qui exercent de nuit (3 fois par semaine)  pendant au moins 30 ans. C’est aussi la raison pour laquelle le travail posté a été listé comme cancérogène probable par l’OMS. »

Le manque de soleil hivernal constitue aussi un élément majeur de désynchronisation. Particulièrement dans les pays nordiques bien-sûr. « La dépression saisonnière a été mise en évidence dans les années 70-80 par un jeune psychiatre américain, Norman Rosenthal », poursuit Yvan Touitou. « Depuis son étude princeps il a été amplement démontré qu’une exposition matinale à la lumière était efficace sur ce type de dépression particulière. A condition bien-sûr que cette luminothérapie soit réalisée sous contrôle médical. Il existe en effet de nombreuses contre-indications à la luminothérapie comme la cataracte par exemple  ». Autrement dit, n’achetez pas d’appareil de luminothérapie en supermarché pour vous en servir comme bon vous semble…

Accorder les horloges…De nombreux travaux se poursuivent également pour optimiser l’utilisation de la lumière comme « agent de resynchronisation, notamment chez les travailleurs postés », souligne-t-il. « D’une manière générale, nous sommes face à des perspectives de recherches importantes aussi bien sur le plan fondamental que sur le plan de leurs applications cliniques ». En matière de génétique bien sûr mais pas seulement. L’un des défis futurs sera notamment de mieux cerner le rôle et la place des horloges périphériques qui se trouvent à côté de l’horloge centrale. Et le Pr Touitou de citer « la peau, le foie, les surrénales et encore la rétine. Savez-vous par exemple qu’un aveugle qui n’a plus de cellules rétiniennes se plaint de son sommeil ? La lumière a donc bien un rôle dans le contrôle de ce rythme.  Mais quelles relations existe-t-il entre toutes ces horloges ? Qui dirige qui ? C’est l’objet des recherches actuelles. »

Les études se poursuivent aussi en matière de chronopharmacologie, dont l’un des pères est le Français Alain Reinberg. Grâce à cette discipline, «nous savons aujourd’hui que le fait d’administrer un médicament à un moment de la journée plutôt qu’à un autre, va donner des résultats différents en termes de toxicité et d’effet thérapeutique. L’objectif étant de déterminer quand il sera le plus efficace possible et le moins toxique. »

Yvan Touitou cite le cas de l’hydrocortisone indiquée « dans la prise en charge des rhumatismes ou de l’asthme. Auparavant, le patient prenait  son traitement matin, midi et soir. Il a été montré que la prise des deux tiers de la dose le matin et un tiers avant 15h permet de minimiser les effets secondaires tels que par exemple le risque d’ostéoporose. »

Même constat pour l’anesthésie locale effectuée chez le dentiste. « Nous savons aujourd’hui, que pour une même durée d’anesthésie (20 minutes), nous avons besoin de deux fois moins d’anesthésique lorsque l’intervention est réalisée à 15h  par rapport à  tout autre moment de la journée. Voilà qui est intéressant notamment pour les enfants et les personnes âgées, non ? » Et ce n’est pas terminé. La chronobiologie n’a pas fini de dévoiler ses mystères…

Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet

Source : Interview du Pr Yvan Touitou, 15 mars 2013

 


 

Chronobiologie : la vérité démarre au fond de la grotte

 

L’existence des rythmes biologiques date de la nuit des temps. Mais curieusement, la chronobiologie, autrement dit la discipline scientifique qui les étudie, est très récente. Membre de l’Académie nationale de médecine et ancien Président de l’Académie nationale de pharmacie, le Pr Yvan Touitou est un éminent spécialiste de la question. Il nous propose une plongée au cœur de sa discipline. Avec passion et envie de partager. 

Un point commun entre la plante et le mammifère. Existe-t-il une discipline scientifique plus transversale que la chronobiologie ? Pas sûr, à en croire le Pr Touitou. « Son objectif est d’étudier la structure temporelle des organismes vivants, quels qu’ils soient ». Par « structure temporelle », il fait référence au fait que les plantes, les insectes et les mammifères ne fonctionnent pas de façon linéaire. Prenons l’exemple d’une plante : « dès le XVIIe siècle, des travaux ont montré que telle ou telle plante éclorait à tel ou tel moment en fonction de la présence lumineuse, le naturaliste Linné a décrit  les caractéristiques de floraison des plantes heure par heure, travail connu sous le nom  d’horloge de Linné », explique le Pr Touitou. 

L’Homme aussi fonctionne selon « un système complexe avec des pics et des creux de ses différentes fonctions qui ne sont pas disposés au hasard dans les  24 heures ». Pour illustrer ses propos, le Pr Touitou s’appuie sur les fonctions hormonales : « Nous savons aujourd’hui que certaines hormones comme le cortisol atteignent un pic entre 6h et 8h du matin. Pour la mélatonine, c’est entre 2h et 4h. Cette temporalité existe dans tout être vivant : les insectes, les plantes et les mammifères », dont l’Homme fait partie. 

« Notre organisme fonctionne donc avec des rythmes prévisibles et prédictibles dans le temps. Cet ensemble correspond à la chronobiologie qui est l’étude de la description des rythmes, de leur physiopathologie et des mécanismes par lesquels ils sont contrôlés et peuvent être altérés. » 

Les premières expérimentations végétales autour des rythmes biologiques datent du XVIIe siècle. Un premier virage est toutefois opéré dans les années 1930 avec le biologiste allemand Erwin Bünning. Il montre l’origine génétique du rythme circadien chez les plantes. De quelle façon ? « Il va mettre  dans une obscurité complète et constante, une plante qui a l’habitude de vivre dans un système lumière/obscurité. Il s’est alors rendu compte qu’elle conservait ses rythmes biologiques. Ce que les Anglo-saxons appellent le free run, ou libre-cours en français. »

Pr Yvan Touitou 

L’environnement crée-t-il les rythmes ? A cette époque, les rythmes biologiques sont considérés un peu comme de « l’exotisme » poursuit Yvan Touitou. Cependant, quelques équipes de chercheurs persuadés de la réalité de la structure temporelle des organismes vivants  et de l’intérêt de son étude ont eu le mérite de se lancer dans des recherches passionnantes ». L’idée était notamment de répondre à une question cruciale. A savoir : les rythmes circadiens sont-ils dictés par notre environnement ? 

Nous sommes alors au début des années 50, période au cours de laquelle ont lieu les premières expériences dites hors du temps. Elles sont conduites notamment par un biologiste allemand Jürgen Ashoff. L’idée est simple puisqu’il s’agit de plonger des volontaires sains dans l’obscurité totale. Puis d’étudier les paramètres qui caractérisent leurs rythmes biologiques. Les premiers travaux ont été réalisés dans des sortes de chambres fortes, permettant un isolement total des facteurs de l’environnement. Puis d’autres seront réalisées dans des grottes.

Yvan Touitou décrit le principe : « des volontaires sont immergés à 200 mètres de profondeur. Ils sont toujours seuls, dans un environnement où il n’y a plus d’alternance jour/nuit. La température est constante. Ils n’ont pas de montre, ils dorment et mangent quand ils veulent. Ils ont un contact avec l’extérieur qui ne leur divulgue bien sûr aucune indication de temporalité. La seule consigne donnée est la suivante : sortez quand vous voulez ! Généralement, ils réapparaissent au bout de 2 à 3 mois. Ils sont naturellement fatigués et n’ont pas de notion du temps passé sous terre. Quand on le leur demande, ils donnent toujours une durée largement inférieure à la réalité. Dans ces conditions, il y a donc une impression de raccourcissement du temps. »

      Mais ce genre d’étude est surtout instructif pour ses résultats biologiques : « comme c’est le cas sur la plante, nous observons une persistance des rythmes, à partir de bilans sanguins,urinaires etc… Ces études hors du temps permettent de souligner deux réalités :

  • l’environnement ne créé pas les rythmes mais il permet de les calibrer, de les entraîner sur 24 heures ;
  • nos rythmes  sont d’origine génétique. Des gènes codants seront d’ailleurs mis en évidence plus tard, chez la mouche, puis chez la souris et plus récemment chez l’Homme. A ce jour, une douzaine de gènes a été identifiée. Leur désignation rappelle des caractéristique rythmiques : per pour période, tim pour temps etc. ». 

Après le fonctionnement des rythmes, rendez-vous mardi 2 avril, pour tout savoir sur cette intrigante horloge biologique. Et sur les conséquences lorsqu’elle se « dérègle ».

 

Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet. Source : Interview du Pr Yvan Touitou, 15 mars 2013


 

L'ALLEMAGNE QUE L'ON DONNE EN EXEMPLE CACHE UNE AUTRE REALITE  

 
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Boissons énergisantes : des fans dès… 3 ans ?

 

En Europe, un enfant de 3 à 10 ans sur cinq aurait consommé des boissons énergisantes au moins une fois au cours de l’année écoulée. Certains sont même « accros », au point d’en boire un litre par semaine ! L’ampleur du phénomène a de quoi interpeller dans la mesure où ces boissons sont des excitants du système nerveux. Et qu’elles « sont déconseillées aux enfants », comme le rappelait le Ministère de la santé dès 2009.

Ce résultat émane d’une étude réalisée par l’Agence européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), sur la consommation des boissons énergisantes. Au total 52 000 personnes ont été interrogées dans 16 Etats membres. Le contexte de consommation (avec ou sans alcool, associé ou non à la pratique sportive…) a aussi été évalué.

Les 10-18 ans figurent parmi les plus gros consommateurs de ces boissons, puisque 7 sur 10 (68%) en ont bu au moins une fois lors des 12 derniers mois. Pour 12% d’entre eux, la consommation est même qualifiée d’« élevée et de chronique ». Ce qui correspond dans les faits… à 7 litres en moyenne par mois. Soit 25 canettes de 250 ml…

Un litre par semaine…

Environ un tiers (30%) des 18-65 ans affirme avoir bu ce type de boissons au moins une fois cours de l’année écoulée. Pour 12% d’entre eux, la consommation est élevée : 1 litre par semaine en moyenne. Certains (11%) expliquent même en boire au moins régulièrement « un litre en une fois ». Par ailleurs 56% de ces adultes associent ces breuvages à de l’alcool. Une proportion (53%) également retrouvée chez les 10-18 ans.

La surprise vient surtout des enfants de 3 à 10 ans : 18% affirment en avoir bu au moins une fois les mois précédents l’enquête. Mais surtout, 16% d’entre eux ont une consommation « élevée et chronique » puisqu’ils en ingurgitent en moyenne… 1 litre par semaine !

En 2009, le Ministère de la santé rappelait que ces boissons énergisantes contenaient des ingrédients (caféine, taurine et glucurunolactone ) pouvant entraîner une hyperexcitabilité, une irritabilité, une nervosité et une augmentation de l’anxiété. Pour toutes ces raisons :

Elles ne « doivent pas être associées à des boissons alcoolisées, des substances ou des médicaments ayant une action sur le système nerveux central ou des effets neurologiques » ;

    Elles ne « doivent pas être consommées par des enfants ».

 Des boissons inutiles pour le sport

 Le Ministère prônait également la modération : « il est conseillé de ne pas dépasser les doses mentionnées, le cas échéant, sur les étiquettes », expliquait-il. « La consommation de boissons (…) ne doit dépasser plus de 125 ml par jour. Soit, la contenance d’une demi-cannette standard (250 ml) ».

 Les autorités appelaient enfin le grand public à ne pas confondre « ces produits énergisants avec les boissons dites ‘énergétiques’ qui répondent, en principe, aux besoins spécifiques des sportifs. Elles ne sont pas formulées pour être consommées lors des périodes d’effort intense ». Or d’après le travail de l’EFSA, 52% des consommateurs adultes et 41% des adolescents l’associent encore à la pratique d’une activité sportive.

 Les messages de santé publique peineraient donc à se faire entendre face aux efforts de marketing déployés par les fabricants de ces boissons énergisantes. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des jeunes femmes démarcher  les sportifs directement dans les  salles de remise en forme, canettes à la main. Ce fut encore le cas la semaine passée dans l’une d’elles, à Nantes…

 Et rendez-vous ici pour ne plus confondre boissons énergisantes et boissons énergétiques (pour le sport).

  Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuze Source : EFSA, 6 mars 2013 – Ministère de la Santé, 19 mai 2009

 


 

 DANS  LA SERIE COMMENT TROUVER DE L'ARGENT :

 

Le gouvernement  réfléchit à la possibilité de taxer les allocations familiales et les retraites, mais il ne propose pas de taxer les fraudeurs qui planquent leurs avoirs dans des paradis fiscaux. Pourquoi ne pas leur imposer une taxe forfaitaire ?  Certains de leurs amis profitent-ils  de ce laxisme?

 


 

 LES 7 MILLIARDS QUI FONT DEBORDER LE VASE

 

POURQUOI LES FRANCAIS, CEUX QUI PAYENT LEURS IMPOTS EN  FRANCE SANS POUVOIR TRICHER, DEVRAIENT SE SERRER LA

CEINTURE PENDAND QUE D'AUTRES SE PAVANNENT DANS LES PARADIS FISCAUX ? EST-CE QU'ON APPELLE : L'EGALITE FISCALE ?

 

MONSIEUR LE PRESIENT, MESSIEURS LES MINISTRES VOUS CHERCHEZ 7 MILLIARDS ET PLUS ALORS PRENEZ  LES DANS LA POCHE DES  

MAGOUILLEURS QUI APPAUVRISSENT NOTRE PAYS.

 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, VOILA UNE CURIEUSE FACON DE RESPECTER LA DEVISE DE LA FRANCE

 


 

En France, la fraude fiscale coûterait 60 à 80 milliards d'euros par an

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Copyright Reuters

 

Selon le dernier rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques, les différentes formes d'évasion et de fraude fiscale s'élèveraient de 60 à 80 milliards d'euros. Ce qui équivaudrait à un manque à gagner de "16,76% à 22,3% des recettes fiscales brutes" en 2012, précise le document.

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 La fourchette se situe dans la tranche haute des évaluations qui ont été faites jusqu'à présent. D'après le dernier rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques dévoilé mardi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, les différentes formes d'évasion et de fraude fiscale représenteraient "de 60 à 80 milliards d'euros" par an. En termes de recettes fiscales brutes, cela correspondrait donc à un manque à gagner de "16,76% à 22,3%", calcule l'organisation, qui regroupe des fonctionnaires du Fisc.

Cette évaluation apparaît plus élevée que celles réalisées ces derniers mois. Fin juillet, le sénateur socialiste Yannick Vaugrenard, membre de la commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion des capitaux, avait évoqué la fourchette de 50 à 60 milliards d'euros chaque année en France. Cela représente "au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année", avait-il commenté. Toutefois, Eric Bocquet, rapporteur de cette même commission, avait lui parlé d'un "risque fiscal compris entre 30 et 36 milliards d'euros". Avant de préciser que "cette évaluation ne comprenait pas une série de risques". "Si bien, a-t-il ajouté, que la limite supérieure n'est pas définissable: est-ce 50 milliards, 80 milliards?"

Solidaires-Finances publiques veut plus de contrôles

Enfin, pour Solidaires-Finances publiques, qui évaluait en 2006 la fraude fiscale de 42 à 51 milliards, les chiffres sont à la hausse. Pourquoi? A cause de l'essor des escroqueries liées à l'impôt sur les sociétés et à la TVA, assure le syndicat. Sans surprise et dans son rôle, il appelle ainsi le gouvernement à renforcer ses effectifs pour accroître les contrôles.

Reste que ce rapport apparaît alors que le débat sur l'évasion fiscale - relancé récemment avec le départ de Depardieu -, continue de faire jaser dans l'opinion et la sphère politique.

 


 

Journée de la femme : en finir avec les violences ! En France une femme est violée toutes les 7 minutes !

Plus de 600 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n’est pas considérée comme un crime. Et jusqu’à 70% des femmes à travers le monde ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au moins une fois au cours de leur vie… Ces chiffres effarants, divulgués par l’Organisation des Nations Unies (ONU), justifient le choix du thème de la journée de la femme de ce 8 mars 2013 : « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».

« Il y a une vérité universelle, applicable à tous les pays, cultures et communautés : la violence à l’égard des femmes n’est jamais acceptable, jamais excusable, jamais tolérable », assène le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon. Et pourtant, la situation est encore déplorable. Violence conjugale, viol ou agressions ou encore mutilations sexuelles, ces violences touchent jusqu’à 7 femmes sur 10.

Un combat en chanson

Pour attirer l’attention de tous sur la nécessité de combattre toute forme de violence à l’égard des femmes, « la première chanson du système des Nations Unies, intitulée One Woman, sera lancée le 8 mars. » Quelques séquences inédites, tournées en coulisses, peuvent être écoutées dès à présent sur le site Internet dédié. Ces vidéos retracent la production de cette chanson qui s’est déroulée tout au long d’une année. « Cette célébration musicale des femmes est une collaboration qui réunit plus de 20 artistes du monde entier. »

De la Chine au Costa Rica, du Mali à la Malaisie, des chanteurs et des musiciens connus ont uni leurs efforts pour diffuser un message d’unité et de solidarité: « Nous sommes une seule femme ». Des chanteuses célèbres comme Angélique Kidjo et Rokia Traoré, ou un peu moins médiatisées, comme Chérine Amr et Emeline Michel ont participé à cette première. Le texte a été écrit pour ONU Femmes afin de célébrer sa vision et le travail qu’elle accomplit pour améliorer la vie des femmes dans le monde. Vous pouvez suivre @ONUFemmes ainsi que le hashtag #1woman sur Twitter.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : Mutualité française, 21 février, 2013 – Nations Unies, 4 mars 2013 – UNESCO, 4 mars 2013

 


 

 

Mariages d’enfants : 39 000 filles victimes chaque année

Dans 158 pays, l’âge légal minimum pour se marier est fixé à 18 ans. Pourtant, selon une estimation prospective du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), 140 millions de jeunes filles se seront mariées avant cet âge, entre 2011 et 2020. Une perspective effrayante, au regard des dangers auxquels sont exposées ces enfants et adolescentes, au sein du couple.

Violence de leur partenaire et abus sexuels, complications de la grossesse et de l’accouchement… Les jeunes filles mariées avant l’âge de 18 ans sont également « privées d’éducation, de leur santé et de leur avenir », souligne le Dr Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA. Parmi les 140 millions de ces enfants unies dans la force à leur époux, 50 millions auront moins de 15 ans.

La plupart des mariages d’enfants ont lieu en Afrique subsaharienne et en Asie du sud. Les dix pays où le taux de ces unions est le plus élevé sont le Niger (75%), le Tchad et la République Centrafricaine (68%), le Bangladesh (66%), la Guinée (63%), le Mozambique (56%), le Mali (55%), le Burkina Faso et le Soudan (52%) et le Malawi (50%). En Inde, la mariée est une enfant dans 47% des cas.

Violences conjugales et mortalité maternelle

« Le mariage marque une initiation abrupte et souvent violente aux relations sexuelles », rappelle le Dr Claudia Garcia Moreno, expert de l’OMS spécialiste de la violence à l’encontre des femmes. Ces enfants risquent davantage que les autres d’être victimes d’actes violents de la part de leur partenaire, notamment en cas de différence d’âge importante. Très souvent, la jeune fille est unie à un homme beaucoup plus âgé qu’elle, avec parfois plus de 50 ans d’écart !

Ensuite, ces enfants sont dissuadées d’utiliser des contraceptifs. Résultat : 90% des 16 millions d’adolescentes qui accouchent chaque année dans le monde sont déjà mariées. L’UNICEF estime que 50 000 environ en meurent. Le nombre de décès de mères et de nouveau-nés est plus élevé de 50% chez les moins de 20 ans que chez les femmes enceintes entre 20 et 29 ans.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : OMS, 7 mars 2013

 


 

Deux ans après Fukushima, la forêt contaminée ‘à vie’?

Il y a deux ans, le 11 mars 2011, un tremblement de terre secouait le Japon, provoquant un des accidents nucléaires les plus graves : celui de la centrale de Fukushima-Daichi. L’impact sanitaire et environnemental se fait encore sentir aujourd’hui dans cette région. Le point avec Jean-Christophe Gariel, directeur « environnement » à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN).

« A l’heure actuelle, nous pouvons répartir en trois grandes zones la région autour de la centrale », explique Jean-Christophe Gariel. « Sur un périmètre de 20km autour du site, l’espace est quasiment en totalité dépeuplé. Ensuite, un peu plus loin, dans un lobe qui s’oriente vers le Nord-Ouest, certaines zones ont également été évacuées. Mais au-delà, même si la contamination est toujours présente, certains endroits restent habités. D’ailleurs, des opérations de décontamination y sont régulièrement menés depuis un an. »

Dans les zones habitées, « la population cultive des denrées alimentaires soumises à de nombreux contrôles. Actuellement, le taux de contamination de la majorité– 99,7% du riz produit dans cette région – se situent en-dessous de 100 becquerels par kilogramme (bq/kg), inférieur au seuil d’interdiction de commercialisation », indique-t-il. Le véritable problème subsiste pour « toutes les denrées issues du milieu naturel, non cultivées, notamment de la forêt. Par exemple, les champignons présentent un niveau de contamination loin d’être négligeable. » D’ailleurs, l’IRSN, associée à des universités japonaises, vont débuter, dans une dizaine de jours, une étude sur le cycle du césium 137 en forêt. Une observation d’autant plus importante que 75% des territoires les plus contaminés autour de la centrale sont recouverts par la forêt.

Un cycle infernal

« Le problème est que le césium 137 se recycle. Déposé sur la canopée lors de l’accident, il pénètre les feuilles qui tombent sur la litière. Elles se dégradent et sont ensuite absorbées par le sol, tout comme le césium 137 qu’elles contiennent. « Repompé » par les racines de l’arbre, l’élément radioactif n’est jamais évacué. Il reste dans un cycle fermé », détaille Jean-Christophe Gariel. La question est donc de déterminer comment traiter cette forêt contaminée…

« Une des solutions extrêmes que j’ai pu entendre est de couper tous les arbres de la forêt », poursuit-il. Un choix drastique. « D’un point de vue écologique, ce serait grave. Surtout quand on connait les pluies qui s’abattent au Japon, les problèmes de ruissellement et d’érosion induits. De plus, cela entraînerait un déséquilibre de l’écosystème. » L’autre option ? « S’habituer à une forêt qui présente un certain niveau de contamination… »

L’océan est-il toujours contaminé ?

La terre n’est pas la seule affectée par la contamination radioactive provoquée par l’accident du 11 mars 2011. La centrale nucléaire, située près des côtes, a déversé une quantité importante de rejets dans l’océan. « Les poissons les plus touchés, encore aujourd’hui, sont ceux inféodés aux sédiments », indique Jean-Christophe Gariel. « Ils présentent des niveaux de contamination au-dessus des normes de commercialisation. » Les poissons pélagiques, nageant donc loin du fond, présentent, eux, des relativement faibles.

« Si les Japonais ont bénéficié de forts courants au large des côtes au moment de l’accident, favorisant une forte dilution du césium 137, les niveaux de contamination de l’eau ne diminuent pas aussi rapidement qu’on aurait pu l’attendre. » Pour trois raisons :

  • « Des rejets diffus viennent sans doute encore de l’installation elle-même ;
  • La contamination des sols, lessivés par les eaux de pluies, sont transportés par les cours d’eaux vers la mer ;
  • Enfin, les sédiments contaminés peuvent « relarguer » de la contamination.

Enfin, l’impact mondial reste « extrêmement faible », assure Jean-Christophe Gariel. Une île dans le Pacifique, le Japon semble bien seul à subir les conséquences de l’accident de 2011.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Source : interview de Jean-Christophe Gariel, directeur environnement à l’IRSN, 5 mars 2013


 

Des testicules au cerveau, le cannabis frappe au corps

Pour ceux qui en douteraient encore, le cannabis n’est pas un produit anodin…  Comme nous le rappelions il y a quelques mois, le fait de fumer régulièrement un joint doublerait le risque de contracter un cancer des testicules particulièrement agressif. Eh bien, il apparaît désormais que cela multiplierait également par deux le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Des chercheurs de l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande, se sont intéressés à 160 patients de 18 à 55 ans, qui tous avaient été victimes d’un AVC. Dans 16% des cas, les chercheurs ont retrouvé des traces de cannabis dans les urines des patients. Pour les besoins de l’étude, ils ont pratiqué les mêmes tests sur un groupe contrôle, d’âge et niveau socio-économique comparables, indemnes d’AVC. Résultat,  seuls 8% des sujets présentaient des traces de consommation de marijuana.

« Cette étude fournit la meilleure preuve à ce jour, d’une association entre le cannabis et l’AVC», explique le Pr Alan Barber, professeur de neurologie clinique à l’Université d’Auckland. Seul bémol, tous les fumeurs consommaient également du tabac, lui aussi reconnu pour être lié à une augmentation des risques cardio-vasculaires. Alors à qui la faute ? « Selon nous, c’est bien le cannabis qui est responsable » rétorque le Pr Barber. « Et nous espérons conduire d’autres travaux pour le démontrer. »

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : David Picot et Marc Gombeaud

Source : American Heart Association, 6 février 2013


 

 

Les Nations-Unies au créneau contre les perturbateurs endocriniens

 

Phtalates, bisphénol A, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) mais aussi  pesticides organochlorés… Toutes ces substances, présentes dans de nombreux objets de la vie quotidienne, dans l’environnement, dans la nourriture et parfois dans l’air que nous respirons, sont des perturbateurs endocriniens. En d’autres termes, elles ont un impact négatif sur le fonctionnement de l’organisme et donc sur la santé. Un rapport cosigné par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), souligne que de très nombreuses autres substances sont des perturbateurs endocriniens potentiels.

 Selon la définition de l’OMS, « les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques, d’origine naturelle ou artificielle, étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien. Elles induisent ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants ». En effet, le système endocrinien régule la sécrétion d’hormones essentielles au métabolisme, à la croissance, au développement, à la reproduction, au sommeil, à l’humeur…

Certaines sont bien connues, comme le bisphénol A ou les phtalates. Le premier est aujourd’hui interdit dans les biberons et le sera, dès le 1er juin 2014, dans les contenants alimentaires. Pourtant, il s’en trouve encore dans la composition de nombreux plastiques et de résines. Les phtalates, eux, sont utilisés pour la fabrication d’emballages alimentaires, d’adhésifs, de peintures.  Ils sont en revanche interdits dans les cosmétiques, les jouets et les articles de puériculture. Qu’il s’agisse des phtalates ou du bisphénol A, ces substances  sont reconnues comme nocives pour la santé, notamment en raison de leur toxicité sur la reproduction.

Identifier plus de perturbateurs

Pour autant, ces produits « ne constituent que la partie émergée de l’iceberg. » En effet, « de nombreuses substances chimiques synthétiques, dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien n’ont pas été testés, pourraient avoir des conséquences non négligeables sur la santé », indiquent les auteurs du rapport.

Ainsi certaines substances chimiques, non encore identifiées, pourraient-elles notamment « contribuer à la survenue de la cryptorchidie », malformation congénitale caractérisée  par l’absence d’un testicules ou des deux, dans le scrotum du jeune garçon. Elles peuvent aussi « favoriser l’apparition de cancers du sein chez la femme, de cancers de la prostate, de troubles du développement du système nerveux et d’un déficit de l’attention chez l’enfant. »

« Nous devons d’urgence, mener davantage de recherches afin de mieux connaître les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens », souligne le Dr María Neira, directeur du Département Santé publique et environnement de l’OMS. C’est pourquoi les auteurs recommandent de « développer des méthodes de test plus complètes pour identifier d’autres perturbateurs éventuels, leurs sources et les modes de transmission ».

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : David Picot

Source : OMS, PNUE, 19 février 2013


 

ON CROIT REVER 

Arabie saoudite: peine légère pour le viol et le meurtre de sa fille de 5 ans

Le prix du sang. Un prédicateur saoudien a été récemment condamné à une courte peine de prison et à verser une compensation financière pour le viol et le meurtre de sa fille de cinq ans, ont rapporté samedi dans un communiqué trois militantes saoudiennes des droits de l'Homme. 

Selon ces militantes, la petite Lama, hospitalisée le 25 décembre 2011 avec le crâne fracassé, des côtes cassées et des traces de brûlures, a succombé à ses blessures le 22 octobre dernier. La mère, qui était divorcée et n'avait pas pu voir sa fille dans les mois précédant l'hospitalisation, et une assistante sociale ont aussi évoqué des séquelles de viols particulièrement cruels, selon ces militantes. Le père qui participait régulièrement à des émissions de télévision sur les préceptes islamiques, a reconnu être l'auteur de ces atrocités.  

Un homme ne peut pas être condamné à mort pour le meurtre de son enfant ou de son épouse

Le 26 janvier, il a été condamné à verser une compensation financière à la mère, appelée "prix du sang" dans la jurisprudence saoudienne basée sur la charia (loi islamique), et à une peine de prison correspondant à la durée de sa détention préventive, selon les militantes. 

En Arabie saoudite, qui procède chaque année à des dizaines d'exécutions, le viol et le meurtre sont passibles de la peine capitale, mais un homme ne peut pas être condamné à mort pour le meurtre de son enfant ou de son épouse, qui valent en général entre 5 et 12 ans de prison à leurs auteurs. 

Dans leur communiqué, les trois militantes saoudiennes ont dénoncé la mansuétude du jugement à l'égard du père, l'estimant révélatrice du statut des femmes en Arabie saoudite, où une interprétation rigoriste de l'islam les place sous le tutorat des hommes. Les Saoudiennes sont interdites de volant, doivent sortir couvertes et ne peuvent voyager à l'étranger qu'accompagnées d'un proche parent. La mixité reste interdite sur les lieux de travail et à l'école. 

 


 

COUP DE GUEULE

ARRETEZ DE NOUS FATIGUER AVEC L 'HOMOSEXUALITE !

 

Les pros mariage pour tous, les antis cela nous fatigue. Il y a d'autres priorités en France pour débattre. Le chômage, les illettrés, les 8 millions de français au seuil de la pauvreté, 2 millions d'enfants en France ont faim. Chaque jour des emplois sont supprimés et les conséquences sont plus graves que  le mariage pour tous.

Alors que les moralisateurs et  les extrémistes  de tous bords, qui fustigent  ceux qui veulent unir leur amour fassent autant de bruit dans la rue pour dénoncer cette misère qui touche notre pays.

Chaque être humain a le droit de vivre selon ses aspirations.  Les gays sont des êtres humains comme les autres, laissez les vivre leur amour. L'homosexualité n'est pas une maladie ! On n'enferme plus les homos dans des hôpitaux psychiatriques.

En 1960 De Gaulle considérait l'homosexualité comme un " fléau social"au même titre que l'alcoolisme, la tuberculose et le proxénétisme... En 1981 François Fillon était contre la dépénalisation de l'homosexualité. 

Aujourd'hui il y a un fléau qui touche toutes les couches de la société, le chômage ! 

Ces débats politiques ne servent à rien et ne sont pas constructifs, certains politiciens ont déclaré leur homosexualité, et ils n'ont pas été montrés du doigt, nous n'avons pas vu les moralisateurs manifester dans la rue ? Non.

Ces hommes et ces femmes, ces antis mariage, cachés derrières leurs Livres Saints, descendent-ils dans la rue lorsque des actes de pédophilie sont pratiqués sur des innocents. Ces  extrémistes religieux refusent-ils la contraception ? On-t-ils des relations sexuelles uniquement pour faire des enfants, considèrent-ils que le plaisir sexuel est un pêché ? Assez  d'hypocrisie 

Je suis pour la liberté de penser et d'agir, sous condition que cela ne nuise pas  aux autres,  mais PMA et  GPA ne me semblent pas forcément une nécessité pour cimenter un couple. Voir les échecs dans les couples hétérosexuels qui ont eu des enfants pour conforter leur amour. Il y a en France et ailleurs des enfants à qui ne demandent qu'a recevoir de l'amour, fut-il donné par deux hommes ou deux femmes.

Oui ! biologiquement il faut un homme et une femme pour créer, mais on constate que ce fameux couple qu'on nous dit idéal, dont on nous dit qu'il est nécessaire pour l'équilibre d'un enfant n'est qu'un leurre. Combien de femmes et enfants se retrouvent seuls sans  pour autant que le géniteur prenne le temps pour l'éducation de ses enfants. Combien ont-ils été abandonnés par leurs pères et par leurs mères ?

Quand allez-vous vous battre,  arpenter les rues pour lutter contre les inégalités sociales ? plus de 3 millions de Français frappés par la crise du logement, cela ne vous fait pas courir dans la rue ! Cela ne vous fait pas hurler, des retraités qui font les poubelles pour amélioré leur ordinaire, à cela  vous restez indiférents ?

Ceux qui veulent en savoir plus peuvent consulté : Wikipédia  "homosexualité".

 Je suis un hétéro indécrottable mais l'homosexualité doit être respectée car  c'est l'amour que l'on porte à l'autre qui est essentiel.


 

Origine des aliments : les Européens veulent savoir

 

Connaître l’origine des aliments que l’on achète, voilà une revendication plus que légitime. Selon une enquête menée par le Bureau européen des Unions de Consommateurs (BEUC) en Autriche, en France, en Pologne et en Suède, 70% des sondés considèrent d’ailleurs que c’est là un point  important.

Les résultats de l’enquête révèlent qu’une majorité (56%) d’acheteurs souhaite connaître précisément le pays d’origine des aliments qu’ils consomment. Seuls 10% d’entre eux ont indiqué préférer la mention « UE » ou « non UE ». Par ailleurs, 60% des consommateurs veulent des informations sur le pays d’où  est issu l’ingrédient principal d’un aliment transformé, et sur celui où le produit final a été fabriqué. « Une telle demande permettrait d’éviter des pratiques comme celle d’étiqueter des saucisses comme étant britanniques, alors que le porc qu’elles contiennent  vient du Danemark », indique le BEUC.

 Son Directeur général Monique Goyens, rappelle qu’ « en 2013, l’Union européenne doit décider de règles essentielles en matière d’étiquetage d’origine. Notre enquête auprès des consommateurs montre clairement qu’il existe une forte demande des consommateurs pour ce type d’information ».

 Le BEUC signale d’ailleurs que « les fabricants redoublent d’efforts pour faire croire aux consommateurs que leurs produits ont un caractère régional particulier. Du fromage de feta allemand (sera) étiqueté en lettres grecques ou de la sauce tomate provenant de Chine avec des drapeaux italiens sont de piètres astuces promotionnelles qui induisent les consommateurs en erreur ». Pour Monique Goyens, « ces pratiques abusives sont inacceptables et doivent cesser. »

Source : BEUC, 24 janvier 2013 – 


 

 

Louis Pasteur, la rage de guérir

 

Une personnalité aura marqué plus qu’aucune autre l’histoire de la vaccination. Celle de Louis Pasteur, né à Dole (Jura) en 1822. Il a consacré toute sa vie à la recherche. Son talent et son travail opiniâtre, combinés à une grande ambition et  un goût prononcé pour la communication, ont attaché son nom à l’extension de la vaccination jennérienne – qui protégeait contre la seule variole – à une multitude de maladies infectieuses. La mise au point du vaccin contre la rage tient sans conteste une place prépondérante dans cette saga. Après nous avoir passionnés par le récit des origines de la vaccination, le Pr Hervé Bazin, spécialiste de la vaccination et membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, nous fait vivre les grands moments de la vie de Pasteur.

 « Louis Pasteur a commencé à travailler tardivement sur les maladies infectieuses. Ce n’est qu’en 1877 qu’il se penche sur ce sujet. Auparavant, il avait focalisé son attention sur les phénomènes de fermentation, sur la démonstration de l’inexistence de la génération spontanée, et sur les maladies des vers à soie », commence Hervé Bazin. Avec l’aide de ses collègues, Edmond Nocard spécialiste des maladies infectieuses animales, et Emile Roux, plus familier des maladies infectieuses humaines, il s’intéresse au choléra des poules. « Le bacille responsable de cette maladie lui avait été envoyé dans une tête de coq par Henri Toussaint, un professeur de l’Ecole vétérinaire de Toulouse. Pasteur le met en culture et, après un an de travail, il réussit à mettre au point un vaccin contre la maladie ». Il s’aperçoit en effet qu’en cultivant les bactéries en flacon, donc exposées à l’oxygène de l’air, elles perdent de leur virulence au fil du temps. S’il se révèle d’un intérêt économiquement limité, la mise au point de ce premier vaccin vivant atténué constitue un immense bond en avant pour la médecine.

 La victoire contre la rage

Cette réussite est pour Pasteur une incitation à poursuivre ses recherches sur les maladies infectieuses. « C’était un homme très ambitieux », explique Hervé Bazin. Dès 1880, il s’intéresse à une zoonose, la rage. Très commune à l’époque, elle affecte les animaux et l’homme. Et même si elle provoque moins de 100 morts par an en France, elle est source de terreur pour la population. Les chiens atteints devenant souvent très agressifs, présentent la caractéristique de baver abondamment, peignant un tableau effrayant aux yeux des contemporains de Pasteur. D’autant que le seul traitement connu était alors la cautérisation, c’est-à-dire le fait de brûler les chairs autour de la plaie. « De plus, quand celle-ci était située trop près d’un gros vaisseau ou d’un organe vital, cette méthode était presque impossible à pratiquer », ajoute-t-il.

Pour étudier la rage, Pasteur utilise des lapins. Même enragés en effet, ces animaux présentent peu de danger. Il leur inocule le virus près du cerveau, sous la méninge dure-mère, puis il transmet le virus de lapin en lapin. Cette procédure lui permet de le stabiliser. Ensuite, il tente de diminuer sa virulence afin de pouvoir vacciner. Pour ce faire, l’idée lui vient d’employer la moelle de lapin rabique, qu’il fait sécher à l’air. Ainsi atténué, le virus permet la vaccination préventive des chiens. C’est une première réussite pour Pasteur, mais il veut aller plus loin, et utiliser ce vaccin pour créer une immunité après la morsure chez l’homme. « Dès 1884, il obtient des résultats prometteurs. Comme il a la communication dans le sang, il annonce publiquement qu’il est capable de soigner la rage. Même s’il s’avançait un peu, Pasteur était sûr de sa réussite », raconte Hervé Bazin.

 Soigner l’homme, déjà contaminé par le virus de la rage

 

Le 6 juillet 1885, l’histoire lui donne raison. Ce jour-là, Louis Pasteur obtient son premier succès chez l’homme avec la vaccination d’un enfant de 9 ans, Joseph Meister. Il s’était rendu avec sa mère à son laboratoire de l’Ecole normale supérieure, rue d’Ulm à Paris. Le jeune garçon présentait des morsures profondes et multiples, faites par un chien soupçonné d’être enragé. Il reçoit treize injections de broyat de moelle de lapin enragé, à raison d’une par jour et il survit, à la fois au traitement et à la rage qu’il était en grand danger de contracter. « C’est Jacques-Joseph Grancher, un médecin qui travaillait avec Pasteur, qui a pris la responsabilité d’inoculer le vaccin au jeune garçon, puisque lui-même n’était pas praticien », précise Hervé Bazin.

Trois mois plus tard, Louis Pasteur réitère ce traitement sur un jeune berger, Jean-Baptiste Jupille, sévèrement mordu par un chien enragé. Une nouvelle fois, la victime survit. Le 26 octobre 1885, Pasteur expose donc les résultats prometteurs de son traitement contre la rage chez l’homme à l’Académie des sciences. Dès lors, des patients mordus par des animaux enragés affluent vers le laboratoire de Louis Pasteur.

 La vaccination depuis Pasteur

Grâce à lui, la science de la vaccination connut par la suite une période d’innovation sans précédent. « Fièvre typhoïde, typhus exanthématique, diphtérie, tétanos… La prévention des maladies infectieuses était grandement améliorée, mais pas leur traitement. Grâce aux travaux d’Emile Roux, d’Alexandre Yersin, d’Emil Adolf Behring et de Shibasaburo Kitasato, la sérothérapie a été mise au point », explique Hervé Bazin. C’est ainsi notamment que « la diphtérie, une maladie très grave, a pu être soignée. Cette méthode consistait à extraire le sérum du sang d’animaux immunisés et à l’injecter aux malades », explique le Pr Bazin, dont l’épouse nous confie-t-il, faillit perdre la vie en 1945 à cause de cette pathologie longtemps meurtrière. Elle a été sauvée grâce à ce traitement. « La sérothérapie est également employée pour immuniser contre le tétanos, diminuant ainsi nettement la mortalité. L’emploi de ce sérum a été largement répandu sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale »

Dans les années 1930, la fabrication de vaccins s’industrialise. C’est le début de la culture des souches vaccinales virales. « Mais il faut attendre les années 1950 pour être témoin de la fabrication en grande quantités de vaccins. Le premier est celui contre la fièvre aphteuse, puis viendra celui contre la poliomyélite », énumère Hervé Bazin. A cette même époque, un autre épisode de la lutte contre la rage s’écrit en Europe. « Après avoir injecté de la vaccine – ou variole de la vache – associée à un antigène du virus de la rage à des têtes de poulets, les autorités de plusieurs pays européens font déposer 18 à 20 de ces appâts tous les km2 dans les zones d’habitat du renard. Parfois distribués à la main, les appâts ont également été jetés depuis des hélicoptères dans certaines zones. Résultat : la rage a pu être éradiquée de Suisse, de Belgique et de France. Un résultat extraordinaire en matière de santé publique », se réjouit le Pr Bazin.

Les vaccins d’avenir

Depuis les premières réussites de Louis Pasteur contre la rage, de nombreuses voies de recherches ont été empruntées pour développer de nouveaux vaccins. « Si des progrès ont été accomplis, deux vaccins majeurs manquent à l’appel aujourd’hui : un vaccin contre le paludisme et un autre contre le VIH/SIDA », rappelle Hervé Bazin. De nombreux travaux permettent heureusement d’espérer la mise au point de vaccins efficaces pour lutter contre ces deux maladies dans les années à venir.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet et Marc Gombeaud

Source : interview du Pr Hervé Bazin, spécialiste de la vaccination et membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, 12 décembre 2012 – Louis Pasteur de Hervé Bazin, Editions Alan Sutton, 130 pages, 21 euros – site Internet de l’Institut Pasteur de Paris, consulté le 21 janvier 2013

 


 

   

 

 

"La malédiction du gaz de schiste", nouveau documentaire choc sur ARTE

 

 

En Pologne, un village se mobilise contre le gaz de schiste jusqu'à faire vaciller sur son socle un géant américain de

l'énergie ; Le réalisateur Lech Kowalski revient sur son documentaire qui fait entendre la voix des petits agriculteurs,

premières victimes.

Pourquoi vous intéressez-vous au gaz de schiste ?

Lech Kowalski : "Depuis deux ans, je m'intéresse aux problèmes rencontrés par les petits agriculteurs, notamment dans la partie

orientale de la Pologne, à la frontière avec l'Ukraine. Dans cette zone envahie par l'agriculture intensive, ces petits fermiers

pratiquent une agriculture traditionnelle. Ce ne sont pas pour autant des paysans d'un autre temps. Ils sont très bien éduqués,

certains sont allés à l'université. Pendant que je les filmais, nous avons découvert que des opérations d'exploration de gaz de

schiste allaient commencer dans leurs champs, sous l'égide du géant américain Chevron. Pour les petits fermiers l'impact est

énorme. J'ai souhaité faire entendre leur point de vue."

Quels sont les premiers dangers que fait courir l'extraction du gaz de schiste pour les agriculteurs ?

"En Pennsylvanie, où j'ai tourné, l'eau des puits est empoisonnée depuis le début des forages en 2007. Pour un agriculteur,

l'eau est une ressource essentielle. Le lien entre l'eau souillée et les maladies dont souffrent les habitants, notamment

cancers du foie ou de la rate, diarrhées, etc., est difficile à prouver. Mais dans dix ou quinze ans, le lien entre les maladies

et l'extraction du gaz de schiste sera probablement avéré."

Qu'avez-vous plus particulièrement appris en réalisant ce film ?

"Tout d'abord que quand les gens croient vraiment à un idéal, ils trouvent les moyens de lutter. Ces fermiers polonais

croient vraiment en leur terre, en leur mode de vie. Ils refusent que tout cela soit détruit. Ils ont cette foi incroyable

pour continuer à se battre même si les politiques et les médias sont du côté de Chevron. J'ai aussi été surpris par le

degré apocalyptique des destructions engendrées par les compagnies gazières en Pennsylvanie. Elles agissent en masse

et le plus vite possible. Selon moi, il s'agit d'une nouvelle forme de guerre menée contre les citoyens. Une guerre civile

où les compagnies ont davantage de pouvoir que les gouvernements. Elles ont les lois pour elles. L'objectif est de faire

un maximum de profits. Les citoyens ne sont plus que de simples consommateurs. Voilà la nouvelle réalité dans laquelle

nous vivons. C'est le contraire de la civilisation. Les fermiers qui sont en premier affectés par ce problème ont plus de

connaissances sur le sujet que bien des petits bourgeois intellectuels dans les grandes villes. Eux sont en première ligne et agissent."

Ils gagnent même des batailles...

"Tout à fait. Chevron a décidé de se retirer de la petite commune de Zurawlow où les habitants se sont mobilisés. Les raisons

n'en sont pas très claires. Les responsables de Chevron ont toujours refusé de nous rencontrer, moi ou les agriculteurs, et

m'ont toujours empêché de filmer sur leurs sites. Mais à coup sûr, ils ont eu peur de la mauvaise publicité. Ces agriculteurs

polonais, une trentaine de familles, sont les premiers au monde à avoir lutté contre le gaz de schiste. Et ils ont gagné.

Peut-être ont-ils été chanceux... Mais le fait est qu'on peut gagner. Cela n'empêche pas Chevron de construire des puits

de forage dans d'autres villages. Chaque jour un peu plus, ces compagnies détruisent les communautés, que ce soit

aux États-Unis, en Pologne ou ailleurs. Seuls les plus forts continueront à se battre."

Néanmoins, êtes-vous optimiste pour l'avenir ?

"Je pense qu'aux États-Unis, le mal est fait. Du moins en Pennsylvanie. Il faut savoir qu'en Amérique, à l'inverse de l'Europe,

quand un agriculteur vend sa terre, il en vend aussi le sous-sol, qui n'appartient pas à l'État. Il touche ensuite un

pourcentage sur les profits gaziers. L'Europe a sans doute plus d'opportunités d'arrêter ces compagnies et cela

est dû à la manière même dont elle est structurée. Mais il faut que les législateurs soient fermes sur leur position et luttent contre les lobbies. Aux États-Unis, l'extraction du gaz de schiste ne fait que commencer et le pays se balkanise. Dans certains États,

les forages seront autorisés et dans d'autres ils ne le seront pas, comme dans l'État de New York où les citoyens ne désarment pas."

Propos recueillis et traduits de l'anglais
par Laure Naimski

 
 

 

 

 


Tatouages : la mise en garde des dermatos !

 

Aluminium, barium, cadmium, cobalt, chrome, cuivre, fer, mercure, manganèse, nickel, antimoine, strontium, vanadium… Autant de métaux toxiques présents dans les encres de tatouage. Le Syndicat national des Dermatologues et des Vénérologues (SNDV) interpelle une nouvelle fois le public sur les nombreux dangers liés aux tatouages.

 

« Les encres noires contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques dangereux (dérivés du pétrole comme le benzopyrène, le benzoanthrascene) », indique le SNDV. « La plupart de ces produits sont cancérigènes et lorsqu’ils sont situés dans le derme et soumis aux rayonnements UV, ils entraînent une forte augmentation en radicaux libres ». Par ailleurs, les pigments qui composent ces encres, en particulier le rouge, peuvent être la cause de dermatoses variées.

Les réactions allergiques figurent parmi les complications les plus fréquentes après un tatouage. « Elles se caractérisent par des démangeaisons, des gonflements au niveau du tatouage et parfois des lésions plus ou moins importantes », fait savoir le SNDV. Dans certains cas, les troubles sont tels que le retrait du tatouage est indispensable.

 

Incompatibles avec certaines affections de la peau

Il existe également des risques liés aux problèmes de peau préexistants. « Certaines maladies dermatologiques chroniques peuvent se localiser sur des zones de traumatisme de la peau comme les tatouages. Il s’agit par exemple du psoriasis, du lichen plan, de la sarcoïdose ou encore du vitiligo ». C’est pourquoi la SNDV recommande aux personnes atteintes de ces maladies d’éviter cette pratique. Tatouer à côté de la lésion ne permet en rien de prévenir une éventuelle poussée car ce sont des maladies de la peau dans sa globalité, même lorsqu’elle apparaît saine ».

Ce n’est pas tout, les personnes ayant des grains de beauté « à risque » ou de nombreuses taches de rousseur ont grand intérêt à consulter un dermatologue avant de se faire tatouer. Il est indispensable « de s’assurer que leur peau ne présente aucun risque. Il faut savoir qu’il est plus difficile, une fois la peau tatouée, de dépister les problèmes ».

 

Comment se débarrasser d’un tatouage ? » Les dermatologues utilisent le laser déclenché. L’onde de choc fait exploser l’encre du tatouage, c’est une action électromagnétique, puis les poussières d’encre sont éliminées naturellement par la peau ». Attention, les résultats pour éliminer un tatouage sont très variables et le procédé peut être long et coûteux… Nous reviendrons très prochainement sur le sujet des tatouages au henné.

 

Source : SNDV, 16 janvier 2013


 

Cœur et tabac : pas d’âge pour arrêter… 

 

Les XXIIIè Journées européennes de la Société française de Cardiologie qui se déroulent actuellement à Paris, ont une nouvelle fois mis en vedette l’impact du tabagisme sur les vaisseaux et le cœur. Responsable chaque année de 40% des décès d’origine cardiovasculaire en France, le tabac mérite pleinement il est vrai, son statut de tête de turc des cardiologues…

 

Chaque année dans l’Hexagone, il est à l’origine de 73 000 morts, soit plus d’un décès sur dix. Selon la Société française de Cardiologie (SFC), « le tabagisme est un facteur de risque essentiel et très souvent isolé, des infarctus du myocarde des sujets les plus jeunes. Il représente également la première cause de décès prématuré et de décès cardiovasculaire évitable ».

Si la responsabilité du tabac diminue avec l’âge, c’est parce que ses effets sont dilués par l’existence d’autres facteurs de risque. Pourtant, la SFC insiste sur la persistance du risque spécifique au tabac. Et ceci dans toutes les tranches d’âge. Ainsi par rapport aux non-fumeurs, le risque de décès est-il augmenté de 83% chez les fumeurs de plus de 60 ans et de 6% chez les plus de 80 ans.

C’est pourquoi la SFC insiste sur le fait qu’il n y a pas d’âge pour arrêter de fumer. « De récentes études portant sur les plus de 60 ans confirment que le sevrage tabagique reste largement bénéfique ». « Ainsi, les sujets arrêtant de fumer à 60 ans ont une réduction relative du risque de décès de 27% ». Ce bénéfice est avéré pour toutes les tranches d’âge, 27% pour les 70-79 ans, et 24% pour les plus de 80 ans !

Source : XXIIIè Journées européennes de la Société française de Cardiologie, 16-19 janvier 2013

 


 

Pollution atmosphérique : refusons la fatalité

 « Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées ces dix dernières années », affirme Michel Kryzanowski, du Centre européen de l’Environnement et de la santé de l’OMS, à Bonn (Allemagne). Dans l’éditorial du dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), il estime toutefois nécessaire de poursuivre les travaux et la recherche.

 

 Les études menées durant les dernières années ont confirmé l’existence d’un lien direct entre les pollutions atmosphériques et l’augmentation des risques sanitaires. Particulièrement dans le domaine des maladies cardiovasculaires et respiratoires. Par ailleurs, le Centre international de Recherche sur le Cancer cette année, a classé les gaz d’échappement des moteurs diesel parmi les « cancérigènes pour les êtres humains ».

« Près de deux ans d’espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d’Europe si la pollution y était ramenée aux niveaux préconisés par l’OMS », souligne Michal Kryzanowski. Selon lui, il n y a pas de fatalité en la matière. « Près de 15% du gain d’espérance de vie réalisé aux Etats-Unis, ont été attribués à l’amélioration de la qualité de l’air » assure-t-il.

 

 Il existe en effet de multiples exemples ou les interventions publiques ont prouvé leur efficacité. Lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, des mesures ont été prises pour réduire les embouteillages et rendre les transports publics plus fonctionnels. Résultat, pendant la quinzaine olympique la qualité de l’air s’en est trouvée améliorée, et le nombre d’admissions aux urgences et d’hospitalisation pour exacerbation d’un état asthmatique a diminué.

 

Pour les rédacteurs du BEH, il est essentiel que des études soient menées auprès« des populations les plus vulnérables et les plus exposées. Elles devraient notamment prendre en compte les inégalités sociales ». Michal Kryzanowski abonde dans ce sens. « Il est nécessaire de poursuivre encore les recherches sur les effets (des pollutions) sur la santé. Une meilleure compréhension des effets des particules et des mélanges de polluants spécifiques à une source, telle que la circulation routière, pourrait permettre d’élaborer des actions plus efficaces et mieux ciblées pour réduire les expositions dangereuses ».

Source : BEH, 8 janvier 2013

 


 

Quand la presse professionnelle meurt, toute la presse est atteinte…

La disparition d’un confrère, c’est un peu comme celle d’un camarade d’école, de lycée, de régiment… Question d’éducation bien sûr, de génération aussi –les copains de régiment sont une notion en voie de disparition depuis 1975 … - l’événement renvoie chacun à son propre destin. La mise en liquidation judiciaire avec cessation d’activité de l’hebdomadaire Impact Médecine pourrait passer inaperçu de beaucoup. Cette revue en effet, n’est destinée qu’aux médecins. Pourtant, elle donne à réfléchir. Alors une fois n’est pas coutume, penchons-nous sur le futur de notre métier.

 

 La disparition d’un journal signe toujours l’échec du pluralisme et une atteinte à l’indépendance de l’esprit. Pour nos confrères de Cardiologie pratique, « Impact Médecine est la première victime de la réduction drastique de la publicité que connaît la presse médicale. (…) L’axiome de base des autorités (françaises) est simple : derrière chaque généraliste il y a un charlatan ou un déserteur, derrière chaque spécialiste il y a un voyou, derrière chaque expert il y a un vendu, derrière chaque acteur médical il y a un corrompu, derrière chaque pharmacien il y a un épicier cupide, derrière chaque industriel il y a un requin et derrière chaque médicament il y a un poison… »

Sans doute le trait est-il un peu exagéré. Mais pour nous qui connaissons le sujet, ajoutons pour faire bonne mesure, que les mêmes bons esprits ont tendance à professer que derrière chaque malade se dissimule un resquilleur ou un tire-au-flanc…

C’est méconnaître les immenses progrès permis par les efforts inlassables de la communauté médicale et des chercheurs. Si notre espérance de vie a explosé durant la seconde moitié du XXe siècle, c’est grâce à eux !

« Quand il n’y aura plus de presse médicale (ni d’ailleurs de congrès), qui diffusera les recommandations, qui informera sur les avancées techniques, sur les progrès thérapeutiques, qui assurera la formation des médecins (la presse étant le 1er vecteur de formation médicale continue), qui fournira des informations spécifiques en cas de crise sanitaire ? » Certainement pas oserons-nous dire, le Journal officiel…

« A qui le tour ? »

A ceux pour qui une presse accueillant de la publicité est nécessairement dépendante et corrompue, nous posons cette simple question. Qui est le plus dépendant de la main qui le nourrit : celui qui perçoit le revenu d’une centaine d’annonceurs différents et… concurrents, ou celui qui vit essentiellement et pendant des années, des seuls subsides alloués par un gouvernement et des autorités – pour une fois bien nommées – de tutelle ?

 

Source : Cardiologie pratique, 5 novembre 2012 – La Correspondance de la Presse, 7 décembre 2012.

 


 

Comment une VILLE peut devenir AUTOSUFFISANTE en fruits et légumes ?

 

Cette histoire ressemble à une utopie, une ville imaginée par un sociologue pour décrire la communauté idéale, et pourtant tout est réel. A Todmorden, une commune d’Angleterre, les habitants cultivent leurs propres potagers dans des lieux publics qui le permettent avec l’objectif de devenir complètement auto-suffisant en quelques années. Aucun camion ou train ne transportera des légumes à Todmorden mais surtout, le citoyen ne récolte plus que ce dont il a besoin et tout le monde donne un coup de main en s’occupant régulièrement des différents espaces cultivés.

Pour un horticulteur, visiter Todmorden est un plaisir pour les yeux, une ville tapissée de parterres et d’espaces verts où l’on peut admirer la croissance jour après jour de carottes, choux, laitues, oignons, pommes de terre et de potagers en tous genres, mais aussi d’arbres fruitiers et d’herbes aromatiques comme les framboises, les fraises, les abricots, le romarin, le basilic et bien d’autres.

Le projet s’appelle Incredible Edible et a comme objectif principal de rendre Todmorden auto-suffisant en ce qui concerne les fruits et légumes d’ici 2018 ! En plus de l’idée même d’autosuffisance, ce qui est particulièrement marquant est l’harmonie qui accompagne le projet, personne ne ramasse plus de ses besoins, avant tout parce qu’il n’y aucune raison de le faire et parce que, comme l’explique la co-fondatrice du projet Mary Clear « cela ne se produit pas, nous avons confiance en les personnes, nous croyons et nous en sommes les témoins, les personnes sont honnêtes »

 Les parterres, comme déjà évoqué, sont partout mais il faut aussi signaler un grand verger de 200 arbres dans le centre de la ville, ainsi que des lieux insolites où sont cultivés les potagers : en effet, en plus des parcs classiques, nous pouvons trouver des fruits et légumes devant le commissariat, la mairie et même dans le cimetière !

Incredible Edible, ce ne sont pas seulement des potagers éparpillés dans la ville mais c’est aussi l’éducation au goût : des cours sur l’horticulture, sur comment conserver les fruits et légumes ou sur comment faire son propre pain sont activés.

L’initiative a certainement interpellé en Angleterre puisque 21 communes commencent déjà à expérimenter des projets de ce type. L’intérêt est également fort dans d’autres réalités européennes (Allemagne et Espagne) mais pas seulement (Canada et Hong Kong) !

Qui aurait dit, il y a encore peu de temps, que la ville du futur serait verte et non grise, avec des fruits et légumes à chaque angle à la place de machines volantes ?


 

L'ECOLOGIE  : UN MOT QUI GENE ? POURTANT !

Je pense et je ne suis pas le seul à penser, que l'écologie est une autre façon  d'agir, de vivre. L'écologie se bat pour une sauvegarde de notre environnement ou tout citoyen responsable soucieux de l'avenir des ses enfants , de ses petits enfants devrait souscrire. Va-t-on léger une terre poubelle aux générations futures ? Va-t-on les affubler de masques à gaz, de bouteilles d'oxygène  dès leur naissance ? Devra-t-on purifier leur sang pour les débarrasser des éléments cancérigènes qu'ils ont absorber en se nourrissant dans le ventre de leurs mères ? Va-t-on  donner systématiquement des pilules d'iode pour garantir le habitant les plus exposés aux catastrophes nucléaires ?

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C'est aujourd'hui que nous construisons notre avenir, dès à présent nous devons changer nos habitudes, c'est dès à présent que nous devons cesser notre gaspillage. En refusant les réalités en ferment les yeux et les oreilles nous intensifions les pollutions et les conséquences qu'engendre notre égoïsme. Il ne s'agit pas de revenir au temps des cavernes,   des lavoir et de la bougie, il nous faut apprendre à consommer intelligemment.

Il y a de solutions, pour cela je le répète il nous faut changer notre comportement, avant que cette transformation soit imposée par un dictat. L'écologie n'est pas seulement les papillons, les oiseaux etc. c'est également le maintient de la biodiversité, c'est l'arrêt des pesticides et autres produits qui empoisonnent notre santé un peu chaque jour. C'est la nécessité d'adapter nos industries en fonction des vrais besoins. Il est de notre devoir de repenser les modes de transports, de l'enseignement, de la santé. Il est indispensable d'établir de nouvelles règles pour l'emploi afin que nous restions compétitifs tout en fabriquant en France. Il faut également  mettre une vraie politique du logement, il est intolérable que des salariés ne puissent plus se loger décemment ! D'imminents scientifiques ont sonné l'alarme, mais nous préférons écouter le chant des sirènes qui nous disent que nous sommes des faiseurs de boniments, que l'avenir de notre planète n'est pas si noir.

Enfin, malgré ce que nos instance nous disent, nos réserves de pétrole de gaz etc. ne vont plus

suffire dans des délais proches. Aujourd'hui  il nous faut aller forer de plus en plus profondément pour trouver du  pétrole, avec les risques que cela peut entraîner. Notre désir de ne rien changer  va accélérer  la modification du climat et entraîner des modifications irréversibles, des morts etc. tout cela nous connaissons mais certains d'entre nous ne veulent pas voir.  Il ne s'agit pas d'agiter un épouvantail  mais d'attirer l'attention. Si nous continuons à consommer de l'énergie comme des gloutons, si nous gaspillons l'eau alors notre avenir sera sombre. Les plus démunis seront les plus touchés.

Être écolo  c'est chaque jour prendre soin de notre planète, car nous n'en n'avons pas en rechange. Être écolo c'es rejoindre des gens responsables qu'ils soient de droite ou de gauche.  En France les partis politique dits Verts ne suffisent pas en nombre à faire changer de façon sensible la politique des gouvernants. Aujourd'hui j'ai le sentiment que l'on a attribué quelques postes au Verts, comme on donne une sucette aux enfants pour ne plus les entendre crier. Cette réflexion ne change pas mon engagement car je suis persuadé que  plus il y aura de Verts au sénat à l'Assemblée Nationale plus nous aurons la chance de faire bouger les choses.

Seule une prise de conscience massive et une adhésion toute aussi massive peut faire des écolos un parti indépendant de la droite ou de la gauche. Il est encore temps de faire ce virage qui nous préservera du pire. Il ne faut pas faire taire les minorités car elles ont parfois un bon sens qui semble manquer aux majorité, majorité inféodées au système financier qui scie la branche sur laquelle il est assis. L´ennui c'est que l'effondrement de ce système amènera une augmentation du chômage, la récession, la misère. Nous connaissons le résultat de la crise actuelle. Chômage dans le monde 202 millions environ, il y en a plus., 8 millions de français au seuil de la pauvreté etc. Le pays le plus riche du monde n'est pas a l'abri, mais peut-on  considérer qu'un pays est riche quand il y a des gens qui ne peuvent pas se loger,  se soigner ou le chômage, la précarité sont les maux de ce pays ? Devant l'ampleur des dégats le clivage politique n'a pas de sens.

 

Bientôt il faudra choisir : manger sain ou conduire malade.

  


 

Pollution : des fumées toxiques… qui n’impressionnent pas assez

Alerte à la raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique. La foudre s’est abattue sur un bac contenant 48 000 tonnes de pétrole brut. Un feu aussitôt, s’est déclaré. A 8h40, une première sirène mobilise le personnel du site.. Sa mise en action est suivie d’une seconde, plus puissante, à 9h20. Cette fois, ce sont les populations environnantes qui sont appelées à se mettre à l’abri. Routes coupées, écoles confinées, services de l’Etat mobilisés… Reportage au cœur d’un exercice de sécurité civile en grandeur nature. Car oui, tout cela n’est heureusement que fiction. Ce qui est bien réel, ce sont les enseignements à en tirer !

 

Située sur l’Estuaire de la Loire, la raffinerie de Donges est la seconde plus grande en France - en capacité de traitement – derrière la raffinerie normande située à Gonfreville-L’Orcher, en Seine-Maritime. Ce mardi matin 20 novembre, le scénario de l’exercice est le suivant : la foudre donc, a provoqué un feu sur l’un des 150 immenses bacs du site : 21,4m de haut, 64m de diamètre. A cause de la chaleur son toit flottant s’est effondré, entraînant le déclenchement du Plan Particulier d’Intervention (PPI). Ce plan de secours est mis en œuvre sur décision du préfet, pour gérer une crise majeure au sein d’une entreprise, entraînant des répercussions à l’extérieur de cette dernière.

Les écoles jouent le jeu…

Ici, il y a évidemment des risques d’inhalation de fumées, voire de brûlures. Les riverains les plus proches sont situés à seulement 500 mètres du bac en feu. Un périmètre de sécurité est installé autour de la raffinerie, avec un rayon d’un kilomètre. Dans le bourg même de Donges, les sirènes appelant au confinement de la population ont été entendues. Les établissements scolaires comme le collège Arthur Raimbaud, jouent consciencieusement le jeu.

« Nous étions certes prévenus à l’avance » nous explique Yvon Ménez, son principal. « Dès que la sirène a retenti, j’ai transmis les premières consignes de sécurité, à savoir de rassembler les 350 élèves en un même lieu puis de les disperser dans 4 pièces différentes de l’établissement. Ils sont gérés par des enseignants qui bénéficient de mallettes de confinement ». Celles-ci contiennent notamment des couvertures de survie, des gâteaux, du ruban adhésif…. Le principal ajoute que cet « exercice est très important pour éduquer les enfants et sensibiliser les parents à la culture du risque et de la prévention. Les élèves apparaissent très réceptifs ».

Les habitants, un peu moins…

Leurs ainés en revanche, le soit un peu moins si l’on en juge par la relative activité qui règne dans le bourg de Donges. Des piétons passent ici et là, des voitures circulent et… même le facteur a imperturbablement poursuivi sa distribution du courrier. A l’Hôtel de Ville Annette Auffret, la maire, n’affiche pas la même satisfaction que le principal du collège. « Le confinement de la population est le plus difficile. Nous avons encore de nombreux progrès à faire au niveau de la culture du risque ».

A 10h45, à quelques kilomètres de là, au sein de la sous-préfecture de Saint-Nazaire la cellule de crise est en effervescence. Le périmètre de confinement est élargi à 2,5 km autour de la raffinerie. « Nous constatons des difficultés au niveau de la capacité de pompage hydraulique » rapporte Emmanuel Bordeau, le sous-préfet. Il doit s’adapter à un scénario à rebondissements « Nous avons dû faire appel à un remorqueur pour combler ce manque. Dès qu’il sera opérationnel, le feu devrait être éteint en une demi-heure. Nous avons également reçu les premiers résultats de l’analyse des fumées. Il n’y a heureusement pas de danger mortel, mais les populations doivent rester confinées ». Un peu avant midi, les sirènes retentissent à nouveau. L’incendie est éteint, l’alerte est levée. Clap de fin. L’heure est désormais aux « débriefings ».

Source : Reportage à Donges puis à Saint-Nazaire, 20 novembre 2012

 


 

L’abus d’écrans provoque la myopie !

Votre adolescent plisse les yeux pour voir de loin ? Il ne reconnaît pas ses amis quand il les croise à distance, dans la rue ? Ce sont peut-être les premiers signes d’une myopie… comportementale. La myopie naturellement, est un trouble de la vision souvent héréditaire. Cependant, il peut aussi être provoqué par nos modes de vie et certains comportements. L’usage intensif et dans de mauvaises conditions, d’écrans de télévision ou d’ordinateurs, de smartphones ou de consoles vidéo, déforme en effet le cristallin. Vigilance.

« Les adolescents consacrent de plus en plus de temps à des activités sur écran » relève l’Association nationale pour l’Amélioration de la Vue (ASNAV). Ils passent près de 3 heures par jour en moyenne devant leur ordinateur, et un peu moins de 2 heures à regarder la télévision. Et c’est sans compter le temps passé à consulter les réseaux sociaux et les textos sur leurs téléphones mobiles. Or ces activités ne sont pas sans incidence sur la vue. Elles peuvent provoquer une myopie « comportementale ».

Reposez vos yeux

Dans la plupart des cas, la myopie débute dans l’enfance. Elle se déclare le plus souvent autour de la puberté. Elle est fréquemment d’origine héréditaire, provoquée par les imperfections de la forme du globe oculaire. Seul le port de lunettes ou de lentilles peut dans un premier temps, corriger ce défaut de vision.

Mais il est de plus en plus fréquent que la myopie soit provoquée par une utilisation excessive des écrans. Pour en réduire le risque, faites de la prévention auprès de vos adolescents :

 « Conseillez-leur de se ménager des pauses. Qu’ils prennent ainsi l’habitude de détendre leurs yeux toutes les vingt minutes en éloignant le regard de l’écran », recommande l’ASNAV. Cette consigne d’ailleurs, vaut également pour les adultes travaillant sur ordinateur à longueur de journée ;
 « Insistez pour qu’ils fassent du sport régulièrement, et notamment en extérieur. Les activités de plein air favorisent en effet la vision de loin. Et nos yeux en ont besoin pour se reposer » ;
 Enfin lorsqu’une myopie – ou un autre défaut visuel – est détectée, il est évidemment primordial de respecter la prescription de l’ophtalmologiste. S’il a prescrit des lunettes ou des lentilles, eh bien… il faut les porter avec constance.

 Source : ASNAV, 12 novembre 2012 ; Centre de chirurgie réfractive de l’Hôtel Dieu de Paris, 12 novembre 2012

 


 

Vendée Globe : 5 heures de sommeil par nuit dans… « une guitare électrique » !

 

Le départ de la septième édition du Vendée Globe sera donné ce samedi 10 novembre des Sables d’Olonne, en Vendée. Sur la ligne de départ de ce tour du monde en solitaire et sans escale, 20 navigateurs d’exception. Chiffres à l’appui, le médecin de la course Jean-Yves Chauve, nous explique pourquoi « cette compétition est à part ».

Trois : les trousses à pharmacie embarquées à bord. Une trousse « classique » et deux trousses d’urgence, dont une pour le radeau de survie. Celles-ci « renferment de la morphine, de l’adrénaline, de la cortisone, de quoi faire un garrot, se recoudre etc… », explique le Dr Chauve. « Les skippers sont mes yeux et mes mains. En cas de problème, ils doivent me décrire précisément la situation. Je peux alors les guider par téléphone ».

Cinq : les heures de sommeil Cinq heures en effet, c’est la durée moyenne de sommeil quotidien que s’accorderont nos navigateurs. Ils dormiront par tranches de 1 heure et trente minutes... les bons jours. Lorsque la mer est agitée ou lorsque le trafic maritime est dense - comme souvent dans le Golfe de Gascogne où les cargos sont nombreux - les cycles sont de 20 à 30 minutes. « Dans ce cas, les skippers plongent directement dans un sommeil profond. J’insiste auprès d’eux, sur l’importance de dormir et de récupérer : après 16 heures sans sommeil, le degré de vigilance est équivalent à celui d’une personne ayant une alcoolémie de 0,5 g/l de sang ».

Cent vingt : les décibels dans la coque : Voilà en effet, le niveau de pollution sonore auquel sont exposés les navigateurs lorsque la coque entre les vagues. C’est-à-dire en fait… presqu’en permanence. « C’est l’équivalent d’un avion au décollage » précise Jean-Yves Chauve. « Aujourd’hui, l’intérieur des bateaux est très épuré pour gagner en légèreté. C’est un peu comme si ces marins naviguaient pendant trois mois, à l’intérieur… d’une guitare électrique » ! Certains d’ailleurs, sont équipés de casques anti-bruit.

Entre 3 500 et 5 000 calories. C’est l’apport énergétique quotidien recommandé à ces sportifs de haut niveau. Sur la terre ferme, les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont d’environ 2 400 kcal pour un homme adulte, et 1800 kcal pour une femme. « Sur un bateau de course, la lutte contre le stress et le froid mais aussi et surtout la recherche permanente de l’équilibre sur un bateau instable, font brûler énormément de calories » enchaine le Dr Chauve. La majorité des skippers embarquent des aliments lyophilisés mais la notion de ‘repas récompense’ revient aussi en force. C’est ainsi que Jean Le Cam (Synerciel) emporte des petits plats comme des confits de canard. Désossés tout de même, pour ne pas alourdir le bateau…

1,2 kg de nourriture par jour. Le navigateur Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) « emmène 80 à 90 jours » de vivres. Pas davantage, pour éviter d’alourdir le monocoque. Pourtant le record de l’épreuve établi par Michel Desjoyaux en 2009, est de 84 jours. A 95%, il s’agit d’aliments lyophilisés. Ils sont disposés le long de la coque, dans des sacs : un par jour, 1,2 kg chacun. De son côté, Armel Le Cléach (Banque Populaire) embarque 90 jours de nourriture. Lors de la précédente édition qu’il a bouclé en 89 jours, il admet avoir « fait l’erreur de ne pas emmener assez de nourriture. J’avais perdu 8 kilos. Je n’avais plus rien à manger sur la fin »…

Source : De notre envoyé spécial aux Sables d’Olonne, 6 novembre 2012 - www.vendeeglobe.org

 


 

Conduite de nuit : une lumière bleue pour rester éveillé

La somnolence au volant est responsable d’un tiers des accidents mortels sur autoroutes. Si les pauses régulières restent la meilleure des préventions, la réalité montre que ce comportement n’est pas toujours respecté. Pour lutter contre cette perte de vigilance, des chercheurs français ont testé l’impact de la diffusion d’une lumière bleue à l’intérieur de l’habitacle. Résultat, ce procédé serait aussi efficace que le café pour rester éveillé.

Les yeux qui piquent, les paupières qui s’alourdissent, des bâillements répétés. Ce sont les signes que la fatigue prend le dessus. Au volant, la somnolence diminue la vigilance, les réflexes et la perception visuelle. Le risque d’accident est alors bien réel.

Pour les chercheurs du laboratoire « Sommeil, attention et neuropsychiatrie » (CNRS /Université Bordeaux Segalen), « en dehors de la sieste - souvent compliquée à adopter -, la meilleure mesure préventive actuelle reste le café. Cependant, cette solution peut survenir trop tardivement. Il est donc crucial de développer un système anti-somnolence embarqué, efficace en continu ».

Tout miser sur le bleu

Les scientifiques sont partis du principe qu’une stimulation des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR) permettrait d’augmenter la vigilance. « Ces dernières sont en effet en connexion avec des aires cérébrales contrôlant l’éveil » commentent-ils. Ils ont donc fait installer une lampe à LED spéciale fixée sur le tableau de bord d’un véhicule, et émettant une lumière bleue en continu. Puis ils ont demandé à 48 hommes (âgés en moyenne de 33 ans) de conduire 400 km, pendant 3 nuits espacées d’au moins une semaine. Les participants avaient droit à une pause de 15 minutes à mi-parcours.

Pour vérifier cette théorie, trois groupes ont été formés :

 Certains étaient exposés à la lumière bleue ;
 D’autres avaient droit à deux tasses de café (une avant le départ et une autre à la pause) ;
 Les derniers enfin devaient se contenter de deux cafés décaféinés.

Ne pas franchir la ligne blanche

Les chercheurs du CNRS se sont attachés à recenser le nombre de franchissements inappropriés de la ligne de dépassement et de la bande d’arrêt d’urgence. Ce nombre a été de 15 pour le groupe Lumière bleue, 13 avec le café et 26 pour le groupe Déca. «  L’exposition continue à la lumière bleue pendant la conduite s’avère donc aussi efficace que le café pour lutter contre la somnolence au volant ». A condition bien sur que le conducteur ne soit pas gêné par cette lumière. En effet « 8 volontaires sur 48 (17%) ont été éblouis par la lumière bleue et n’ont pas pu effectuer le test » concluent les auteurs.

Rappelons cependant que le café n’est pas un remède miracle contre la somnolence au volant. Si vous percevez les premiers signes de fatigue (douleurs au niveau du dos et de la nuque, engourdissement des jambes…), un seul reflexe, arrêtez-vous ! La règle générale d’ailleurs, c’est de veiller à faire des pauses toutes les deux heures.

Source : CNRS, 8 novembre 2012

 


 

L’accès aux soins des plus précaires, se dégrade un peu plus chaque année en

 

France.

 

 C’est le constat critique dressé ce mardi par Médecins du Monde (MdM) dans un nouveau rapport. Confrontée aux chiffres catastrophiques concernant la santé des plus démunis, l’Association lance un véritable cri d’alarme.

« Entre 2008 et 2011, les consultations médicales dans les 21 centres de Médecins du Monde, ont augmenté de 22% », soulignent ses représentants. Et plus de 98% des patients vivent sous le seuil de pauvreté. Les enfants ne sont pas épargnés. « Plus de 2 800 mineurs ont été accueillis dans les centres MdM. Leur nombre a ainsi augmenté de 48% par rapport à l’année précédente ». Quant aux femmes enceintes prises en charge dans ces consultations, elles sont majoritairement dans des situations sociales et administratives difficiles. Et 45% d’entre elles présentent un retard dans le suivi de leur grossesse.

Autre constat : le retard de soins. Plus du tiers des patients des centres MdM consultent trop tard au regard de leur état. « Le retard dans le recours aux soins est de plus en plus fréquent, lorsque les personnes concernées ne renoncent pas tout simplement, à se faire soigner ». Et, sans surprise, il est plus prégnant parmi les personnes vivant dans la rue ou dans un logement précaire.

Simplifier pour mieux soigner

Ces patients devraient – en théorie - bénéficier de l’aide médicale d’Etat (AME) ou de la Couverture maladie universelle (CMU). En 2011 en effet, « près de 80% des patients accueillis dans les centres MdM relevaient d’un dispositif de couverture. Or 84% d’entre eux n’avaient aucun droit effectivement ouvert », a constaté l’association. « Pour rendre l’accès aux soins plus simple, plus rapide et moins stigmatisant », elle demande « la fusion de l’AME et de la CMU ».

Médecins du Monde demande également « la suppression du délit de racolage passif qui isole les personnes se prostituant ». Pour contrôler l’épidémie d’hépatite C chez les usagers de drogues, l’association préconise par ailleurs « la création de salles de consommation à moindre risque ». Elle insiste en outre, sur « la nécessité de réviser les politiques restrictives et répressives à l’encontre des migrants, y compris les citoyens européens (les Roms, qui sont des ressortissants roumains et bulgares n.d.l.r.), afin de favoriser leur intégration et leur accueil ».

Aller plus loin :
 Téléchargez le rapport de Médecins du Monde intitulé L’accès aux soins des plus démunis en 2012 ;

 Consultez les interviews du Dr Thierry Brigaud, président de Médecins du Monde et du Dr Jean-François Corty, directeur des missions France de MdM. Ainsi que des vidéos de l’action de Médecins du Monde en France.

Source : Médecins du Monde, 16 octobre 2012

 


 

Près d’un Français sur deux obèse ou en surpoids

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Selon les résultats de la dernière enquête ObEpi-Roche, rendus publics ce mardi, 15% de la population adulte serait obèse en France. Ils étaient 14,5% dans ce cas en 2009. La bonne nouvelle - toute relative - tient à ce que la progression de l’obésité si elle se poursuit, connaîtrait une forme de ralentissement. Entre 2009 et 2012, sa prévalence a augmenté de 3,4% alors qu’entre 2006 et 2009 elle avait bondi de 10,7% !

En 15 ans, le poids moyen des Français a progressé de 3,6 kg alors que leur taille en hauteur, a connu un accroissement de 0,7 cm. En extrapolant les résultats d’ObEpi à l’ensemble de la population française, notre pays compterait donc 6,9 millions d’adultes obèses. Quant à la prévalence du surpoids, elle s’établirait à 32,3%, contre 31% en 1997. Au total14,8 millions de Français présenteraient donc un indice de masse corporelle compris entre 25 et 29,9. Et près d’un sur deux (47,3%) serait obèse ou en surpoids.

Les femmes en première ligne. En 2012 – et comme c’est le cas depuis 9 ans - la prévalence de l’obésité est plus élevée chez les femmes (15,7%) que chez les hommes (14,3%). A l’inverse, le surpoids touche davantage la population masculine (38,8%, contre 26,3%).

Les jeunes adultes plus touchés. Homme ou femme, entre 2009 et 2012 c’est dans la tranche d’âge des 18-24 ans que l’augmentation de l’obésité a été la plus franche : +35%. La variation dans les autres tranches d’âge s’est échelonnée de – 1,5% à +4,5%.

De fortes disparités sociales…. Le taux d’obésité est en-dessous du chiffre national chez les individus se déclarant « à l’aise financièrement », et il passe au-dessus chez ceux qui ont des conditions de vie difficiles. L’enquête 2012 montre cependant que le ralentissement de la progression de l’obésité ne s’observe pas uniquement dans les catégories supérieures. Cette tendance touche toutes les classes de revenus, et s’observe dans toutes les régions.

… et régionales. Dans le Nord-Pas-de-Calais, plus d’un Français sur cinq souffre d’obésité contre seulement 11,6% en Midi-Pyrénées. S’il existe un gradient Nord-Sud décroissant, il en va de même entre l’Est et l’Ouest de l’Hexagone : 18,6% en Alsace contre 10,2% en Bretagne.

Source : ObEpi-Roche, enquête réalisée de janvier à mars 2012 sur un échantillon de plus de 25 174 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française, 16 octobre 2012

 


 

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L’ALU EST PARTOUT ET CE N’EST PAS SANS RISQUE POUR NOTRE SANTE !

 

L’aluminium est le plus abondant dans la croûte terrestre et de ce fait il est naturellement dans notre nourriture. La plupart des denrées alimentaires non transformées en contiennent au moins 5mg/kg.

Les pains, les gâteaux et biscuits en contiennent d’avantage. Les radis, les épinards, les laitues et les champignons sont eux-mêmes porteurs d’alu. Mais c’est dans les herbes aromatiques, le thé le cacao que la concentration est la plus forte.

L’aluminium est l’allié des industries agroalimentaires qui l’utilisent comme additif. (E173) sous différentes formules chimiques : sulfates (gamme E520 à 523) phosphates : (E451) ou silicate (E554, 555, 556 et 559)

Sous ces formes l’aluminium  sert de conservateur dans la charcuterie, de levant dans les gâteaux, d’agent de blanchiment dans le pain, farine ; d’antiagglomérant dans sel ou dans la poudre de lait pour les bébés, de colorant pour les confitures etc.

Bien qu’il soit éliminé presqu’en totalité il  en reste entre 0.1% à 0,3%,  résidu qui vont se ficher dans les os, le cerveau mais aussi dans le placenta et le fœtus.  Chez les souris l’adjonction d’aluminium dans la nourriture  a des effets neurotoxiques et embryotoxiques. Chez l’homme  il n’est pas aisé d’imputer les maladies neurodégénératives  à l’aluminium  absorbé. Presque autant de produits comme les cosmétiques et les vaccins en contiennent et ils se combinent avec des substances neurotoxiques comme le mercure et le plomb.

Pour  votre santé, évitez les papillotes avec du citron (l’acidité attaque l’aluminium, la cuisson  des aliments acides dans des récipients en aluminium.

 


 

Trop de diabétiques s'ignorent encore.

 

Cette semaine, de nombreux laboratoires proposent de mesurer gratuitement le taux de glycémie à jeûn. A. GELEBART / 20 MINUTES

Prévention Dans 10 % des cas, la maladie est découverte à l'occasion d'un problème de santé

Près de 700 000 Français sont des diabétiques qui s'ignorent. Un fléau que révèle l'Association française des diabétiques à l'occasion de la première Semaine nationale de prévention du diabète, qui se déroule jusqu'à dimanche. « Si le chiffre est si élevé, c'est d'abord parce qu'il s'agit d'une maladie sournoise et silencieuse. En moyenne, il se passe entre cinq et dix ans entre le moment où elle se déclare et son diagnostic. Et dans 10 % des cas, le diabète est découvert à l'occasion d'une complication de santé, comme un infarctus », explique le Pr Patrick Vexiau, chef du service diabétologie à l'hôpital Saint-Louis de Paris et secrétaire général de l'Association française des diabétiques. Autre raison expliquant que cette maladie puisse rester dans l'ombre : « Peu de personnes se font mesurer la glycémie à jeûn, car ils sont en parfaite santé et que leur médecin ne prescrit pas cet examen. Or, c'est le seul moyen de diagnostiquer le diabète », souligne le Pr Vexiau. Par ailleurs, certains patients auxquels on détecte une glycémie modérément élevée ne poussent pas plus loin les investigations, par peur du diagnostic.

Savoir pour réagir vite
Une situation d'autant plus grave que le nombre de diabétiques non dépistés a tendance à augmenter ces dernières années. « Sous le joug de la précarité, certaines personnes ont moins accès aux soins et ont donc moins de chances d'être détectées », confirme Patrick Vexiau. Or, le professeur insiste sur « l'importance d'un diagnostic précoce pour pouvoir stabiliser le diabète, en adoptant une alimentation équilibrée, en pratiquant une activité physique régulière et éventuellement en suivant un traitement ». Pour remédier à cette ignorance dangereuse, l'Association française des diabétiques vient de lancer le site contrelediabete.fr, sur lequel les internautes peuvent tester leurs risques à l'égard de la maladie. En fonction des résultats, ils reçoivent des préconisations adaptées. « Par ailleurs, toute cette semaine, de nombreux laboratoires vont proposer gratuitement une mesure de la glycémie à jeûn », précise Patrick Vexiau.

delphine bancaud

 


 

Ouf ! Nous commencions à trembler.

Pas de fin du monde avant l'an 3500

Des archéologues américains viennent de découvrir les plus anciens calendriers mayas connus.

Ouf, nous sommes sauvés ! Revendez tout de suite vos bunkers : la fin du Monde n'aura pas lieu le 21 décembre 2012, contrairement à ce que prétend la rumeur populaire. Celle-ci s'appuierait sur une prédiction décelée dans les calendriers Mayas. Or des archéologues américains viennent de découvrir les plus anciens calendriers mayas connus, sur les murs d'une habitation au Guatemala. Et ceux-ci vont bien au-delà de la date tant redoutée, rapporte le magazine Science.

"Au-delà de l'an 3500"

"Les anciens Mayas prédisaient que le monde continuerait et que dans 7.000 ans les choses seraient exactement comme elles étaient alors", explique l'archéologue William Saturno de la Boston University, qui a dirigé ces fouilles. "Certains calendriers d'ailleurs vont même au-delà de l'an 3500 de notre calendrier chrétien", rapporte également le site Slate.fr.

Dans l'une des pièces de cette demeure, les murs en effet sont couverts de glyphes (des caractères gravés dans la pierre) dont un grand nombre sont des chiffres représentant des calculs liés aux différents cycles calendaires de cette civilisation. Il s'agit d'une éphéméride cérémoniale de 260 jours, du calendrier solaire de 365 jours, ainsi que du cycle annuel de 584 jours de la planète Vénus et celui de 780 jours de Mars.

L'obsession de la fin du monde

"Nous sommes aujourd'hui toujours en quête de signes que le monde va s'arrêter alors que les Mayas recherchaient au contraire des assurances que rien ne changerait, c'est un état d'esprit totalement différent", commente William Saturno.

"L'annonce pourrait paraître anecdotique, mais l'obsession de la fin du monde n'est pas si marginale", ajoute le Monde.fr. Le site rappelle en effet que selon un sondage international de l'institut Ipsos, près de 15% des Terriens pensent faire de leur vivant l'expérience de la fin du monde, et ils sont près de 10% à penser, conformément à la prophétie maya, qu'elle pourrait se produire en décembre. Ceux-ci peuvent maintenant se rassurer, ou au moins changer de prophétie.

    


 

Pollution atmosphérique : mieux informer sur les risques

Le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) vient de publier un rapport sur La pollution dans l’air ambiant. Ses responsables critiquent la politique actuelle centrée uniquement sur la gestion des « pics » de pollution.

La pollution par les particules est à l’origine du développement des maladies cardiovasculaires, respiratoires, des cancers et des allergies. Générée essentiellement par les transports et les activités industrielles, elle est chaque année responsable directement ou indirectement de 400 000 décès prématurés en Europe.

« Pour lutter efficacement contre les particules en suspension dans l’air et garantir une meilleure qualité de l’air au long cours, une politique centrée sur la gestion des ‘pics’ de pollution n’est pas suffisante », explique Denis Zmirou-Navier du HCSP.

 

A ses yeux, « la priorité doit être donnée à la réduction des expositions chroniques, significativement plus néfastes en termes de santé publique ». Selon la HCSP, une baisse de la moyenne annuelle des concentrations en particules atmosphériques aurait donc une incidence beaucoup plus importante sur la baisse de la mortalité. « Elle permettrait également de réduire significativement l’occurrence des ‘pics’ de pollution ».

Enfin pour Denis Zmirou-Navier, il est essentiel de mieux sensibiliser le public. « Une information régulière et ciblée est indispensable pour sensibiliser efficacement la population générale et les professionnels sur les risques liés à la pollution ».

Aller plus loin : prendre connaissance de la synthèse du rapport.

Source : HCSP, 2 mai 2012


 

Ivresse : les adolescents trinquent pendant les « années collège »

Aujourd’hui encore, l’alcool reste la drogue préférée des adolescents. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant, puisque bien des enfants y sont exposés avant même l’âge de 11 ans. Et cela dans le cercle supposé protecteur des repas de famille… Les explications de Marie Choquet, épidémiologiste et directrice de recherche honoraire à l’INSERM.

« Contrairement à ce que l’on entend régulièrement, l’alcool n’est pas consommé de plus en plus précocement par les adolescents. C’est l’expérimentation de l’ivresse qui progresse » explique-t-elle à l’Agence de Presse Destination Santé.

 

Selon l’enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children 2010 en effet, l’alcool frappe tôt. Environ 38% des adolescents de 15 ans, 13% des enfants de 13 ans et… pas moins de 5,8% de ceux de 11 ans ont déjà connu l’ivresse de l’alcool ! Pour Marie Choquet, cela ne doit pas étonner. Les ados mais aussi très souvent les enfants, sont souvent amenés à boire un peu d’alcool, lors de repas de famille. « Ces consommations ne sont heureusement pas très dangereuses, dans la mesure où il ne s’agit pas de quantités excessives. Rappelons cependant qu’elles ne sont vraiment pas indispensables ».

La prévention, trop souvent absente

Marie Choquet toutefois, dénonce le comportement des parents et notamment leur trop faible engagement dans la prévention au quotidien. « Les ados organisent des fêtes à la maison, ils ont accès à l’alcool. En revanche, ils ne sont bien souvent, pas mis en garde sur les risques d’une consommation trop importante ».

En effet, la consommation d’alcool peut avoir de graves conséquences pour la santé. Et sans qu’il soit besoin d’arriver au stade de l’ébriété. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a défini les critères d’une consommation «  à moindre risque », a déterminé ces derniers pour les hommes, les femmes, mais pas pour les enfants… Marie Choquet rappelle par ailleurs, que « bien des études montrent qu’une consommation massive d’alcool peut être suivie de dommages cérébraux ».

Avec le risque que le jeune réitère l’expérience, « s’il se sent mal, ou pour transgresser un interdit. Avec une possible apparition d’un phénomène de dépendance » conclut-elle. L’alcool réunit en effet, toutes les caractéristiques permettant de définir une drogue : c’est une substance psycho-active qui engendre un phénomène d’accoutumance – nécessité d’augmenter les doses pour un même effet – et une dépendance…

Source : Interview de Marie Choquet- Enquête internationale Health Behaviour in School-aged Children 2010 - le 13 avril 2012

 


 

L’humanitaire, c’est la lutte contre l’indifférence

Le Code d’Hammourabi, l’épopée de l’Ordre de Malte, l’appel de Saint-Vincent de Paul, l’œuvre philosophique de Jean-Jacques Rousseau et son Contrat social… L’histoire de l’humanitaire plonge ses racines aussi bien dans l’Antiquité, la chrétienté que dans le siècle des Lumières. « C’est l’histoire de l’Humanité » dit avec conviction le Pr Marc Gentilini. Ancien président de la Croix-Rouge française, et de l’Académie nationale de Médecine, il revient pour l’agence de presse Destination Santé, sur la naissance de l’humanitaire moderne. Avec passion et raison, il débute notre entretien par l’évocation d’une rencontre fondamentale, celle de Napoléon III et d’Henri Dunant.

« Un Suisse un brin rêveur voulait rencontrer Napoléon III et lui demander d’intercéder pour la conduite de ses affaires en Algérie. Le 24 juin 1859, il arrive à Solferino (près de Mantoue dans la province italienne de Lombardie, n.d.l.r.) et découvre un champ de bataille. Effaré par la cruauté à laquelle il est confronté, il prend la décision d’essayer de sauver tous les blessés. » Lentement, Marc Gentilini délie les fils de cet épisode qui sera crucial pour la suite des événements.

Solferino, la naissance de la Croix-Rouge

C’est après ce traumatisme qu’Henri Dunant publie « Un souvenir de Solferino ». « A défaut d’empêcher la guerre, il faut pense-t-il, l’humaniser, améliorer le sort des victimes. Ce livre lui permet de sensibiliser le monde à l’idée de créer un organisme qui pourrait régenter sur les champs de bataille, la survie des blessés et le traitement des morts. Et c’est ainsi que va naître avec beaucoup de difficultés, la Croix-Rouge internationale ».

Dans un premier temps, il fonde le Comité international de secours aux blessés. Peu de temps après, il sera rebaptisé peu de temps après Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Nous sommes en 1863 », précise le Pr Marc Gentilini. Quatorze ans à peine, après Solferino.

« C’est ensuite que sont nées les Conventions de Genève. Il est important de rappeler que trois conventions existaient avant la Seconde Guerre mondiale. La première concernait les combattants de terre et de l’air. La deuxième, les personnels maritimes et la troisième les prisonniers de guerre. Seuls les belligérants étaient concernés. C’est après la Seconde Guerre mondiale seulement que la quatrième convention, concernant les populations civiles, réclamée par Genève et refusée par les démocraties européennes avant guerre a pu enfin être signée. »

Constamment révisées et complétées par des protocoles additionnels, les Conventions de Genève de 1949 et les Conventions de La Haye de 1899 forment ensemble le droit international humanitaire contemporain. A cet instant de l’entretien, Marc Gentilini rappelle le rôle essentiel de la Croix-Rouge dans le respect de ces conventions. « Le Comité international de la Croix-Rouge, c’est un peu l’ONU de l’humanitaire. Chaque société nationale de la Croix-Rouge est liée à son gouvernement, mais elle est tenue à l’indépendance et à la neutralité. » Une notion capitale pour comprendre la scission opérée par les French Doctors au moment de la guerre du Biafra (1968-1970). « C’est la grande différence entre la Croix-Rouge, et toutes les organisations qui sont nées après la guerre du Biafra. Bernard Kouchner et les autres sont partis dans ce pays d’Afrique sous le label de la Croix-Rouge française, dans le cadre du CICR. Il y a eu rupture, parce qu’ils ont préféré s’engager publiquement en faveur d’une des deux parties en guerre. Ils étaient donc en opposition totale avec les principes de la Croix-Rouge sur la neutralité absolue. Par la suite, cette position a été érigée en droit d’ingérence. Ainsi sont nés Médecins sans Frontières puis Médecins du Monde ».

L’arrivée de l’humanitaire spectacle

C’est à cette époque également, qu’est apparu l’humanitaire spectacle. Si Marc Gentilini concède avec une certaine amertume, que ce dernier peut être nécessaire, il ne cache pas son scepticisme. « Le spectaculaire, c’est relativement facile. Vous avez les images de la télévision, et donc la possibilité de faire des appels à dons rentables. Mais le fond du problème ce n’est pas une explosion dans une centrale nucléaire, un tsunami ou un tremblement de terre à travers la planète. L’humanitaire, le vrai, c’est celui qui se vit au quotidien, pour tous ceux sur cette planète qui n’ont pas droit au même regard que les touristes balayés un jour par un tsunami. »

C’est avec passion que l’académicien insiste sur la dimension quotidienne du combat humanitaire. « Cela passe par la distribution de repas, de vêtements, la lutte contre l’analphabétisme, le logement d’un SDF, le sauvetage d’un clandestin... Autant d’actions qui doivent être menées dans l’ombre de la discrétion. Mais le vrai combat de l’humanitaire c’est la lutte permanente contre l’indifférence, ce grand mal de l’humanité, l’indifférence aux autres. »

Aller plus loin :

Les précédents lundis de l’Académie :

 La médecine humaine ? Elle doit tant aux vétérinaires – Entretien avec le Pr Charles Pilet ;
 Quand la chirurgie panse le cœur des hommes – Entretien avec le Pr le Pr Daniel Loisance ;
 Louise, Amandine… 34 ans de FIV et d’aventure humaine ! – Entretien avec le Dr Jacqueline Mandelbaum ;
 L’obstétrique : 60 ans de révolutions modernistes… - Entretien avec le Pr Roger Henrion ;
 De la médecine des fous à celle de l’esprit : regard sur la psychiatrie… - Entretien avec le Pr Jean-Pierre Olié ;
 De Marie Curie à nos jours, les rayonnements de la radioactivité en santé – Entretien avec le Pr André Aurengo ;
 Maurice Tubiana : la force de la science – Entretien avec le Pr Maurice Tubiana.

Source : Interview du Pr Marc Gentilini, 21 septembre 2012

 


 

Présidentielles 2012 : et la santé, alors !

Le thème de la santé sera-t-il comme en 2007, le vilain petit canard de la campagne présidentielle 2012 ? Ici et là fleurissent divers sondages. Tous confirment que cette thématique, pourtant jugée prioritaire par la majorité des Français, n’est pas suffisamment abordée par les candidats. A deux semaines du premier tour et pour aider les électeurs à y voir un peu plus clair, l’agence de presse Destination Santé a réuni les propositions des présidentiables telles qu’elles apparaissent dans leur programme officiel.

En décembre dernier, un sondage réalisé par l’institut Viavoice pour le compte du Collectif interassociatif sur la Santé (CISS) laissait apparaître que « pour 8 Français sur 10 (79%), la question de la santé au travers de la campagne présidentielle était prioritaire ». L’occasion pour les candidats de remettre sur « le devant de la scène un sujet absent (des campagnes de) 2007 » expliquait alors le CISS.

Touche pas à ma santé !

Quatre mois plus tard, c’est le statu quo. D’après une enquête BVA réalisée pour le compte de la Confédération nationale des Syndicats dentaires (CNSD) « 84% des sondés estiment que les candidats ne parlent toujours pas assez de la santé ». Autre enseignement qui devrait leur mettre la puce à l’oreille : 80% des interrogés estiment que « si le pays venait à subir une crise économique d’une gravité comparable à celle que connaît aujourd’hui la Grèce, il ne faudrait pas toucher à la santé ». Que cette option soit réaliste ou pas importe peu. C’est la preuve évidente que la thématique « santé » ne devrait pas être négligée comme elle l’est…

Enfin près d’un Français sur deux se dit « indécis quant au choix du candidat auquel il ferait le plus confiance pour améliorer le système de santé français ». C’est dire le flou qui règne autour des propositions des présidentiables.

Retrouvez les propositions « santé » des candidats à l’élection présidentielle 2012, classés dans l’ordre du tirage au sort effectué par le Conseil constitutionnel :

 Les propositions de la candidate de Europe Écologie Les Verts, Eva Joly ;

 Les propositions de la candidate du Front national, Marine Le Pen ;

 Les propositions du candidat de l’Union pour un Mouvement populaire (UMP) et Président sortant, Nicolas Sarkozy ;

 Les propositions du candidat du Front de gauche , Jean-Luc Mélenchon ;

 Les propositions du candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Philippe Poutou ;

 Les propositions de la candidate de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud ;

 Les propositions du candidat de Solidarité & Progrès, Jacques Cheminade ;

 Les propositions du candidat du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou ;

 Les propositions du candidat de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan ;

 Les propositions du candidat du Parti socialiste (PS), François Hollande ;

Aller encore plus loin : Le cabinet spécialisé en analyse politique et en affaires publiques Nile-Consulting a réalisé une analyse comparative très approfondie des programmes santé des différentes candidat. Celle-ci prend en compte les éléments mis en ligne "sur les sites internet des candidats et de leur parti, ainsi que de leurs déclarations officielles". Elle ne concerne que les cinq candidats placés en tête du premier tour de scrutin par les instituts de sondages. Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant ici.

Source : www.nathalie-arthaud.info/ - http://bayrou.fr/ - www.cheminade2012.fr/ - www.debout-la-republique.fr/ - http://francoishollande.fr/ - http://evajoly2012.fr/ - http://www.marinelepen2012.fr/ - http://www.placeaupeuple2012.fr/ - http://poutou2012.org/ ; http://www.lafranceforte.fr/ ; sites consultés le 5 avril 2012. Sondage Viavoice pour le CISS, interviews réalisées par téléphone les 8 et 10 décembre 2011 auprès d’un échantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Enquête BVA pour le CNPS, « Les questions de santé dans la perspective de 2012 », réalisée auprès de 1004 personnes âgées de plus de 18 ans (échantillon national représentatif).

 


 

 

Disparition des abeilles : c’est bien à cause des pesticides

Si depuis plusieurs années les populations d’abeilles tendent à disparaître, c’est en raison du Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Un phénomène qui préoccupe beaucoup les entomologistes du monde entier. Deux études publiées par le magazine Science mettent en avant le rôle joué par certains insecticides, les « néonicotinoïdes. Or ces derniers sont les plus couramment utilisés dans le monde.

Les abeilles perdues…

Des chercheurs français se sont penchés sur l’hécatombe qui frappe les populations d’abeilles. Mickaël Henry et ses collègues, de l’Institut national de Recherche agronomique (INRA) d’Avignon, ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification dite « RFID ». Ces dispositifs leur ont permis de suivre leurs allées et venues. Les scientifiques, ayant exposé certaines de ces abeilles à une dose du pesticide thiamethoxam, ont observé qu’elles avaient risquaient deux à trois fois plus de mourir loin de leur ruche. Elles se trouvaient en effet incapables de rejoindre cette dernière, le pesticide interférant avec leur système de localisation.

Les bourdons en manque d’appétit

Dans un second travail, une équipe de l’Université de Stirling en Ecosse, a exposé des colonies de bourdons de l’espèce Bombus terrestris, encore en développement, à de faibles niveaux d’un autre pesticide, l’imidaclopride. Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles sont exposés les insectes dans la nature.

Les chercheurs ont ensuite placé les bourdons dans un terrain clos. Ils ont ainsi pu s’alimenter pendant six semaines dans des conditions naturelles. Or au terme de l’essai, il s’est avéré que les bourdons des colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris moins de poids (entre 8% et 12% de moins) que ceux des colonies du groupe contrôle.

Source : Science, 29 mars 2012

 


 

 

La pharmacie à travers… les siècles !

Truffé d’anecdotes savoureuses sur les remèdes anciens, Une histoire de la pharmacie, remèdes, onguents, poisons nous propose une plongée dans l’histoire de la pharmacie. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, découvrez au fil des 224 pages joliment illustrées, comment les apothicaires sont devenus des pharmaciens.

A l’image du « précédent » intitulé Une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate, cet ouvrage est né de la collaboration d’éminents scientifiques, dont le généticien Axel Kahn. Il a également été réalisé en partenariat avec l’Université Paris-Descartes.

Richement illustré grâce aux ressources iconographiques de la Bibliothèque interuniversitaire de santé, ce « beau livre » nous conte une histoire qui va de l’Antiquité au XXIe siècle. Il vous fera découvrir les progrès réalisés à travers les âges, des plus surprenants aux plus importants. « L’utilisation codifiée des plantes et autres substances naturelles est vieille d’au moins 54 siècles » révèle ainsi Axel Kahn dans sa préface.

Des connaissances qui se sont accumulées au fil du temps, entre « savoir empirique et univers magique », le récit détaille par exemple, l’utilisation qui était faite de plantes comme la mandragore, pour réaliser des philtres guérisseurs. La légende est largement répandue dans la littérature, en référence aux préparations maléfiques, onguents et autres poisons concoctés par les sorciers.

Les dernières pages sont consacrées aux médicaments modernes. Elles décrivent les premiers fondements de la « révolution chimique » du XXe siècle, ainsi que les méthodes de recherche industrielle de l’industrie pharmaceutique. Un panorama complet, pour découvrir ou mieux comprendre la pharmacie, de ses balbutiements à nos jours. Une histoire de la pharmacie, remèdes, onguents, poisonsEditions de La Martinière – 224 pages -35 euros

 


 

Cosmétiques : attention au mercure !

La Food and Drug Administration américaine alerte les utilisateurs de crèmes éclaircissantes et anti-âge. Certains de ces cosmétiques en vente sur Internet, contiendraient en effet du mercure, et seraient susceptibles d’entraîner des intoxications graves. Contactée par l’Agence de Presse Destination Santé, l’AFSSaPS rappelle ses recommandations concernant les cosmétiques éclaircissants.

« L’exposition au mercure peut avoir des conséquences graves pour la santé » souligne Charles Lee, conseiller médical à la FDA. Elle peut endommager les reins et le système nerveux, et ralentir le développement cérébral du fœtus et du nourrisson », La plupart des cosmétiques incriminés sont des crèmes destinées à « effacer » les tâches de rousseurs ou de vieillissement, à combattre les signes de l’âge. Certains de ces produits sont parfois utilisés à l’adolescence comme anti-acnéiques. Mais surtout, il s’agit aussi de crèmes destinées à éclaircir la peau.

En France, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) insiste depuis plusieurs années sur les dangers des produits éclaircissants, « De nombreuses personnes ont recours à la dépigmentation volontaire pour éclaircir la teinte naturelle de leur peau », expliquait l’AFSSaPS en novembre 2011. « Cette pratique repose sur l’utilisation (soit de) de médicaments ou de préparations magistrales à fort potentiel éclaircissant, détournés de leur indication médicale, (soit de) contrefaçons de médicaments ou de produits éclaircissants illicites, contenant le plus souvent des dermocorticoïdes à l’activité très forte, comme l’hydroquinone, voire des dérivés contenant du mercure. L’incorporation de ces substances est interdite dans les produits cosmétiques éclaircissants de la peau..

La santé des enfants en danger

L’Agence française rappelle que l’exposition à ce type de produits peut provoquer « l’apparition ou l’aggravation d’infections de la peau (gale, mycoses, infections bactériennes…), d’une acné parfois très sévère, de vergetures larges, très inesthétiques et irréversibles, un amincissement de la peau à l’origine de problèmes de cicatrisation et des troubles parfois définitifs de la pigmentation ». En outre, les utilisateurs risquent de développer «  une hypertension artérielle, un diabète, des complications rénales et neurologiques ».

Sans oublier le risque encouru par les enfants. « Du mercure peut être retrouvé dans l’organisme des plus jeunes, sans pour autant qu’ils aient eux-mêmes utilisé les produits », souligne Mike Bolger, un toxicologue de la FDA. « Les nourrissons et les jeunes enfants peuvent ingérer du mercure en portant leurs doigts à leur bouche après avoir touché un parent qui aurait utilisé une de ces crèmes, », ajoute-t-il.

Conseils de prudence

L’AFSSaPS recommande :
« d’éviter la pratique de la dépigmentation volontaire de la peau, car elle peut nuire gravement à la santé ;
de consulter un médecin en cas d’effets indésirables ;
  de ne pas utiliser de médicaments ni de préparations réalisées par un pharmacien en dehors des prescriptions médicales délivrées pour le traitement d’une maladie de la peau ».

L’agence déconseille aussi « d’utiliser des produits éclaircissants dont l’étiquetage mentionne la présence d’hydroquinone, de corticoïdes et/ou de dérivés mercuriels et des produits éclaircissants dont l’étiquetage n’est pas compréhensible et/ou ne précise pas le détail de leur composition ».

D’après la FDA, certains symptômes doivent pousser à consulter au plus vite. Il s’agit d’« irritabilité, de troubles de l’audition et de la vue ou encore de la mémoire, de dépression et de sensation d’engourdissement au niveau des doigts, des mains et autour de la bouche ». Mais avant d’en arriver à ces extrémités, le conseil essentiel est de bien lire les étiquettes !

Aller plus loin : Aller plus loin :
Consultez la liste des produits dangereux signalés par l’AFSSaPS ;
Consultez le dossier de l’AFSSaPS sur la dépigmentation volontaire ;
Consultez les photos des produits cosmétiques contenant du mercure signalés par la FDA.

Source : FDA, mars 2012 ; AFSSaPS, 8 mars 2012, DGCCRF, 8 mars 2012 – AFSSaPS, 16 novembre 2011

 

 


 


Médiator® : au moins 1 300 morts en France

Entre 1976 et 2009 et en France seulement, le Médiator® aurait entraîné la mort non pas de 500 malades ainsi que l’admettent régulièrement l’AFSSaPS et la Caisse nationale d’Assurance-maladie, mais 1 300 ! Ce chiffre est issu d’une nouvelle étude de l’INSERM, publiée aujourd’hui dans la revue internationale Pharmacoepidemiology and Drug Safety. Et encore, reconnaissent ses auteurs, celui-ci est-il probablement sous-estimé...

Plusieurs équipes de l’INSERM (Unité 700 à Paris, Unité 1018 à Villejuif, et Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations de Villejuif) se sont penchées sur les conséquences sanitaires de l’utilisation hors-AMM du benfluorex, commercialisé sous le nom de Médiator ®. Les auteurs ont mis en évidence 3 100 hospitalisations et 1 300 décès directement provoqués par la prise de ce médicament. La plupart des patients auraient été victimes d’insuffisance valvulaire. Encore ces chiffres sont-ils vraisemblablement sous-estimés, les scientifiques ayant réalisé leur travail à partir de données statistiques antérieures et non dans le cadre d’une étude prospective.
Toujours est-il que les nouveaux chiffres proposés par l’INSERM sont très supérieurs à ceux qui étaient avancés jusqu’alors. En novembre 2010 en effet, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) estimait que le Médiator® avait « causé la mort de 500 personnes ».

Un médicament particulier
Les scientifiques insistent sur les « conséquences graves pour la santé des personnes qui ont consommé ce médicament », lequel rappelons-le, a été retiré du marché français en 2009. Mahmoud Zureik, l’un des auteurs de ce travail, estime que « les politiques, les médecins et les Français en général souhaiteraient comprendre pourquoi les autorités sanitaires ont mis autant de temps à retirer du marché un médicament à l’efficacité aussi limitée et dangereux ».
Rappelons que la prescription du Médiator était autorisée dans le cadre d’un traitement adjuvant à un régime adapté, aux diabétiques en surcharge pondérale. Cette indication n’a pas été respectée, puisqu’il est apparu qu’il été prescrit dans la grande majorité des cas en tant que coupe-faim. Le Médiator® - et ses génériques - seraient à l’origine de nombreux cas d’hypertensions artérielles pulmonaires et de valvulopathies cardiaques graves, dont un grand nombre auraient eu une issue fatale. Le premier procès pénal lié à cette affaire se tiendra du 14 mai au 6 juillet 2012, devant le tribunal correctionnel de Nanterre.


Le Roundup de Monsanto, lié à la stérilité, trouvé dans tous les échantillons d’urine analysés

Une étude récente menée par une université allemande a trouvé des concentrations très élevées de glyphosate, un produit chimique cancérigène que l’on trouve dans des herbicides comme le Roundup de Monsanto, dans tous les échantillons d’urine analysés. La quantité de glyphosate dans l’urine était stupéfiante, chaque échantillon contenant des concentrations de 5 à 20 fois la limite établie pour l’eau potable. Il s’agit juste d’un exemple de plus montrant que les pulvérisations d’herbicides sont, pour le moins, hors de contrôle.
Le glyphosate du Roundup de Monsanto affecte la santé mondiale
      Ces informations arrivent à peine un mois après la découverte de la contamination des nappes phréatiques par le glyphosate du Roundup de Monsanto dans les régions où il est utilisé. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que du glyphosate toxique pollue désormais l’eau potable du monde par l’intermédiaire de la contamination généralisée des nappes phréatiques, puits et sources. Les récents rapports révélant la présence de glyphosate dans tous les échantillons d’urine ne font que renforcer ces anciens constats.
      Monsanto continue à prétendre que ses produits Roundup sont absolument sûrs pour les animaux et les humains. Or, de nombreux écologistes, scientifiques, militants, et même des médecins disent le contraire. Le glyphosate influe radicalement d’une façon négative sur le métabolisme des plantes. Il s’agit d’un poison systémique qui, en entravant la formation des acides aminés essentiels, entraîne l’affaiblissement des plantes qui finissent par en mourir.
      Ce procédé semble avoir été élaboré non seulement pour ruiner le système agricole, mais pour compromettre aussi la santé de millions de gens dans le monde entier. Avec l’invention des cultures Roundup Ready de Monsanto, les super mauvaises herbes résistantes envahissent les terres agricoles et la santé publique est attaquée. En fin de compte, le glyphosate laisse aussi derrière lui des résidus sur les cultures Roundup Ready, ce qui suscite davantage de préoccupations pour la santé publique. Le glyphosate contribue même à la montée en flèche du taux de maladie mentale et d’obésité par l’entremise de la raréfaction de la flore intestinale bénéfique qui contrôle directement ces fonctions. Mais il ne se borne certainement pas à cela.
      Des chercheurs ont testé le Roundup sur des rats mâles adultes à une concentration comprise entre 1 et 10.000 parties par million (ppm). Une à 48 heures après l’exposition, ils ont constaté que les cellules testiculaires des rats adultes étaient endommagées ou détruites. Même à une concentration de 1 ppm, le Roundup était capable d’affecter les sujets testés en réduisant de pas moins de 35% leur concentration de testostérone.

Du poison dans nos poissons d’eau douce ?
Interdits depuis 20 ans en France, les PCB – pour polychlorobiphényles – polluent aujourd’hui encore notre environnement. On en retrouve régulièrement dans certaines espèces de poissons d’eau douce. Afin de déterminer leurs effets sur la santé, l’ANSES vient de publier les résultats d’un travail qui au bout du compte, devrait rassurer les consommateurs.
Anguilles, barbeaux, brèmes, carpes et silures paraissent être les espèces les plus « accumulatrices en PCB ». Pour leur étude, les chercheurs de l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) ont recruté plus de 620 pêcheurs. Les habitudes alimentaires de chacun d’entre eux ont été passées au crible, notamment leur consommation de poissons d’eau douce. En parallèle, tous ont subi un prélèvement sanguin pour analyse.
Les premiers constats s’avèrent rassurants. En général, la consommation de poissons d’eau douce même chez les pêcheurs, reste faible. En moyenne, pas plus d’une fois par mois. Et seuls 13% des pêcheurs consomment plus de deux fois par an, des poissons fortement bio-accumulateurs en PCB.
Autre information d’importance, « les niveaux d’imprégnation observés chez les participants (à ce travail) sont comparables à ceux que l’on relève à l’échelle nationale. Ils sont même inférieurs à ceux de la population française à la fin des années 80, (époque où) les PCB ont été interdits ».
L’ANSES recommande néanmoins de limiter la consommation des poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs :
  Pas plus d’une fois tous les deux mois pour « les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes ou allaitantes. Ainsi que pour les enfants de moins de trois ans, les fillettes et les adolescentes » ;
  Et pas plus de deux fois par mois pour le reste de la population.
Aller plus loin : Consultez la fiche complète réalisée par l’ANSES sur les PCB : Que sont-ils ? Où les trouve-t-on ? Quels sont les effets sur la santé ?
Source : ANSES, 19 janvier 2012
 


Un régime trop gras et trop sucré favorise l'obésité en vidant l'estomac trop vite

 

Un régime trop riche en graisses et en sucre, type sodas-pizzas, favoriserait l'obésité par l'intermédiaire d'un "mini cerveau" situé dans le tube digestif, en vidant l'estomac plus vite et en entraînant ainsi une sensation de faim, selon des chercheurs.
"En plus de notre cerveau, nous avons un mini cerveau - en fait un réseau de neurones - localisé dans le tube digestif (de l'œsophage au rectum) qui contrôle les fonctions digestives", explique le neurobiologiste Raphaël Moriez (Inserm) coresponsable de cette recherche franco-allemande avec Michel Neunlist (Inserm).
Cet autre cerveau, ou système nerveux entérique (SNE), composé de plus de 100 millions de neurones, fait du tube digestif le second organe neurologique de notre corps.
Ce mini cerveau contrôle par exemple le transit intestinal, la vidange gastrique et les "fonctions de barrière absolument essentielles pour nous protéger des agents pathogènes", relève le chercheur.
Les chercheurs ont rendus des souris obèses en les soumettant à un régime gras et sucré, type "pizzas-sodas", et ont constaté que leur estomac se vidait beaucoup plus vite que chez leurs congénères de poids normal.
Ce même phénomène d’accélération de la vidange gastrique est observé chez les patients obèses. Il contribuerait au développement de l'obésité en diminuant les signaux de sensation de satiété et donc le besoin de manger encore.
En outre, chez les rongeurs obèses, la mortalité des neurones du réseau digestif est ralentie, ont-ils constaté à leur grande surprise, alors que chez les souris non obèses, il existe une perte normale de ces neurones et un ralentissement de la vidange gastrique.
Tout se passe comme si l'obésité reprogrammait ce mini-cerveau, selon le chercheur.
Ces travaux, parus dans une revue spécialisée, The Journal of Physiology, mettent en exergue la capacité des nutriments à moduler le fonctionnement de ce "second cerveau" et son rôle dans le développement de l’obésité.
A terme, la prévention de pathologies neuro-dégénératives digestives voire du système nerveux central pourrait être modifiée par des approches nutritionnelles.
Ecoutez le chercheur : http://dai.ly/yLW12P

 


 

Un gaz tueur dans nos voitures ?

Les systèmes de climatisation de nos véhicules fonctionneront-ils demain avec un gaz… potentiellement mortel pour l’Homme ? La question même si elle parait surréaliste, est publiquement posée par la députée européenne (Europe Ecologie Les Verts) Michèle Rivasi. Le tour de la question en quelques points.
La parlementaire met en cause un nouveau gaz que les professionnels désignent comme le HFO-1234yf. Comme il permet de produire du froid, il est classé dans la catégorie de fluides frigorigènes. Ce qui inquiète Michèle Rivasi, c’est que ce réfrigérant pourrait être utilisé à l’avenir, dans la plupart des systèmes de climatisation automobile. Pourquoi ? Parce qu’il répond aux recommandations de la Directive 2006/40/CE de la Commission européenne, visant à réduire l’impact environnemental des gaz utilisés par les climatiseurs.
Sur ce plan précis en effet, le nouveau gaz constituerait un progrès. Comme l’indique sur son site Internet la société Honeywell qui l’a développé, «  son potentiel de réchauffement de la planète est inférieur de 99,7% à celui du fluide actuellement utilisé dans la plupart des systèmes ». Homologué aux Etats-Unis – il y a reçu le feu vert de l’Agence américaine de Protection de l’Environnement – HFO-1234yf a également été validé en Europe par la Société des Ingénieurs de l’Automobile (SAE).
Des progrès sur le plan environnemental
En revanche, selon Michèle Rivasi, ses risques pour la santé humaine seraient considérables. « Ce gaz inflammable et toxique pourrait mettre en danger la vie des conducteurs en cas de collision frontale entre véhicules, ou même blesser des pompiers qui tenteraient d’éteindre un incendie de voiture » annonce-t-elle en effet. Par ailleurs, « la température d’auto-inflammation du HFO-1234yf est assez basse (405°C) et l’inflammation de ce gaz produit du fluorure d’hydrogène, qui se transforme en acide fluorhydrique – extrêmement toxique et corrosif – au contact de l’eau. »
Contactée par l’Agence de Presse Destination Santé, les responsables de la société Honeywell précisent – en sera-t-on surpris ? - que « ce produit a été testé à travers le monde, par des centres de recherche très nombreux et très respectés. Il ressort de ces essais, que le HFO1234-yf est sain pour une utilisation automobile ». Ils soulignent que lors d’un accident de la route, « il existe plusieurs composants susceptibles de former de l’acide fluorhydrique. Nous ne comprenons pas pourquoi ce réfrigérant suscite tant d’interrogations, d’autant plus lorsque les quantités restent faibles ».
Les scientifiques rassurent
En France, l’innocuité de ce gaz a fait l’objet de multiples évaluations de la part de l’Institut national de l’Environnement industriel et des Risques (INERIS). Les ingénieurs l’ont notamment comparé au gaz réfrigérant actuellement utilisé, le R134a. Ils ont répondu à nos questions :
  HFO1234-yf est-il plus inflammable ? que le gaz actuellement utilisé ? « Légèrement plus inflammable que l’actuel – R134a, il a tendance à brûler un peu plus facilement sans toutefois provoquer d’explosion » ;
  Libère-t-il davantage d’acide fluorhydrique ? « La réponse est Non. Sur ce plan, il n’est pas plus dangereux que le gaz actuel ».
Les scientifiques que nous avons interrogés précisent toutefois « n’avoir pas évalué le comportement de ce nouveau gaz dans une situation d’incendie ». D’autres études seront sans doute à venir. « Avec ce nouveau gaz », conclut notre interlocuteur, « il n’y a pas lieu de sauter au plafond. Il offre des avancées par rapport aux précédents mais les travaux doivent se poursuivre pour proposer des produits qui satisferont pleinement l’ensemble des acteurs : les industriels et les consommateurs ».

Source : www.michele-rivasi.eu/, 16 janvier 2012 – Interview de Sabine Chmieleski (Directeur de la Communication Performance des matériels et des technologies pour l’Europe et le Moyen-orient, l’Afrique et l’Inde - Honeywell), 17 janvier 2012 – Interview d’un représentant de l’INERIS, 17 janvier 2012 –

 


 

Drogues illicites : un mort toutes les trois minutes

Cannabis, cocaïne, héroïne… D’après des chercheurs australiens, 200 millions de personnes consommeraient des drogues illicites dans le monde. Au total, au moins un adulte de plus de 15 ans sur 20 serait concerné ! Mais les chiffres réels seraient bien plus élevés. D’autant plus d’ailleurs, que les auteurs n’ont pas inclus dans leur travail des drogues comme l’ecstasy, le LSD ou les stéroïdes anabolisants, qui ne sont pas licites non plus...
Selon les chercheurs du Centre national de Recherche sur les Drogues et l’alcool de Sydney, le nombre de consommateurs de drogues illicites dans le monde, se situerait entre 149 millions et 271 millions. Parmi cette foule :
  une majorité d’accros - entre 125 millions et 203 millions - consommeraient du cannabis ;
  entre 14 millions et 56 millions seraient dépendants des amphétamines ;
  de 14 à 21 millions seraient des utilisateurs réguliers de cocaïne ;
  Et le nombre des consommateurs habituels d’opiacés – de l’héroïne pour l’essentiel – se situerait dans la même fourchette.
Des « spécialités » géographiques
D’après les estimations de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (UNODC), c’est en Océanie que la proportion des consommateurs réguliers de cannabis serait la plus élevée. Elle concerne en effet 15% des 15-64 ans. Soit un sur six !. C’est également dans cette région du monde que l’on retrouve le plus de consommateurs d’amphétamines (2,8% des 15-64 ans).
L’utilisation d’opioïdes (dont l’héroïne) est la plus élevée au Proche et au Moyen-Orient (jusqu’à 1,4% parmi les 15-64 ans).. Quant à la consommation de cocaïne, elle domine en Amérique du Nord où 1,9% des 15-64 en sont des consommateurs réguliers.
Rappelons qu’en France, selon les données du Baromètre Santé 2010, « la consommation régulière de cannabis concerne 8% des 18-64 ans et (que) 0,9% de la population a consommé de la cocaïne durant l’année en cours . »
Risques d’accidents, suicides, VIH, hépatites... Selon le Rapport mondial sur les drogues 2011 de l’UNODC, « près de 200 000 toxicomanes meurent chaque année. Soit un toutes les trois minutes… »

Source : The Lancet, 5 janvier 2012 ; Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ; l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies, consultés le 9 janvier 2012
 

 


 

Centrales nucléaires et leucémies : plus de questions que de réponses !

Les enfants qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire sont-ils davantage exposés que les autres au risque de leucémies ? Une étude de chercheurs français, publiée dans le Journal International du Cancer, établit que le nombre d’enfants atteints de leucémie serait deux fois plus élevé lorsque ces derniers habitent à proximité d’une centrale. Si ce résultat suscite bien des interrogations, il doit cependant être pris avec des pincettes…

Baptisé Geocap, ce travail a été conduit par une équipe de l’INSERM, de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) et le Registre national des maladies hématologiques de l’enfant, à Villejuif. Entre 2002 et 2007, les auteurs ont recensé 14 cas de leucémie parmi des enfants de moins de 15 ans habitant un rayon de 5 km autour d’une centrale. Cette incidence est semble-t-il, deux fois supérieure à celle qui est observée chez des enfants vivant à plus de 20 km de ces installations.
« Ce travail suggère un lien possible entre les leucémies et le voisinage proche d’une centrale », indiquent les auteurs. Ils ajoutent en s’entourant de précautions, que cette association « n’est pas - dans cette étude en tout cas - expliquée par les rejets gazeux issus des centrales ». Autrement dit, la diminution du risque observée au fur et à mesure que l’on s’éloigne d’une centrale ne signifie pas que le sur-risque soit forcément lié aux rejets nucléaires…
De nouvelles études attendues
Les auteurs par conséquent, demandent de nouvelles études. A leurs yeux, elles sont nécessaires pour en savoir davantage « sur les facteurs de risques en lien avec le voisinage d’une centrale ». Ils insistent également pour qu’elles soient réalisées à l’échelle « internationale ».
Ces derniers temps, plusieurs travaux ont été publiés sur le sujet. Les inquiétudes avaient resurgi à la parution de deux études allemandes. Celles-ci en effet, signalaient une augmentation de l’incidence des leucémies chez les enfants âgés de moins de 4 ans habitant un rayon de 5 km autour d’une centrale nucléaire. Elles avaient provoqué la mise en place en France, d’un groupe de travail « pluraliste », présidé par le Pr Danièle Sommelet, onco-pédiatre à Nancy.
"Ne pas mélanger agenda politique et santé"
Spécialistes de l’industrie nucléaire, épidémiologistes, hémato-oncopédiatres, représentants des milieux associatifs et de la société civile, ont publié leur rapport en novembre dernier. Celui-ci avait montré que « les connaissances ne permettaient pas de conclure à l’existence d’un lien entre les leucémies de l’enfant et la proximité d’une installation nucléaire, bien que certaines études aient montré la présence d’excès possibles ». Ils appelaient également à « la poursuite et au développement des recherches épidémiologiques en cours, couplés avec l’étude des expositions à d’autres substances cancérigènes potentielles et des facteurs génétiques favorisant la leucémogénèse ».
Interrogé par l’Agence de Presse Destination Santé, le responsable du laboratoire d’épidémiologie de l’IRSN appelle à la prudence. Pour Dominique Laurier, le travail qui vient d’être publié ne porte que « sur 14 cas, observés en 6 ans dans toute la France. » La faiblesse de l’échantillon en elle-même, doit selon lui inciter à la prudence dans l’interprétation des résultats.
« Et surtout dans le contexte actuel à quelques mois d’une élection présidentielle », ajoute le Patrick Tounian, secrétaire général de la Société française de Pédiatrie (SFP). « La position de la SFP est très claire : il ne faut pas mélanger agenda politique et santé. Et à l’heure actuelle, on ne peut pas affirmer que le fait de vivre à proximité d’une centrale expose à un risque de leucémie chez l’enfant ».
 

 


 

45 ans : l’âge du déclin ?

Mémoire, raisonnement, fluidité verbale… Avec l’âge, nos capacités cognitives tendent à diminuer. Voilà qui n’est pas nouveau. Mais à partir de quel âge se dégradent-elles ? Soixante ans comme le suggèrent plusieurs auteurs ? Des chercheurs français, anglais et américains ont tranché : nos performances cognitives déclineraient dès l’âge… de 45 ans !

Dans le cadre de l’étude de cohorte Whitehall II, les scientifiques (INSERM, University College de Londres, Harvard School of Public Health de Boston) se sont penchés sur les dossiers médicaux de 7 390 fonctionnaires britanniques. Les quelque 5 198 hommes et 2 192 femmes, âgés de 45 à 70 ans au début de l’étude - en 1997 - ont été suivis pendant 10 ans. Durant cette période, les fonctions cognitives des sujets de Sa Majesté ont été évaluées à trois reprises. Des tests individuels ont ainsi permis d’examiner la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluidité verbale.
Résultat : d’une manière générale, les auteurs confirment une diminution des performances cognitives, avec le temps. Et ces dernières - à l’exception toutefois du vocabulaire - déclinent d’autant plus rapidement que les sujets sont âgés.
La surprise vient toutefois de l’âge auquel sont observés les premiers signes du déclin. C’est ainsi qu’aux tests de raisonnement, le taux de réussite a diminué de 3,6 % chez les hommes, entre 45 et 49 ans ! Puis de 9,6 % entre 65 à 70 ans. Cette dégradation apparaît moins marquée chez les femmes avec des chiffres respectifs de 3,6 % et de 7,4%.
« Un esprit sain… »
D’une manière générale, le déclin cognitif débuterait donc dès 45 ans. « Des études récentes avaient pourtant conclu qu’il y avait peu d’arguments en faveur du déclin cognitif avant l’âge de 60 ans », expliquent les auteurs.
Ces derniers assurent que « les différences en matière de niveau d’éducation ont été prises en compte au cours de ce travail ». En revanche, qu’en est-il d’autres facteurs extérieurs comme les habitudes de lecture voire l’âge de départ à la retraite ? Dans quelle mesure agissent-t-il sur le déclin cognitif ? « Nous n’avons pas regardé l’effet ‘retraite’ dans ce papier », nous a précisé Archana Singh-Manoux du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (Villejuif) de l’INSERM.
En revanche, les auteurs insistent sur l’importance d’adopter et de conserver un mode de vie sain. En effet, comme le suggèrent des études récentes, « ce qui est bon pour notre cœur l’est aussi pour notre tête », ajoutent-ils.
« Déterminer l’âge auquel le déclin cognitif débute est important » conclut Archana Singh-Manoux « Car des interventions comportementales ou pharmacologiques sont probablement plus efficaces si elles sont appliquées dès le début. Alors que l’espérance de vie continue à augmenter, comprendre le déclin cognitif lié à l’âge est l’un des défis du XXIème siècle ».

Source : INSERM ; British Medical Journal, 5 janvier 2012
 

 


 

Ananas : un « parfum » de santé

« Parfum des parfums ». Le nom amérindien de l’ananas (Nana nana) est à lui seul une invitation au voyage. Ce fruit plein de saveur et d’arôme est en fait originaire d’Amérique du Sud. Comme en-cas, en salade de fruits, en jus ou marié à des plats salés, il possède une réputation de mangeur de graisses ! Le mois de janvier marquant la pleine saison de ce fruit exotique, c’est le moment ou jamais de profiter de ses vertus.

L’ananas s’intègre dans bien des menus. Il constitue un dessert à la fois délicieux et rafraîchissant, aussi raffiné que léger. Malgré un goût sucré, l’apport énergétique de l’ananas - 52 kilocalories pour 100g - se situe dans la moyenne des fruits tels que la pomme, la poire ou la prune. Il n’y a donc aucune raison de vous en priver.

Un fruit plein de vitamines
L’ananas possède une très grande diversité minérale et vitaminique. Source de potassium, de vitamines B1, B2, B9, il est surtout riche en vitamine C. Une portion de 150g en fournit en effet 27mg… soit plus du tiers de l’apport quotidien conseillé. L’ananas est aussi une source de provitamine A. La concentration de cette dernière dans le fruit est directement liée à sa coloration. Un fruit à chair bien colorée a toutes les chances d’être plus riche en provitamine A qu’un ananas pâle. Enfin, composé à 1,4% de fibres, il est un diurétique efficace et permet de lutter contre la paresse intestinale…

Une action efficace sur la digestion
Du fait de la présence de broméline, l’ananas intervient de façon peu commune sur le processus digestif. Cet enzyme déclenche en effet la digestion des protéines. C’est pourquoi lors d’un repas qui comporte de l’ananas frais, le plat de viande ou de poisson est plus aisément digéré. Quant à sa réputation d’aliment « mangeur de graisse », elle ne semble pas justifiée. Si la broméline s’avère efficace sur la digestion, elle n’exerce aucune action sur la perte de poids.
Au moment de le choisir, vérifiez bien qu’il soit ferme au toucher et qu’il ne présente pas de tache. L’un des meilleurs moyens de savoir si l’ananas est mûr est de tirer sur l’une des feuilles. Si elle se détache facilement… c’est tout bon.

Source : Agence Pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes frais (APRIFEL), consultée le 3 janvier 2012

 

 


 


 

 


Date de dernière mise à jour : 18/07/2016